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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Ce que disait Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, sur la rétroactivité à 1929

Publié par siel sur 4 Juillet 2015, 09:37am

Catégories : #AYITI-RD relations

L'article de l'écrivain péruvien est celui qui a le mieux expliqué  le caractère fascisant de cette  rétroactivité à 1929, que les officiels de la RD  et ceux d'Haïti qui sont comme cul et chemise - ou si vous voulez,  kòkòt avek figawo,  passent sous silence.

Cette stratégie de désinformation  par omission  marche puisque nombreuses sont les personnes qui n'en ont pas entendu parler, ou bien n'ont pas pris la mesure de ce qu'elle représentait.C'est pourquoi j'ai trouve très utile de traduire cet extrait de l'article publié dans El Pais de Madrid en 2013 (déjà 2 ans).

Vous pouvez, ceux qui ont son contact, le faire parvenir à Michel Martelly (s'il lit)  qui semble  n'avoir pas tout compris.

Voici l'original :

"La sentencia del Tribunal Constitucional dominicano es una aberración jurídica y parece directamente inspirada en las famosas leyes hitlerianas de los años treinta dictadas por los jueces alemanes nazis para privar de la nacionalidad alemana a los judíos que llevaban muchos años (muchos siglos) avecindados en ese país y eran parte constitutiva de su sociedad. Por lo pronto, se insubordina contra una disposición legal de la Corte Interamericana de Derechos Humanos (de la que la República Dominicana forma parte) que, en septiembre de 2005, condenó a este país por negar su derecho a la nacionalidad a las niñas Dilcia Yean y Violeta Bosico, dominicanas como Juliana, e igual que ella hijas de haitianos. Con este precedente, es obvio que, si es consultada, la Corte Interamericana volverá a reafirmar aquel derecho y la República Dominicana tendrá que acatar esta decisión, a menos que decida —algo muy improbable— retirarse del sistema legal interamericano y convertirse a su vez en un país paria.Hay que señalar, como lo hace The New York Times el 24 de Octubre, que dos miembros del Tribunal Constitucional dominicano dieron un voto disidente y salvaron el honor de la institución y de su país oponiéndose a una medida claramente racista y discriminatoria. El argumento utilizado por los miembros del Tribunal para negar la nacionalidad a personas como Juliana Deguis Pierre es que sus padres tienen una " situación irregular ". Es decir, hay que hacer pagar a los hijos (o a los nietos y bisnietos) un supuesto delito que habrían cometido sus antepasados. Como en la Edad Media y en los tribunales de la Inquisición, según esta sentencia, los delitos son hereditarios y se transmiten de padres a hijos con la sangre."

http://elsie-news.over-blog.com/article-l-ecrivain-mario-vargas-llosa-s-indigne-de-la-loi-sur-la-denationalisation-des-dominicains-d-ori-120949154.html
Elle ne comprend pas que l’on veuille lui retirer sa carte d’identité.Sentilia Igsema est née en 1930 en République dominicaine d’immigrants haïtiens.

Elle ne comprend pas que l’on veuille lui retirer sa carte d’identité.Sentilia Igsema est née en 1930 en République dominicaine d’immigrants haïtiens.

Voici la traduction faite par moi et forcément approximative :

La loi du Tribunal Constitutionnel dominicain est une aberration juridique et il semble qu'elle soit directement inspirée des fameuses lois hitlériennes des années 1930 érigées par les juges allemands nazis afin de priver de leur nationalité allemande les Juifs qui résidaient dans ce pays depuis de nombreuses (de nombreux siècles)  et faisaient partie sa composante sociale..

En ce faisant, elle ne respecte pas un arrêt de la Cour Internationale des Droits humains  (dont la RD est membre) qui, en septembre 2005, condamna ce pays pour avoir refuser son droit à la nationalité des enfants Dilcia Yean et Violera Bosico, dominicaines comme Juliana, et comme elle filles de Haïtiens.

Compte tenu de ce précédent, il est évident que si la Cour Interaméricaine réaffirmera ce droit et la Rd devrait revenir sur cette décision – à moins qu’elle n’ait décidé- ce qui semble improbable- de se retirer du système légal interaméricain et de se convertir en un pays paria.

Il faut noter, comme l’a fait le NY Times du 24 octobre que deux membres du Conseil Constitutionnel dominicain ont émis un vote différent et ont sauvé l’honneur de l’Institution, de leur pays en s’opposant à  une mesure clairement raciste et discriminante.

