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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les remugles des cuisines du « Clintonworld » continuent de se répandre - Par THOMAS CANTALOUBE

Publié par THOMAS CANTALOUBE sur 21 Mai 2015, 10:02am

Catégories : #INTERNATIONAL

Cet extrait pour compléter ma réponse à un commentateur de mon texte sur le traitement inuste  fait à Wyclef Jean et comment S. Penn l'a poussé à la porte : ici

auquel je disais que l'argument "LesClinton son trop riches pour avoir l'idée de faire du profit en Haïti" ne tenait pas la route. Parce que -

1- Etre milliardaire ne signifie pas qu'on ne veuille pas devenir multi-milliardaire. Etre riche n'exclue pas d'être greedy (vorace). C'est même bien souvent le contraire. Les ultra riches  et influents s'arrangent pour dépenser le moins possible. Hôtels, restaurants, vêtements, vacances, objets leur sont fort souvent offerts.

Leur générosité ne va pas sans calculs. L'Humanitaire ouvre la voie à la défiscalisation et à des petits arrangements entre amis.

Par exemple, Bill Gates, très impliqué dans l'aide à l'agriculture dans les pays du sud est allié à Monsanto. Le système qu'ils ont mis en place qui porte le nom de "révolution verte", consiste à "aider" les paysans en leur fournissant des semences Monsanto en récupérant leurs terres sur lequelles ils deviennent des travailleurs agricoles pour en faire des grandes propriétés dont les cultures sont vouées à l'exportation.

Le paysan y perd son autonomie, son rapport culturel à la terre,  sa nourriture qui désormais sera constituée de produits importés. Monsanto est satisfait, les importateurs jubilent et le paysan crève la dalle comme auparavant- si ce n'est pire.

Avec ces plantations viennent des structures, genre hôpital et écoles. Ca, c'est l'aspect apparemment généreux du style : on palie aux manques de l'Etat failli. Mais ces structures  sont privées . Dans ces hôpitaux les malades payent leurs médicaments. Et rien n'empêche de leur en prescrire une tonne. L'industrie pharmaceutique se frotte les mains.

Je pourrais également prendre le cas de Soros et  montrer l'intérêt qu'il a à démultipllier ses centres culturels à travers le monde, dont l'un en Haïti : la Fokal. D'ailleurs, le même Soros s'était proposé pour écrire le code minier d'Haïti. Aucune diée de la suite donnée à cette proposition. Il s'était aussi porté candidat pour aider la RD à résoudre le problème de la dénationalisation des Dominicains d'origine haïtienne. Soros est  sur le terrain haïtien depuis un bon moment. De manière bien plus discrète que les Clinton et Penn. C'est son style.

En réalité, ce que bon nombre d'Haïtiens ne saisissent pas c'est qu'il n'y a pas de petits profits. Comme diait Coluche " Les pauvres sont pauvres mais ils sont nombreux".

Et puis, pourquoi O'Brien serait-il venu y planter sa tente?

Sinon, comment expliqueriez-vous que "le pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest",  Haïti, soit celui qui compred les milliardaires les plus riches en milliards de la Caraïbe ?

2- Que le profit peut être indirect : favoriser les affaires d'une personne avec en échange un retour d'ascenceur.

 

 

Cette histoire aurait pu être un cas très banal d’une personne haut placée qui fait plaisir à un ami en faisant circuler ses mémos un peu creux, mais bien intentionnés. Le problème est qu’à l’époque de ces courriels, Sidney Blumenthal travaillait aux côtés de plusieurs businessmen américain cherchant à s’implanter en Libye à la faveur de la chute de Kadhafi, notamment sur le marché, extrêmement lucratif de l’accueil médical des blessés de la guerre civile (près d’un milliard de dollars ont été dépensés, souvent de manière inconsidérée, par le gouvernement de transition pour soigner des blessés qui ne l’étaient pas toujours…). Dans le cas où ces entrepreneurs (ou doit-on dire « profiteurs de guerre » ?) seraient parvenus à leurs fins, ils auraient eu besoin de l’accord du Département d’État pour mener leurs projets à bien. C’est donc la raison pour laquelle Blumenthal, cet intime des Clinton, avait été recruté…

Dans le cas des Clinton, on a vu que le retour d'ascenceur  peut se retrouver  aussii dans les dons des businessmen à leur fondation. Ou bien de toucher des sommes astronomiques pour des conférences payées par des Grands groupes.

C'est une savante mayonnaise qui permet de s'enrichir sans avoir vraiment  à travailler  en monnayant carnet d'adresses et influence dans les cercles de pouvoir.

Et, comme si une seule révélation ennuyeuse ne suffisait pas, voilà que le Center for Responsive Politics a calculé que la moitié de émoluments de conférencière d’Hillary depuis qu’elle a quitté le Département d’État, proviennent d’entreprises qui font du lobbying auprès du Congrès des Etats-Unis. En 2014, la première année complète en dehors de ses anciennes fonctions, elle a empoché 10,2 millions de dollars grâce à ses discours : 4,6 millions provenaient de sociétés engagés dans des opérations de lobbying : industries énergétiques, informatiques, pharmaceutiques…

Du même auteur, sur le même sujet : ici.

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