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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le Venezuela et la bataille pour l’hégémonie mondiale (La polilla cubana) - Par Angel GUERRA CABRERA

Publié par siel sur 27 Février 2015, 13:08pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

Le Venezuela et la bataille pour l’hégémonie mondiale (La polilla cubana) - Par Angel GUERRA CABRERA

La crise d’hégémonie que traversent les Etats-Unis a créé sur la scène internationale une situation instable, dangereuse et au dénouement imprévisible car Washington ne se résigne pas à la perte de la primauté presque absolue dont il jouissait sur la planète. Il semblerait ne pas vouloir se rendre compte que le monde devient multipolaire, ce qui l’oblige à prendre en considération les intérêts et les conceptions d’autres acteurs – dont la Chine et la Russie – à moins qu’il souhaite courir le risque de pousser l’humanité vers l’holocauste d’une guerre nucléaire.

Il agit souvent guidé plus par l’irrationalité que par le pragmatisme, comme en Ukraine. Ou, comme nous le voyons en Amérique Latine et dans les Caraïbes ou encore dans le cas de Cuba dont il affirme qu’elle va changer de politique. Il ne cesse pas de répéter avec une audace inouïe que "son objectif est toujours le même". C’est à dire réinstaurer la capitalisme et la démocratie libérale pourrie sur l’île contre l’opinion du peuple cubain.

Washington ferme les yeux devant sa croissante faiblesse économique – que la bulle du pétrole et du gaz de schiste ne peut cacher, sur le discrédit politique qu’il a récolté avec ses sanglantes guerres d’agression, sur les tortures de prisonniers, sur les assassinats de civils innocents par des drones ou par ses groupes d’opérations spéciales dans toujours plus de pays, sur l’espionnage généralisé des communications, même de ses propres alliés, sur l’homicide constant de noirs par ses policiers et sur les alarmantes inégalités et la pauvreté qui rongent la société étasunienne.

Dans cette situation, en finir avec la Révolution Bolivarienne par la force, puisqu’il n’a pas pu par la voie électorale, est se première priorité dans la politique envers notre région, qu’il a décidé d’accélérer après la disparition du président Hugo Chavez. Mais son objectif n’est pas seulement cela, mais détruire tous les gouvernements qui ne se soumettent pas, qui n’acceptent pas les politiques néolibérales et procurent unité et intégration à l’Amérique Latine et aux Caraïbes. Les stratèges de l’empire pensent que si Washington n’est pas capable de faire entendre raison à ce qu’il a toujours considéré comme son arrière-cour, il pourra encore moins s’imposer au reste du monde.

A cause de cela, il ambitionne de détruire l’architecture bolivarienne dans notre région, construite depuis 1999 sous la direction et l’inspiration d’Hugo Chavez, mais pour poursuivre ce but, il doit détruire le pilier vénézuélien. Ce n’est pas seulement que le Venezuela a les plus importantes réserves d’hydrocarbures du monde.

Aussi important ou plus encore, est l’existence dans la patrie de Bolivar d’un détachement révolutionnaire d’une combativité singulière, avec une conscience politique et chargé de symboles, comme l’est le chavisme. Celui-ci, même avec les bas prix du pétrole et soumis à une guerre économique et à la pénurie, regorge de réserves morales et politiques essentielles pour garder unis et combatifs les meilleures forces et les gouvernements les plus indépendants d’Amérique Latine et des Caraïbes.

C’est pour cela que l’empire a tout essayé contre Caracas. Depuis une méthodique guerre psychologique liée à une guerre économique menée par des secteurs de la bourgeoisie nationale et internationale qui spéculent avec les devises du peuple vénézuélien ou accaparent et font de la contrebande, soutenus par toutes les corporations de médias de la planète, jusqu’à l’organisation des violentes et assassines "guarimbas", à la charge de délinquants, de paramilitaires colombiens et de déclassés qui, seulement en février de l’année dernière, ont fait 43 morts. Il a aussi, en violant le droit international, renforcé les sanctions contre le Venezuela.