L’argument utilisé par les membres du Tribunal pour nier la nationalité  à des personnes comme Juliana Deguis Pierre est ses parents sont en « situations irrégulière ».

Ce qui veut dire qu’il fut faire payer aux fils (ou aux petits -enfants et arrièrepetits-enfants, un supposé délit qu’aurait commis leurs ascendants. Comme au Moyen-Age et dans  tribunaux de l’Inquisition, selon cette loi, les délits sont héréditaires et se transmettent de pères à fils par le sang.

Ce que disait Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, sur la rétroactivité à 1929

Voici Sentilla  née en 1930 de parents immigrés illégaux en RD et sa famille.La phoot la montre avec un des derniers nés dei la famille.   Comme la loi est rétroactive à 1929, la RD enlève à Sentilla sa nationalité ainsi qu'à ses descendants. 

Comme dit Mario Vargas " les délits sont héréditaires et se transmettent de pères à fils par le sang."

Quatre générations privées de leurs cartes d'identité dominicaine pour être issues de parents, grands-parents et arrière grands parents entrés sans aucun doute en RD à la demande expresse  du gouvernement de la RD pour la zafra (coupe de la canne)  avec la complicité des élites haïtiennes qui trouvaient que c'était bien plus intéressant de se faire du fric rapide en vendant comme du bétail leur population plutôt que de l'éduquer et de mettre en place des structures pour développer l'agriculture.

De l'autre côté en RD, même calcul cupide. Plus rentable de faire venir des Haïtiens plutôt que de payer des salaires convenables à leur population pour couper la canne. Plus rentable pour la RD d'envoyer leur population se faier voir ailleurs aux USA, à Puerto-Rico, en Espagne parce qu'elle fait des transfert d'argent qui, pour reprendre les propres mots du baron Duval du Nouvelliste " maintiennent  le niveau de vie de l'économie du pays." 

Comme partout dans le monde, afin de camoufler leur rapacité, les élites utilisent les immigrés comme boucs-émissaires. Immigrés qui ont fait leur fortune par ailleurs. 
 
Comme disait Honoré de Balazac " Derrière chaque grande fortune il y a un crime" 
 
Demandez donc à la famille Vicini, combien de travailleurs haïtiens sont morts dans leurs bateyes depuis 1929,  suite à de mauvais traitements : absence de sonins médicaux, manque de nourriture, travail épuisant, coups et blessures. Demandez-leur, eux qui veulent faire une répétition de ces pratiques sur lesquelles  se sont baties leurs fortunes, cette fois-ci sur le territoire haïtien
​Altagracia Jose et son mari Josecito Fria, tous les deux nés en République dominicaine de parents haïtiens immigrés, préparent le repas à Batey La Higuera. Avec eux, leur fille Gloria et leur petite-fille Abril.  © REUTERS / Ricardo Rojas

​Altagracia Jose et son mari Josecito Fria, tous les deux nés en République dominicaine de parents haïtiens immigrés, préparent le repas à Batey La Higuera. Avec eux, leur fille Gloria et leur petite-fille Abril. © REUTERS / Ricardo Rojas

Voici Altagracia, née en RD dans les bateyes de parents haïtiens sans papiers.  Regardez dans quel merdier elle vit. C'est ce que Fernandez et la bande des  crétins "nationalistes"- des 2 côtés de l'île ces nationalistes sont des crétins-  appelle " avoir bien accueilli les Haïtiens"

Si Leonel  Fernandez veut démonter les mythes au sujet de l'immigration haïtienne qu'il invite donc une équipe  internationale de journalistes à aller visiter les bateyes comme celui dans lequel Sentilla pris naissance en 1930, sans l'avoir voulu, et qui maintenant doit payer avec ses descendants le prix de cet "accident".

Vous connaissez la chanson de Maxime le Forestier : Né quelque part.

On choisit pas ses parents, 
on choisit pas sa famille 
On choisit pas non plus 
les trottoirs de Manille 
De Paris ou d'Alger 
Pour apprendre à marcher 
Être né quelque part 
Être né quelque part 
Pour celui qui est né 

c'est toujours un hasard  

Faudrait l'envoyer à ces pauvres cloches de" nationalistes", aux valeureux membres de la Cour Constitutionnelle et à leurs bosses du PLD, Leonel Fernandez et Medina.
 


 

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