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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Haïti, Népal...Haïti, Népal...Haïti, Népal...

Publié par Prospery Raymond sur 7 Mai 2015, 14:36pm

Catégories : #INTERNATIONAL

La référence à Haïti comme l'exemple à ne pas suivre si le Népal veut éviter " l'enfer" du désordre de l'aide post-séisme est devenue un topic.

En toutes les langues, aux quatre coins du monde, chacun y va de ses conseils aux Népalais pour ne pas tomber dans le "pit", le trou haïtien.

Cet article publié dans le Guardian est d'un Haïtien, Prospery Raymond, travaillant dans le secteur de l'aide qui témoigne de son expérience.

Sa contribution, de ce fait, sort de ce que l'on a pu lire ces dernières semaines.

Par exemple, il note que les media se sont focalisés sur le sauvetage des gens par les équipes internationales. Bien que le  nombre  de ces rescapés n'ait pas dépassé 130.

Alors que la population haïtienne, elle, armée de ses mains et d'outils rudimentaires   en a sauvé plus de 5000, dont lui même.

Ca c'est le coup du "white savior", le sauveur Blanc, si souvent dénoncé par Ezuli Dantò.

A mon avis les Népalais n'y échapperont pas, tant il est important pour les Blancs de se donner cette image afin d'ancrer leur domination..

Il souligne le rôle important joué par la diaspora. Depuis 2010 cette contribution s'élève à plus de 10 milliards de dollars.

 

Since 2010, the Haitian diaspora has contributed more than $10bn (£6.6bn) to the post-earthquake recovery, for instance through remittances.

Il souligne aussi que dans un pays où les langues parlées sont le créole et le français, la majorité des réunions de l'ONU se tenaient en anglais, ce qui constituait un obstacle à la participation des Haïtiens. Les Népalais, dit-il, doivent exiger que les réunions soient tenues dans leur langue - ou bien la présence de traducteurs.

 

Regrettably, one major obstacle to the initial relief effort in Haiti was the lack of synchronisation and collaboration between foreign agencies and Haitians. For instance, central coordination meetings hosted by the UN were conducted in English – in a French and Creole-speaking country. This prevented many Haitians from participating effectively in the recovery process.

In Nepal, all efforts must be made to conduct operations, taskforces and UN clusters in the local language, with such groups co-led by local institutions. The international community and NGOs must support them in delivering aid – and as part of this they need to consider when will be the best time to exit.

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