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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les Dominicains adoptent la posture de la victime

Publié par siel sur 20 Juillet 2015, 12:21pm

Catégories : #AYITI-RD relations

Les officiels dominicains, dont ceux de la Chambre de commerce, prétendent qu'il existerait une campagne internationale pour  causer du tort à leur pays.

La RD, se croit-elle si importante que ça au niveau international pour être la cible de nations étrangères ?

La RD croit-elle qu'elle a une histoire  comme celle d'Haïti, marquée par la révolution victorieuse contre l'esclavage  ?

Victoire qui a provoqué l'ire de l'ensemble des nations occidentales - qui n'ayant  toujours pas digéré cette révolution contre le système hégémonique des esclavagistes blancs, ont toujours à l'oeil ce petit pays et un bâton caché derrière leur dos pour le frapper à la moindre velléité d'indépendance ?

 

Au contraire, la RD est chouchoutée par les Occidentaux qui investissent ( Canada, France, USA) chez elle, achètent ses produits et ne l'ont jamais sanctionnée malgré les rapports et la quantité de films  qui rendent compte du traitement inhumain infligé aux travailleurs haïtiens dans les bateyes depuis au moins 1929, n'est-ce pas ! 

Quand Trujillo a fait assassiner des milliers d'Haïtiens, les Occidentaux ont-ils réagi pour dénoncer ce crime de masse ?

Au contraire, l'écrivain haïtien Jacques Roumain fut mis en prison en France -sous demande expresse de Trujillo auprès du gouvernement français- parce qu'il avait écrit un papier pour dénoncer ce crime.  Ce n'est que grâce à l'intervention de ses amis intellectuels français connus que Roumain fut relaxé.

Les enfants en RD apprennent-ils à l'école le massacre des Haïtiens perpétré- ironie de l'histoire -  par un descendant d'Haïtien qui se poudrait la face pour paraître plus blanc qu'il ne l'était ?

A la vérité, la RD a toujours trouvé des alliés chez les pays ex-esclavagistes : France, USA, Angleterre, Allemagne, Espagne -toujours prêts à donner un coup de main à ceux qui de manière ridicule s'affublent du nom d'indios - dans l'oppression d'Haïti  et de son peuple qui leur a tenu tête.

 

Non. Personne n'en veut à la RD.

Il se trouve qu'il existe quelques personnes sensées pour dénoncer sa loi fasciste de rétroactivité à 1929.

Parce que ce genre d'aberration concerne le monde entier.

Les dirigeants de la RD sont dans le déni et d'offenseurs se transforment en offensés.

Maintenant, la chambre de commerce qui sait pertinnement que la bonne santé de ses affaires dépend  de son second marché, Haïti, se pose en victime.

Comment justifier le mensonge d'une RD obligée de prendre en charge la misère d'Haïti quand  la réalité des chiffres montre qu'elle s'enrichit de cette misère ?

Si les Haïtiens sont porteurs de tant de misère qu'il asphyxient la société de la RD, eh bien, qu'elle ferme ses frontières.

 

Que la famille Vicini, effectivement, renvoie  en Haïti, tous les coupeurs de canne qu'elle maintient  sans papiers dans ses bateyes depuis 1929.

Que les patrons de la construction, de l'agriculture, du tourisme fassent de même.

Que les entreprises de la RD, je l'ai déjà dit, aillent prospecter de par le monde pour se trouver un autre marché.

Puisqu'ils se présentent comme radicaux, que Navarro leur ministre des Affaires étrangères déclare le dialogue impossible,  . Muy bien, qu'ils aillent donc jusqu'au bout de leur radicalisme.

 

Comme on dit ici : on ne peut pas vouloir le beurre, l'argent du beurre et baiser la crémière.

Le gouvernement qui succèdera au régime inepte des moun san cheveu, aura t-il la volonté, d'aider, d'encadrer les commerçants de l'import afin qu'ils diversifient leurs sources d'approvisionnement ?

Il serait temps, d'ailleurs, d'enlever ce monopole à ces quelque familles en favorisant de jeunes entrepreneurs soucieux du bien collectif qui souhaitent aider au développement d'Haïti.

Evidemment la tâche sera  muy dificil, vu que les élites commerçantes, depuis l'imposition du néolibéralisme,  se contentent  d'acheter pour revendre ou de gérer des sweatshops, des compagnies de fourniture d'électricité, financés d'ailleurs en partie par l'Etat haïtien via les emprunts à la BM et au FMI - ça les Haïtiens sont peu nombreux à le comprendre- et qu'elles n'ont aucun intérêt à investir dans la production nationale.

Même pas dans un petit barrage de rien du tout pour produire de l'électricité, étant donné qu'elles font commerce d'importation de génératrices et de distribution d'électricité.

Mais l'obstacle réel n'est pas ces élites montrées du doigt, mais la CI, le roi et la reine d'Haïti, USAID, les ONG, les pays dits "amis", la Minustah qui se cachent derriière ces importateurs qualifiés de "most repugnant élites". Une "most repugnant élite"  qu'ils financent et encouragent à maintenir le statu quo de la dépendance et de la pauvreté qui rapportent.

 

Le système malsain dans lequel la CI a mis Haïti, concerne aussi bien les dites élites que l'ensemble de la population.

De haut en bas tout le monde est piégé.

Les uns vivant dans une prison dorée derrière de hauts murs, les autres dans le cloaque à ciel ouvert.

 

 

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