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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Leonel Fernandez, ex-président de la RD, oublie de mentionner la rétroactivité à 1929 dans son plaidoyer

Publié par siel sur 3 Juillet 2015, 11:45am

Catégories : #AYITI-RD relations

En ce moment le personnel politique du PLD  se mobilise sur tous les fronts pour défendre le plan de régularisation de l'immigration face aux protestations de plus en plus nombreuses.

Le gouvernement a même produit un reportage  en 3 parties qui s'intitule " L'histoire  réelle des Haïtiens sans papiers".

Histoire  "réelle"  qui bien évidemment ne mentionne pas les demandes de Trujillo et Balaguer pour que ces Haïtiens sans papiers viennent faire la zafra. Ni que certains parmi eux qui avaient des papiers les ont vu confisqués par les autorités du pays. 

Ni celle plus récente de Fernandez avec ces 400 000 Haïtiens pour construire le métro.

 

A Puerto Rico, non seulement le président de la Cour Constitutionnelle de la RD a été chahuté comme noté ici.

Mais de plus des civils et des  associations ont porté plainte  devant la justice de leur pays contre lui et d'autres dirigeants qui l'accompagnaient pour crime de lèse-humanité.

Dans ce mic-mac fascisant, qu'ils ont eux-mêmes voulu et créé- sans doute en pensant que ça passerait comme une lettre à la poste vu leurs excellentes relations avec le clan des roses, c'est au tour de Leonel Fernandez, instigateur de cette loi,  de monter au créneau pour trouver une porte de sortie.

Dans sa publication il dit vouloir démonter les mythes diffusés par les media autour de sa loi.

Mais, vous remarquerez si vous lisez l'espagnol, qu'il se garde bien dans son démontage de mythes de mentionner  la rétroactivité à 1929.

Pour l'instant, je n'ai pas encore lu sous la plume des défenseurs de cette loi, le pourquoi de cette rétroactivité.

 

 

Pourquoi vouloir ôter à des personnes la nationalité dominicaine qui selon la constitution antérieure (droit du sol)  avaient acquis cette  nationalité ?

Quel est le but recherché ?

Si d'après Fernandez il ne s'agit pas de racisme anti-Haïtien ou anti-Noir, quelle serait la motivation ?

En dehors des raisons économiques : retraites, soins de santé, éducation- qu'il ne faut pas minimiser parce que les grandes envolées nationalistes cachent généralement des  histoires d'argent- pourquoi avoir introduit dans ce plan de régularisation cette rétroactivité ?

Les patrons d'entreprises de la RD soutiennent la loi .

N'est-ce pas bizarre, vu qu'ils utilisent la main d'oeuvre bon marché haïtienne ?

J'ai entendu dire qu'il  s'agirait d'un transbordement de travailleurs haïtiens pour être employés dans les entreprises internationales et dominicaines qui s'installeraient à la frontière Haïti/RD

 Il y aurait un plan concocté par les Clinton avec les entrepreneurs de la RD, ceux d'Haïti (Acra) et le gouvernement Tèt Kale, non pas la troïka mais le quartet infernal : Martelly/Lamothe/Balmir-Villedrouin/Sanon,d'une utilisation de ces déportés hispanophones pour travailler dans des entreprises de la RD et/ou internationales qui installeraient  des zones franches à la frontière.

Qui dit zones franches, dit non paiement d'impôts dans le pays et autres passe-droit. Donc tout bénef pour les entrepreneurs de la RD qui pourraient ainsi s'abstreindre des obligations liées au code du travail dans leur pays.

Le plan des Clinton and co, commencerait par la déportation. (Vous aurez remarqué le  silence sur cette question du roi et de la reine d'Haïti, eux si bavards d'ordinaire sur tout ce qui concerne leur royaume.)

Il s'agirait d'avoir sur place une main d'oeuvre bon marché.

Cette main d'oeuvre déboussolée serait corvéable à merci parce qu'ayant tout perdu, le peu qui lui serait offert serait déjà beaucoup.

De plus, cette main d'oeuvre "étrangère" travaillant dans des entreprises dominicaines y retrouveraient des repères de langue, de culture qui faisaient son quotidien avant la déportation. De sorte qu'il ne serait pas imposssible qu'elle  se sente plus liée à l'entreprise qu'à Haïti, de par ces affinités.

Ajouter à cela  l'intérêt d'une main d'oeuvre "étrangère"  opposée à la locale - d'où divisions = le lit de l'exploitation = majoration des profits.

 

Cette main d'oeuvre faite de déportés ne serait plus cantonnée dans des bateyes mais à la frontière - un nouveau no man's land.

Comme d'hab, les Haïtiens qui regardent le monde à travers les lunettes roses des journalisites debout/assis du Nouvelliste, qui se gardent bien de les informer sur ce qui est d'une réelle importance pour l'économie de leur pays, n'auront pas eu droit à cette info dans laquelle il est dit qu'un fils Vicini (oui, oui  c'est bien elle, la  famille de patrons du sucre et bateyes et travailleurs esclaves haïtiens et menaces de mort contre ceux qui critiquent leurs pratiques-) projette d'implanter des entreprises en Haïti.

Avec, cela va sans dire, le concours généreux de M. Clinton. Comme il a prété main forte à M. O' Brien pour son hôtel, Le Mariott. Ou bien son plan foireux de Caracole.

Sinon, dîtes-moi à quoi ça servirait d'avoir un carnet d'adresses bourré de milliardaires, de politiciens et de responsables du FMI, de la BM et tout ça ? Echanges ente bons amis avec retours d'ascenceurs  garantis, n'est-ce pas !

Voir aussi  cette vidéo avec Vicini et Acra qui veulent promouvoir les investissements en Haïti ( c'était avant l'affaire du bateau sucré à la cocaïne- bizarrement disparu, pfff ! des infos)

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