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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Guyler Delva ressort le dossier Jean Dominique

Publié par siel sur 13 Mars 2015, 12:44pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

Danse du président nouvellement élu aux USA en 2011

Danse du président nouvellement élu aux USA en 2011

Alors que le dossier Haïti/RD interpelle l'ensemble des Haïtiens. Qu'ils sont nombreux à l'intérieur comme dans la diaspora à s'en alarmer. 

On constate un décalage total avec la passivité du gouvernement des "moun san cheuveu"

 Brutus, le ministre des Aff. étrangères d'Haïti,  s'emploie à noyer le poisson.

Les journalistes banalisent la pendaison du jeune haïtien, les coups donnés en public à un autre, assimilant ces événements graves à des chicanes : "Après environ un mois de chicanes, d’agressions récurrentes des deux côtés,"

Le gouvernement avec son chef de bande, lui, se prépare à danser, comme à son habitude,  à son carnaval des fleurs empoisonnées.

Pour sa part, Delva  (appuyé par son collègue du Nouvelliste) a été chargé de faire de la diversion pour les gogo/gaga en relançant l'affaire Jean Dominique. 

Et ça marche. Il n'y a qu'à voir la teneur de cet article du  Nouvelliste qui reprend comme vérités et faits prouvés les dires d'Oriel Jean.  Le journaliste fait dans la théatralisation. On l'aura connu mieux inspiré.

Le journaliste connaît le goût des Haïtiens pour les zen, ragots,  dont il va les nourrir,  à défaut d'informations sur les fonds Petro Caribe, sur les taxes sur les transferts d'argent et les appels téléphoniques, sur le contrat passé avec la compagnie minière de M. Rodham, frère d'Hillary Rodham Clinton, sur les salaires du président, des ministres, des parlementaires, sur le montant réel de leurs per diem, sur l'état des finances du pays, sur les raisons de cette refonte des départements. Et surtout, sur l'accident au dernier carnaval qui a provoqué morts et blessés.  Là, pas d'enquête.

Quand on voit ce que la France a mobilisé  comme moyens, suite à l'accident qui a provoqué la mort de dix de ses nationaux   en Argentine - on va me dire c'est un grand pays qu'on ne peut comparer avec la savane haïtienne peuplée de pintades qui n'ont aucun scrupule, de Regala à Préval, à se goinfrer. Et qui avec cynisme se prépare à de nouveau se recaser dans une fonction élective.  

 Mais quand même !  Un  minimum de décence aurait  voulu que les autorités ne tournent pas la page comme si il n'y avait pas eu mort d'hommes et qu'elles donnent, au moins, une explication sur ce qui s'est réellement passé : char trop haut ? Fil électrique trop bas ? Prise en charge des victimes ?

Nad marinad. Circulez, il n'y a rien à voir jusqu'à la prochaine attraction.

Et celle-ci est offerte par la maison Guyler Delva et Associés.

 

Donc ils appellent ça, pour en jeter plein la vue,  un entretien posthume. Mais dans l'article ici, on ne nous informe pas de la date de la réalisation de cet entretien. Est-ce quelques jours avant sa mort ? Ce qui lui vaudrait le qualificatif de posthume c'est qu'il serait un inédit, jamais diffusé auparavant. Or, il semble que tel n'est pas le cas.

De toutes les façons, dans cette affaire, j'ai toujours été impressionnée par le fait que la justice ne s'intéresse uniquement qu'à la piste Aristide. Jean Dominique avait bien plus d'ennemis dans le camps des militaro/macouto/duvaliéristes que dans celui de Lavalas.

De sorte que cette enquête qui a vu défiler un certains nombre  de personnes comme Mrs. Toussaint ou Boulos,  dont les noms ont  disparu magiquement du dossier,  apparaît, de loin,  comme un stratagème pour brouiller les pistes plutôt que de les éclairer.