La récente réunion avec les gouvernements du CARICOM du vice-président étasunien, Joe Biden, avait pour but de détruire Petrocaribe, un instrument exemplaire de solidarité avec ces pays imaginé par Chavez, bien qu’il ait filtré que le fonctionnaire a aussi conspiré grossièrement contre le président Maduro.

La présence provocatrice et d’ingérence à Caracas de trois anciens présidents latino-américains remis en question dans leurs pays pour leur irrespect des droits de l’homme, donne une idée de ceux qui soutiennent l’opposition putschiste vénézuélienne car quelques jours auparavant, le président Maduro avait reçu le soutien de ses collègues de la CELAC face aux plans de déstabilisation.

Dans le différend pour l’hégémonie mondiale, s’ouvre un important chapitre en Amérique Latine et dans les Caraïbes, à partir de maintenant jusqu’au Sommet des Amériques. La diplomatie yankee s’est employée à fond pour tendre là une embuscade à Cuba et au Venezuela et tenter de diviser les gouvernements d’Amérique Latine et des Caraïbes. Leur tir se retournera contre eux.

Ángel Guerra Cabrera

Source en espagnol.

6 Février 2015

Traduction Françoise Lopez

»» http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2015/02/le-venezuela-et-la-b...

Quelques palabres pour dire que cete agression des USA contre le libre choix des populations d' AM. du Sud et des Caraïbes de choisir leurs gouvernants, on l'avait vu venir.

Les media dominants européens- et même quand ils ne le sont pas comme Mediapart - n'ont cesse de produire des papiers négatifs sur les présidents du Brésil, de l'Argentine, du Venezuela, de l'Uruguay, de la Colombie et de l'Equateur, alors même que les instances internationales reconnaissent les avancées de ces pays dans la lutte contre la pauvreté, contre les inégalités et les progès accompis au niveau de l'éducation.

Bien sûr, tout n'est pas rose - est-ce que ça l'est en France, en Allemagne ou le niveau de pauvreté à drastiquement augmenté ?

Mais ces journalistes épient les moindre faux-pas de ces gouvernements pour les monter en épingle et offrent leurs colonnes  systématiquement à l'opposition et jamais à des partisans de ces gouvernements.

 

C'est ainsi que ces média nous avaient annoncé lors des élections qui ont eu lieu dans ces pays récemment, la défaite de tous less candidats de gauche. Cela n'a pas été le cas.

Grosse déception et frustration qui devaient provoquer une nouvelle stratégie pour les faire tomber. A savoir,  s'attaquer au Venezuela fragilisé par la baisse du prix du pétrole.

Le rapprochement des USA avec Cuba aurait  pour objectif  à long terme de diviser ces deux pays. Mais Raoul Castro, dans un discours remarqué, a réaffirmé l'engagement de son pays dans la voie du socialisme et l'amitié de Cuba avec le Venezuela.

Faire tomber le Venezuela, c'est déstabiliser tous les pays qui font partie de la Celac et qui ont signé les accords petrocaribe. Accords, qui leur auront permis d'entreprendre des travaux d'infrastructure afin de moderniser leur pays et améliorer la vie de leurs concitoyens -même si ce n'est pas tout à fait le cas avec Haïti où le fonds petrocaribe a été considéré par le gouvernement comme une manne et non pas un prêt à rembourser dont il fallait faire un usage comptable dans des domaines ciblés.

Martelly et Lamothe en faisant copain/copain avec ces gouvernements de gauche- dont les soldats sont majoritaires au sein de la Minustah (Brésil, Uruguay, Equateur, Chili)- entendaient faire coup double. D'une part, s'assurer de la protection de la Minustah, d'autre part  obtenir la bienveillance des USA, se faisant leur cheval de Troie, en squattant un monde auquel ils sont non seulement étrangers mais avec lequel ils sont en opposition. ( Schéma Duvalier avec la lutte contre le communisme).

