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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


"S'attaquer a celui considéré universellement comme le meilleur PM de l'histoire de ce pays, aura de fâcheuses répercussions." dixit un propagandiste de Lamothe

Publié par siel sur 29 Mai 2015, 18:53pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

L'ex-Premier ministre et ministre du Plan, Lamothe, et la ministre du Tourisme Stéphanie Balmir-Villedrouin

L'ex-Premier ministre et ministre du Plan, Lamothe, et la ministre du Tourisme Stéphanie Balmir-Villedrouin

Ah ! Ah !  "universellement" . Rien que ça !

Et pourquoi pas, tant qu'on y est sur la planète Mars.

Ces gens-là sont des spécialistes en craques  - pas la drogue crack- quoique !-  ni le crack un expert dans un domaine - mais le mot en argot qui signifie mensonges et  affabulations.

Il faudrait à entendre ce propagandiste donner à Lamothe un prix Nobel.

De quoi ?

Les roz se chargeront de lui trouver un domaine d'expertise dans leur panoplie de "tôles rouges" puisque Lamothe serait un crack qui raconte  pour sûr des craques.

Cette affirmation dénuée de réalité du propagandiste de Lamothe est, dans son outrecuidance,  à l'image, du groupe qui s'est autobaptisé "bandi legal"  auquel la CI a confié de gérer pour elle, sa plantation : Haïti.

D'après les articles parus sur le net, il semblerait  de préférence,  que l'ex -ministre du Plan, des Affaires étrangères et Premier ministre d'Haïti soit plus connu pour les différents problèmes qu'il a eu avec sa compagnie de téléphonie en Afrique, Comme on le voit ici au Ghana. où la compagnie Global Voice Group  de Lamothe/Baker a tenté de s'implanter.

De Global Voice Group, la compagnie de Lamothe/Baker, voici ce qu'ils en disent  au Ghana:

When the name GVG first came into this country, efforts to check their background proved very difficult because there was not much information on their website, except a press release, which borrowed from an article this writer wrote in the past. But that press release was taken off days after this writer discovered it.

On GVG’s website, there is no telephone number or email address they could be reached on, except recently they have stated that their Accra office is on the Third Floor of Adwoa Adjeiwaa House, off the Osu Oxford Street. The same building in which Airtel’s customer service office is. It is strange that GVG works in the telecom industry but does not see the need to provide its telephone/email contacts on its website. The NCA insists on telcos being transparent with customers, but the NCA does not seem to push its own partner, GVG to be transparent with the public; double standards.

TRAD.

Quand le nom de GVG (Global Voice Group) est apparu pour la première fois au Ghana, les tentatives pour avoir de l'information sur l'historique de la compagnie se sont avérées extrêmement difficiles. Sur le sit web on trouvait très peu d'informations à l'exception d'un ancien article de presse emprunté à un auteur. Mais cet article a été retiré après que l'auteur l'ait découvert sur le site.

Sur le site de Global Voice Group n'existent ni numéro de téléphone, ni adresse mail permettant de rentrer en contact avec l'entreprise, seulement que récemment ils ont emménagé leurs bureaux à Accra (capitale du Ghana) au troisième étage d'un immeuble "Adwoa Adjeiwaa House", situé à la rue Osu Oxford .

C'est assez bizarre que GVG qui travaille dans l'industrie de la télécommunication ne donne pas sur son site web son numéro de téléphone ni son adresse mail. La NCA (partenaire ghanéen de Global Voices) qui met en avant la nécessité pour les entreprises de télécommunication d'avoir des pratiques de transparence avec leurs clientèles, ne semble pas intéressée à exiger de son propre partenaire, Global Voices, cette même transparence - double standart.

Ghana Web

The most surprising thing about GVG is that it has changed its name in Ghana to TCMS (Telecoms Consulting and Management Service) without the knowledge of some industry players. Could this be because of the allegations about the company and its CEO, Laurent Lamothe, for which GVG/TCMS itself decided not to offer any services in its own home country, Haiti, where Lamothe is now the Prime Minister Designate? (For details of the allegations against GVG and Lamothe, and their response, check these links: http://www.haiti-liberte.com/archives/volume5-34/Who is Laurent Lamothe.asp#. and http://globalvoicegroup.blogspot.com/2011/07/formal-denial-from-laurent-lamothe-and.html)

TRAD.
Le plus surprenant fait à propos de GVG est qu'il a changé de nom au Ghana pour s'appeler TCMS (Telecoms Consulting and Management Service) sans en avoir avisé les autres entreprises qui participent à l'industrie des télécommunications.
Ce changement de nom pourrait t-il être en réaction aux suspicions sur cette compagnie et son PDG Laurent Lamothe ? - lesquelles allégations lui auraient fait renoncer à implanter sa compagnie dans son propre pays, Haïti. Pour des détails sur ces allégations, vous pouvez consulter ce lien: http://www.haiti-liberte.com/archives/volume5-34/Who is Laurent Lamothe.asp#. and http://globalvoicegroup.blogspot.com/2011/07/formal-denial-from-laurent-lamothe-and.html)

Ghana Web

 La compagnie de Lamothe a connu pas mal de déboires également au Sénégal où elle avait signé un contrat avec le gouvernement d'Abdoulaye Wade.