Bien évidemment, le meurtre d'Oriel Jean est attribué également à Aristide. Comme si ce défunt dealer de drogue, revenu au pays après avoir fait son temps de prison, n'était pas sous surveillance des services de renseignements étatsuniens avec lesquels il a collaboré. Et qui auraient pu eux-mêmes décider de l'éliminer.

Bref, les hypothèses sont nombreuses, mais l'investigation en Haïti se résume à tirer une ficelle au bout de laquelle on est assuré d'y trouver ce que l'on y a accroché.

Sans vouloir faire de comparaison, on pense au récent assassinat d'un opposant de Poutine, attribué immédiatement à Poutine lui-même, sans aucune hésitation par tous les journalistes des media dominants.

 

Guy Delva surgit comme un gede et brandit comme un fer chauffé à rouge (comme dans une cérémonie ésotérique - à force Jean Dominique terminera en nouveau  lwa du panthéon vaudouesque) le dossier Jean Dominique à chaque fois où se déroulent des événéments graves et que la population attend des réponses du gouvernement roz qui ne viennent pas.

Il s'agit de divertir et d'agiter le chiffon rouge d'Aristide le dictateur sanguinaire pire qu'Hitler qui a si bien fonctionné entre 2001 et 2004. Mais bon. Une dizaine d'années sont passées depuis, et le blan s'étant installé dans la place, s'en balance. Les mines  et les plantations à OGM, voici ce qui l'intéressent pour l'heure. 

Haïtiens, disent les journalistes en vue d'Haïti,  ne réflechissez pas aux problèmes que vous confrontez, il y a un coupable : Aristide. De 1986 à  2015, il est le seul responsable de tout ce qui se passe de mal en Haïti. Ne cherchez pas plus loin. Tenez, un exemple, l'affaire Brandt : Aristide. Et si celui-ci n'a pas été présenté devant un juge trois ans plus tard, c'est parce qu'Aristide tire les ficelles. La mort du juge Joseph : Aristide.  La disparition d'Evinks Daniel : Aristide. L'arrestation de Jaar, trafiquant de drogue et ami de Martelly : Aristide. L'évasion des 400 et quelque prisonniers de la Croix des Bouquets : Aristide. Etc.

Ce n'est pas que ça manque de sérieux. C'est tout bonnement grotesque. Les étrangers rigolent de ce bouc émissaire, de cet Attila  brandi à chaque fois que le gouvernement se prend les pieds dans le tapis. Ces sornettes les arrangent.  "Vas-y, ", doivent-il dire à Delva : "sors le paquet ! Fonce !" Dans le même temps, ils s'activent à la recolonisation d'Haïti tranquillement. Parce que dans ce dossier, ils sont assurés qu'aucun journaliste en vue ne fourrera son nez.  

 

Delva c'est l'homme des scoops et des retournements de veste. Le Ménard local. Il y a quelques temps, il avait découvert le saint graal en la personne d'un homme arrêté en Argentine et extradé en Haïti. Delva avait fait quantité de déclarations fracassantes, comme quoi cette personne devait mener directement à Aristide..

Selon lui, l'homme était un témoin clef dans l'affaire de l'assassinat de Jean Dominique. Il allait être interrogé en Haïti. Michèle Montas elle-même s'était laissée convaincre et disait attendre beaucoup des révélations de cet homme.

Par la suite, an ba chal, sans que cela ne fasse trop de bruit, on a entendu dire que l'homme en question travaillait pour les services de renseignement des USA.

Et puis, son histoire a disparu comme elle était apparue. Pff ! Delva s'est tû. Les journalistes n'ont posé aucune question. L'homme est-il encore en prison en Haïti ? A t-il été relâché ?

Tout le monde s'en fout. Pourtant, Delva avait trompetté, conférence de presse à l'appui, que l'individu en question étant un témoin clef, avec son témoignage, l'enquête allait repartir sur de nouvelles bases et conduire directement à l'arrestation d'Aristide.