De leur côté, ces pays d'AM. du Sud, menacés constamment par leur  grand  voisin entendaient collaborer avec lui dans le cas d'Haïti, sacrifier Haïti pour 'amadouer Washington. C'est ainsi que Correa a témoigné son admiration pour Martelly - celui qui a systématiquement démantibulé les instititutions du pays - pour avoir consolidé les Insititutions du pays.

 

Oublieux qu'ils sont  de la leçon donnée par l'assassinat de Kadhafi, qui lui aussi avait crû que passer un deal avec les Européens pour contrôler la frontière et empêcher les immigrés d'Afrique d'entrer sur le continent, lui vaudrait bonne grâce et reconnaissance.

On a vu ce qui s'est passé et dans quel horrible état se trouve actuellement la Libye. Et  avec l' afflux d'émigrés provenant de l'ensemble de ces zones sciemment déstabilisées, comment les trafiquants de personnes, d'armes et de drogue ont, depuis, augmenté leurs activités  et leurs dividendes.

Aussi, l'état dans lequel se trouve la Libye devrait interpeller les gouvernements de gauche d'AM. Latine qui pourraient bien voir non seulement la droite et l'extrême droite revenir au pouvoir mais l'établisssement d'une situation chaotique, avec guerres civiles et partition de leurs territoires - comme en ex-Yougoslavie- encouragées par la CI.

Ce scénario peut sembler irréaliste, d'aucuns diront complotiste. Mais rappelons-nous qu'il y a déjà eu une tentative  en Bolivie. L'oligarchie des régions les plus riches, alliées à la CI, ayant essayé de  proclamer leur indépendance. Le Brésil, qui est un grand pays, pourrait avoir à faire face à un mouvement du style révolutiion de couleurs made in Soros,  débouchant sur le chaos,  après l'essai raté de 2014 à l'occasion de la Coupe du monde de foot. 

Attaquer le Brésil après le Venezuela, serait une offensive contre les BRICS ( Brésil, Russie, Chine, Inde, AF. du Sud) avec leur projet de créer un fonds commun de développement afin de sortir de la dépendance au FMI et, par là, aux USA.

 

Après la déconstruction du Moyen-Orient, sont programmées dans l'agenda impérial celles de  l'AM. du Sud / Caraïbes, et bien sûr de la Russie et de la Chine (l 'Afrique étant déjà en état de décomposition, comptant pour du beurre.) afin de réaliser le projet d'un axe USA/Europe (monde d'origine européenne) dominant le monde.

Evidemment, arriver à cet objectif est compliqué, parce qu'on a beau contrôler les communications, avoir des killing listes, l'armée la plus puissante du monde, il faut compter avec d'une part, le fanatisme des populations acculées, d'autre part avec la versatilité des alliances. L'ami du  jour pouvant devenir l'ennemi de demain.

D'où l'entretien d'un état de guerre permanent de manière à ne laisser aucun projet  contraire à celui de l'empire se céer et se développer.

De sorte que, la recommendation  de Seitenfus à la CI  de "laisser respirer le peuple haïtien" s'applique  aussi aux peuples d'AM. du Sud, qui ont vécu des dictatures atroces  et qui, après des décennies de vie la peur au ventre et rien d'autre dans le ventre, ont entamé une démarche pour "respirer".

Mais l'empire considère que des peuples qui "respirent", qui ne seraient pas astreints à fouiller dans les poubelles, à se prostituer, à dealer de la drogue, à s'entretuer, ou à produire un travail  de bêtes de sommes  pour gagner de quoi tout juste survivre, représentent un danger pour leur hégémonie. Dans la mesure où ils  seraient susceptibles d'adopter d'autres valeurs que celles sur lesquelles repose leur société.

Une sorte de contrat social basé sur le droit d'une minorité d'individus de s'approprier l'ensemble des richesses (les winner) au dépens de la collectivité ( les looser).

 

 

 

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