Rappelons que le fils de l'ex-président du Sénégal, Abdoulaye Wade, se trouve actuellement sous les barreaux purgeant une peine de 6 ans pour des faits d'enrichissement illicite.

Si Haïti était un pays  et non une plantation, des enquêteurs auraient été dépêchés là-bas pour examiner les liens entre le président sénégalais, son fils avec Global Voice la compagnie de M. Lamothe dans la signature d'un contrat passé avec l'Etat sénagalais dénoncé par les syndicats ( ils en ont au Sénégal) et par la suite résilié.

 

Il ( Lamothe) a aussi voulu profiter de l’arriver des étudiants haïtiens pour entrer en contact avec Wade qui a refusé de le recevoir. Pour rappel, Global Voice avait signé un contrat au niveau de l’ARTP pour gérer et facturer les appels entrants au Sénégal afin de procurer un certains bénéfices au pays. Mais ce contrat a été résilié suite aux différentes manifestations de SONATEL, et des sénégalais vivant à l’étranger.

Le Griot.info

Mais, depuis,  selon des infos datant d'avril 2015, Global Voice Group s'appréterait à revenir au Sénégal

Généralement, ces histoires de télécom, charrient un tas d'argent, de commissions et dunque de corruption.

Je ne m'avancerais pas à fustiger Lamothe, le businessman,  et son entreprise, parce qu'il me semble que tous les acteurs opérant dans ce secteur ont des pratiques similaires.

Global Voice Group a tenté de prendre un marché en Afrique comme Digicel l'a fait pour la Caraïbe. Sauf que, contrairement à Digicel qui a éliminé facilement la concurrence en Haïti (Haitel),  Lamothe et Baker se sont trouvés en Afrique francophone face au puissant groupe Orange.

Attendez, je ne défends pas Lamothe. Je dis que les pratiques de non transparence de lobbyng  de Global Voice Group, sont semblables à celles des autres entreprises dans un système capitaliste dont l'unique but est de faire du profit. L'éthique a très peu de place ou même pas du tout dans ce système.

 

Et c'est ici qu'Haïti rencontre un problème avec Lamothe.

Dans l'administration d'un pays, a contrario, l'éthique, la transparence et l'absence de corruption sont des fondamentaux. C'est la base sur laquelle l'édifice sera construit

Quand Lamothe applique les méthodes qu'il utilise pour diriger son entreprise pour gouverner un pays, ça ne peut pas fonctionner. 

Parce qu'il existe des institutions et une population auxquelles un dirigeant se trouve dans l'obligation, en tant que Premier ministre, de rendre des comptes.

Vous ne pouvez pas faire comme pour le site web  de votre entreprise, (sans téléphone et sans adresse mail) vous abstenir de communiquer avec ceux qui ont été élus pour représenter le peuple, de leur apporter des informations sur votre programme, sur la répartition du budget et ignorer les critiques comme si, de même que  dans votre entreprise, vous étiez le seul homme à bord après Dieu.

Les pratiques couramment utilisées par les entrepreneurs, comme celles que l'on dit avoir été celles de Lamothe au Sénégal, à savoir commissions, voyages payés en Afrique du Sud, Etc., sont celles qu'il a voulu imposer en Haïti.

Hop, je t'achète les voix des parlementaires et je deviens Premier ministre. Hop ! J'accepte d"offrir à des compagnies de construction de la RD des contrats en échange d'un pourcentage. Hop ! Je m'abstiens de me rendre aux convocations du Sénat et je poursuis avec mon équipe de collaborateurs mon aventure personnelle.

 

Diriger un pays n'est pas une aventure personnelle. Il s'agit d'un projet collectif qui demande pour réussir, non seulement une participation mais également une opposition critique.

Ce concept de participation, d'échanges et de dialogues -qui vient de remporter une victoire en Espagne- n'est pas celui de l'entreprise qui, elle, a une structure verticale - de haut en bas-, totalement éloigné de la démocratie- à savoir un gouvernement par et pour le peuple.

