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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


TRAVESTY, un livre qui décrit l'enfer d'un pays, Haïti, pris en tenailles entre ONG, institutions internationales et le trafic de drogue

Publié par siel sur 16 Juin 2015, 11:18am

Catégories : #CULTURE

Travesty in Haiti: A true account of Christian missions, orphanages, fraud, food aid and drug trafficking Paperback – July 5, 2008 by Timothy T Schwartz Ph.D. (Author)

Travesty in Haiti: A true account of Christian missions, orphanages, fraud, food aid and drug trafficking Paperback – July 5, 2008 by Timothy T Schwartz Ph.D. (Author)

Le livre date de 2008. Avant le séisme.Il décrit un tableau effrayant.

Je traduis.

"L'auteur est un anthropologue. Ce récit est celui de son expérience personnelle de travail au sein d' ONG étrangères. Il raconte sa découverte de la fraude, de la rapacité,  de la corruption,  de la cupidité, de l'apathie et d'un agenda politique à l'intérieur de l'industrie de l'aide.

L'histoire est celle de l'échec des projets d'agriculture, de santé et de crédits de financement; de luttes violentes pour avoir le contrôle de l'aide étrangère,  des orphelinats fondés par des pasteurs et misssionaires corrompus, des programmes de distribution de nourriture économiquement contreproducifs qui sabotent l'agriculture locale, d'une gestion désastreuse du social par les gouvernements étrangers et les institutions internationales - telles que USAID, la Banque Mondiale, CARE International, Catholic Relief Services, World Vision, et les douzaines d'autres énormes institutions caritatives qui ont des programmes partout dans le monde, se déplaçant non pas seulement en réponse  à des désastres et  besoins, mais  avec un agenda politique et en vue d'opportunités économiques."

 

Je m'arrête là. Vous avez un aperçu du tableau qui ressemble en quelque sorte à la description d'un enfer.

Et là-dessus arrivent : tremblement de terre et débarquement massif d'ONG. Puis, pour couronner le tout,  une équipe" gwoponyet" et sans vsion de nostalgiques du duvaliérisme et de son pillage systématique d'Haïti, est mise à la tête du pays.

Et puis, bien évidemment, il y a le trafic de drogue qui ne peut que s'installer et prospérer dans un tel environnement.

Bon. Ca ne sent pas la rose ni le muguet. Et, sans doute que M. Boulos qui s'opposait à un audit de la gestion du Premier ministre, M. Lamothe, avec pour argument que cela ferait éclater le pays est au parfum.

. TRAVESTY recounts how some Haitians use whatever means possible try to better their living standards, most recently drug trafficking, and in doing so explains why at the service of international narcotraffickers and Haitian money laundering elites, Haiti has become a failed State.

TRAD
Travesty rappelle comment certains Haïtiens utilisent tous les moyens possibles pour améliorer leur niveau de vie, plus récemment avec le trafic de drogue, et explique comment étant au service des narco-trafiquants internationaux et les élites haïtiennes qui blanchissent l'argent, Haïti est devenu un Etat failli.

TRAVESTY, un livre qui décrit l'enfer d'un pays, Haïti, pris en tenailles entre ONG, institutions internationales et le trafic de drogue

Cette description vous permettra de comprendre pourquoi, si les Haïtiens ne se resaisissent pas, Haïti risque de prendre le chemin du Honduras, comme je l'évoquais ici.

J'ai vu que le régime Tèt Kale avait signé des accords avec le Mexique, qui dit vouloir faire d'Haïti sa porte d'entrée dans la Caraïbe.

Espérons que le prochain gouvernement progressiste qui succédera aux roses, annulera ces conventions.

Parce que le Mexique est un des royaumes du narcotrafic, et cette porte ouverte sur la Caraîbe, a une forte odeur de plaque tournante pour expédier leurs produits via la Caraïbe en Europe et aux USA. Le modèle en est le bateau d'Accra et sa cargaison de sucre...Et de drogue.

Comme il n'existe pratiquement pas de contrôles des bateaux à l'arrivée et au départ d'Haïti, il est possible d'y mettre ce que l'on veut.

Les histoires de relations commerciales, initées par les roses avec le Panama, le Surinam, la Colombie, le Mexique et même le Venezuela et l'Equateur, tous pays où le trafic bat son plein, devraient faire l'objet d'une attention toute particulière par le prochain gouvernement pour éviter de creuser encore plus profond le trou déjà sans fond dans lequel Haïti se trouve actuellement.

Les anglophones seront intéressés à lire les commentaires des lecteurs du livre- souvent des personnes qui ont elles mêmes  travaillé en Haïti pour des ONG..

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