 

Maintenant, le pays confronte un sérieux problème avec la RD. Non seulement à cause des mauvais traitements que les gens de là-bas font subir aux Haïtiens et  aux Dominicains d'origine haïtienne, mais parce que le pays a, au-dessus de sa tête, une épée de Damoclès.

Medina a déclaré : pas de prolongations pour les régulations. La date fatidique c'est tout à fait bientôt, au mois de juin, les Haïtiens illégaux devraient être rapatriés en Haïti.

Le gouvernement ne bouge pas sur cette question. La population n'étant pas informée, elle n'a aucune idée de ce qui va se passer.

Comment le pays va t-il affronter cette arrivée massive de personnes, dont certaines ne parlent ni créole, ni français ? Dans un pays où le  chômage dépasse les 70%, comment s'apprête t-on à gérer cette situation ?

En plus de cela, vu l'absence totale d'état de droit, cet afflux de personnes démunies et désorientées, risque de faire exploser l'insécurité.

Est-ce qu'on va construire des camps pour les héberger ?

Mais, déjà, on n'arrive pas à loger 200 000 sinistrés du séisme.

Alors ?

La solution Gnbiste/Tèt Kale : Il sera temps, une fois dans le trou, d'aller pleurer en France, d'aller demander de l'aide aux organismes internationaux... Miam ! Ya bon dollars ! De se  donner bonne conscience en se lamentant  sur le mauvais sort des damnés de la terre; d'écrire des romans avec Bibil qui chassé de RD "fait de la résilience" (une spécialité haïtienne); de produire de coûteux colloques... en RD, et d'aller chanter... en RD avec Iglesias.

Et peut-être même que les roz, les élections approchant, leur donneront du manje sinistre en échange d'une carte d'identification et d'électeur, qui devraient leur permettre de voter pour les candidats Tèt Kale.

Le cynisme de ces gens-là est tel - il ne faut pas oublier que ce gouvernement est  bourré à craquer de duvaliéristes - pauvre peuple haïtien livré à ses bourreaux d'hier par la CI et faisant une fois de plus leur fortune !-  que les schémas les plus macabres sont de l'ordre du possible. Et ne pas oublier non plus, que les duvaliéristes ont été responsables de la vente des travailleurs pseudo-saisonniers en RD et également de ne pas avoir exigé leur rapatriement comme prévu dans ces contrats de vente.

 

Ca n'intéressait pas le gouvernement  ni les patrons de la RD  de  financer le rapatriement des travailleurs. Le retour à la maison des travailleurs n'était pas prévu non plus par les gouvernements des 2 Duvalier.

Pour différentes raisons :

- certaines des terres de ces paysans avaient été raflées par les gens au pouvoir qui s'étaient fait faire des documents en bonne et due forme;

- la paranoïa des duvaliéristes qui craignaient que des kamoken, à savoir quelques bougres qui auraient profité de leur séjour là bas pour prendre conscience de leur situation - à la Manuel de Jacques Roumain- puissent introduire de mauvaises idées dans le monde rural;

- et puis, tout simplement, ça faisait un bon paquet en moins de citoyens dont l'état duvaliériste aurait à s'occuper. 

De sorte que, les laisser en RD,  en esclavage, sans papiers, sans droits, c'était tout bénef pour les gwo zouzoun des deux côtés de l'île.

Ceux d'Haïti avaient touché leur commission. Ceux de RD se retrouvaient avec des bras qu'il n'était même pas besoin, à vrai dire, de nourrir. Les morts seraient remplacés par un nouvel arrivage à la prochaine zafra.

D'ailleurs, pour les 2 Duvalier et leurs gens, il valait mieux qu'il en crêve un maximum sur place, de manière à  fournir un nouveau cheptel et toucher les commissions afférantes au trafic.

Pour les 2 gouvernements : Balaguer/Duvalier, la vie était roz/raket.

Let's dance ! Dansons !

 

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