Lamothe/ Martelly/Balmir Villedrouin sont tous les 3  à l'origine des entrepreneurs  qui n'ont aucune expérience du dialogue, du partage, de la réflexion critique,  indispensables en politique.

De plus,  mise à part cette culture propre à l'entreprise capitaliste, leur idéologie, leur éducation, leur manière de voir le monde sont liées à la dictature duvaliériste,- dont ils sont issus- à l'autoritarisme, au paternalisme et à la violence comme moyen pour parvenir à ses buts. (Répression des habitants de l'Ile-à- -Vache, achat d'armes de guerre Galil, emprisonnement et assassinats d'opposants, libération de Sonson La Famila et d'autres gangsters liés au roz).

C'est-à-dire, et il ne faudrait pas que les Haïtiens se leurrent à cause de l'esbrouffe, que l'équipe roz/rackett qui fonctionne, non pas comme un gouvernement, mais comme des managers d'une entreprise privée est capable d'utiliser tous les moyens (propagande rose, manipulations, achats de voix, attaques ad hominem ) , et même les plus violents-  d'où son nom de "bandi legal"- pour non pas développer l'économie du pays et améliorer les conditions de vie de la population, mais pour faire du profit personnel.

C'est donc, à travers le tandem Lamothe/Martelly/, une culture totalement opposée aux aspirations de justice, d'équité, d'éthique, de dialogue, de partage du peuple haïtien, que la CI -via les 2 Clinton- tente d'imposer en Haïti.

 

Et  de ça, franchement, je crois qu'Haïti en a déjà  fait l'expérience négative au cours de ses deux siècles d'existence, que les Haïtiens ont en marre  d'être considérés comme des moins que rien; et qu'il est vraiment tant de passer à autre chose.

De laisser ce pays et ses habitants respirer, créer et inventer leur futur- lequel en aucun cas ne peut s'apparanter à une entreprise, fusse t-elle du Cac 40.

Je suis une pessimiste-optimiste et reste persuadée que l'avenir est plein de promesses. Parce qu'Haïti possède des filles et des fils intègres, talentueux compétents, responsables et qui possèdent les valeurs d'humanisme, de tolérance pour mener ce pays à bon port.

Ca prendra le temps que ça prendra mais ça arrivera.

 

Le régime des Tèt kale- une véritable catastrophe (universelle ?)- aura permis de comprendre ce dont la population ne veut pas et en quelque sorte  séparer le bon grain de l'ivraie.

La culture de vie, ce à quoi ils ont été habitués depuis leur enfance, des Lamothe/Martelly, Balmir-Villedrouin, MaxAdolphe-Racine, des Sanon,  Mayard-Paul et de l'ensemble de la fange des militaro/macouto/duvaliérise et  de leurs alliés gnbistes est  du déjà  vu et revu.

La majorité des Haïtiens de l'intérieur comme de l'extérieur souhaitent, à l'inverse, une vie sans violences pour eux et leurs enfants.

Sans armes de guerre achetées  par un Premier ministre sous le manteau, en catimini qui menacent leur sécurité et celle du pays. Sans criminels grâciés par un président, sans kidnappeurs  libéres par un juge agent de l'exécutif,  Bélizaire.

La majorité des Haïtiens n'est pas d'accord pour être considérée comme des gogo/gaga, qui vont à droite quand on leur dit d'aller à droite  comme déclaré par le président actuel.

La majorité des Haïtiens refusent d'être considérée comme des zombis, tout juste bon à aller couper la canne en RD ou à aller chercher la vie à l'étranger pour permettre, comme déclaré par Duval du Nouvelliste, à l'économie haïtienne de maintenir " son train de vie " (sic)

La majorité des Haïtiens refusent d'être vue, du fait de leur pauvreté, comme des macoutes, des chimères, des criminels en puissance. Les chiffres, même si pas toujours exacts, montrant que le peyi d'Haïti est l'un des pays de la Caraïbe et de l'AM. du Sud où les homicides sont les moins nombreux.

Les Haïtiens refusent d'être assimilés à ses femmes et hommes dont le background est chargé de crimes et/ou de complicité à des actes criminels, tels que le carnage des élections de 1987, ou l'assassinat des 2 frères Izmery en plein jour.

Il faut d'urgence, pour réellement reconstruire ce pays et s'attaquer aux réelles causes de son échec, que la CI arrête d'assimiler les Haïtiens à des poules ravies de se retrouver sous la garde de malfini ( oiseaux de proie) locaux et étrangers.

 

 

 

 

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