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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


"Haitians get the rubble–and Rodham, evidently, gets the gold."

Publié par siel sur 7 Mars 2015, 13:14pm

Catégories : #INTERNATIONAL

Le titre de cet article est  : Les Clinton vice-rois d'Haïti.

La source est un site nommé Bretibart qui semble plutôt lié au courant politique des Républicains. (comme il'indiquerait le choix de la photo de Mme Clinton qui illustre l'article)

La phrase :" Haitians get the rubble- and Rodhma, evidently, gets the gold. " conclue l'article.

Ce qui traduit donne : "Les Haîtiens ont droit aux décombres- et les Rodham, évidemment, obtiennent l'or."

Il reprend l'information publiée ici.

Sauf que, on apprend un truc nouveau (pour moi)  au niveau des affaires clintoniennes en Haïti, concernant  la Téléco.

 

 

As Mary O’Grady recalled in the Wall Street Journal last year, after President Bill Clinton reinstalled the ousted Jean-Bertrande Aristide in 1994, “a company called Fusion, run by Democrats—including Joseph P. Kennedy II, Mack McLarty, who had been Clinton White House chief of staff, and Marvin Rosen, a former finance chairman of the Democratic National Committee—went into the long-distance telephone business with Haiti Teleco, the government-owned monopoly.”

Il s'agit d'un deal entre la Teleco, compagnie de téléphone qui appartient à l'Etat haïtien et des proches des Clinton.

Ce deal se fait après qu'ils aient finalement, après moult tergiversations et entourloupes, remis au pouvoir Aristide.

Ce que laisse entendre le journal, c'est que cette remise en selle d'Aristide par les Clinton s'effectue sous conditions, dont l'une d'entre elles est le deal avec la Téléco.

Le fait est qu'Aristide est revenu à la tête d'Haïti -ce que lui reprochent les militants progressistes de base-   en acceptant-  d'une certaine manière comme ils le font avec Martelly, que les Clinton soieint  " les vice-rois d'Haïti".

Aristide aurait-il dû refuser les compromis et compromissions ?

 

La question demeure d'actualité.

D'un côté, vous aviez le Fraph et leurs alliés duvaliéristes qui tuaient ses partisans comme des mouches. Ne pas revenir c'était accepter que le calvaire de ces gens continuent.

D'un autre côté, accepter, c'était mettre Haïti sur les rails de la recolonisation.

Dilemne d'autant plus difficile que les gwo zouzoun proches d'Aristide, ceux qui se trouvaient à ses côtés à Washington au cours de ces tros années, étaient tous favorables à la reddition et qu'il poussait Aristide,au moment des accords de Governor's Island, à faire plus de concessions. Dont accepter que les auteurs du Coup comme Cedras et Michel François aient un sauf-conduit et ne répondent pas de leurs  actes criminels devant la justice.

Ainsi fut fait. Les criminels du Fraph ainsi que leurs financiers de même que leurs archives ont été exfiltrés.

Il y avait donc ce chantage de l'administration Clinton  : vous revenez mais ... et d'autre part celui de ses amis de l'époque, transformés en grenn-nanbounda en 2002-2004 ( comme Ménard de Reporters Sans fFontières s'est transformé en allié du FN).

Beaucoup de ces ex-alliés d'Aristide avaient des ambitions politiques personnelles et se voyaient bien Kalif à la place du Kalif.

D'ailleurs, Washington leur laissait comprendre qu'ils avaient tout intérêt à s'aligner sur sa position et  à se désolidariser de celles qualifiées d'intransigeantes d'Aristide,  s'ils voulaient avoir un avenir politique en Haïti.

 

Il y avait également le caractère propre d'Aristide, sa jeunesse en politique, et il faut le dire -bien qu'opposant au duvaliérisme- une éducation marquée par un rapport autoritaire sinon paternaliste des duvaliéristes  (et de l'église catholique) avec la population.

Au cours de ces 3 années d'exil où il se trouvait à Washington, nombreux ont été ses partisans issus des milieux populaires à être tués, violés,  à devoir partir en exil sans aucun soutien de ceux qui vivaient leur vie à l'abri du besoin à Washington.

Je suis bien placée pour le savoir, ayant eu à prodiguer des conseils à  quelques -uns de ces militants politiques exilés de force et complètement déboussolés à leur arrivée en France.

Je n'ai pas les informations nécessaires pour savoir si les Lavalas avaient les moyens techniques et financiers  de créer des réseaux de solidarité pour venir en aide à leurs partisans ou si ils auraient fait le choix politique de les laisser se débrouller tout seuls.

Il  serait intéressant de voir ce qu'Aristide et d'autres membres importants de son organisation auraient à  exprimer sur la manière dont ils ont vécu cette période de 1991-1994, leurs rapports avec Clinton, avec les hommes politiques haïtiens qui,  à l'époque, du moins officiellement les soutenaient, leur communication ou absence de communication avec  leurs partisans persécutés.

La seule certitude qui se dégage de ces informations, c'est la permanence de l'influence des Clinton et de leur ingérence dans les affaires internes du pays. Que ce soit avec Aristide via le deal avec la Téléco, ou avec Préval avec l'affaire Caracol et en en éliminant son poulain Jude Célestin des élections présidentielles, que ce soit avec Martelly qu'ils pilotent. en fonction de leurs intérêts.

 

Ce qui provoque un désordre total/capital dans le pays, le pauvre homme, Martelly, sélectionné pour diriger un pays sans en avoir les compétences,  ne ne sachant pas quand il faut aller à droite ou à gauche : soutenir Lamothe ou le laisser tomber.

Et qui, in fine, se rabat sur ce en quoi il excelle, les gouyades, les carnavals, les inaugurations  de projets financés par les étrangers avec coupure de rubans, les provocations verbales, usant tour à tour du  griyen dan  ou du montre dan, la carotte et le baton, savoir faire macoutique (bon sang ne saurait mentir) pour intimider ses opposants et tenir en laisse la population. 

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