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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Sept étapes simples pour pratiquer le nettoyage ethnique en RD ( en anglais)

Publié par siel sur 7 Juillet 2015, 11:59am

Catégories : #AYITI-RD relations

Cet article démontre la méthode et les ruses utilisées par  les autorités politiques (PLD de Fernandez et  extrême-droite alliés) pour mettre en place ce que l'auteur nomme un "nettoyage ethnique".

La cinquième étape, comme vous le verrez, concerne tout particulièrement les coupeurs de canne des bateyes auxquels, soit leurs documents d'identification ont été retirés à leur arrivée dans la plantation, soit que nés en RD aucun acte de naissance ne leur ait été délivré ni par le gouvernement de la RD, ni par les consulats haïtiens. Ce  sont ces personnes auxquelles par un tour de passe-passe machiavélique, l'Exécutif de la RD a décidé d'ocroyer des certificats de résidence. Il est évident que, vu ll'importance de cette force de travail pour faire tourner l' économie sucrière, la RD se devait d'"offrir"  la résidence à ces personnes nées ou présentes sur son territoire depuis 1929.

Parce que, qui couperait la canne à la prochainne zafra ?

 

Donc, voici les cinq étapes qui ont été nécessaires pour parvenir  à une dénationalisation camouflée, telles que décrites par l'auteur.

La première :  commencer par une discrimination non officielle en ne délivrant pas d'actes de naissances et/ou en plaçant des obstacles à son obtention, en réclamant que la mère présente des documents d'identification de la RD, alors même que le père est Dominicain et que légalement cela suffit. Puis, s'assurer que la population ciblée n'ait absolument pas de documents officiels certifiant qu'ils sont nés en RD.

2- Changer la Constituttion. Se débarasser de la loi octroyant la nationalité à partir du lieu de naissance. De nombreux pays  respectables étant  régis par cette loi du sang, il vous est possible de paraître décent et de présenter ce changement comme mineur en incluant que quiconque  a le "privilège" d'avoir la nationalité dominicaine au moment de ce changement dans la constitution continuera à être un citoyen de la RD.

3- Un nouveau pas franchi subtilement permet à la Cour Constitutionnelle d'interpréter la nouvelle loi (du sang) -comme rétroactive  de 75 années. La précédente Constitution, n'est-ce pas, aurait été mal interpétée pendant toutes ces années. Elle ne disait pas ce qu'elle voulait réellement signifier. Vous savez les erreurs, ça arrive... Et merci à la Cour Constitutionnelle qui a pu réparer 75 années de confusion. De plus, les personnes touchées ont surement une autre nationalité qui correspond à la couleur de leur peau. Donc: pas de dénationalisation, pas d'apatridie. Ce n'est pas si terrible que ça.

4- Cette troisième étape risquant d'attirer l'attention internationale. La quatrième étape a pour vocation d'adoucir les attaques avec un gouvernement qui exprime  sa préoccupation pour l'indépendance de la justice, jure d'être concerné par le respect des droits humains et promet qu'il trouvera une solution de manière à garantir que les droits des personnes seront respectés et que nul ne sera lésé.

5- Huit mois après la décision de la Cour Constitutionnelle, faire en sorte que l'Exécutif introduise -et la loi a été votée à l'unanimité-  une mesure qui divise la population touchée en deux groupes selon que leurs actes de naissance aient été ou pas officiellemnt enregistrés. Ceux avec un acte de naissance officiel ont droit à la" validation" de leur nationalité, ceux dépourvus d'actes de naissance devant, à l'inverse, se faire enregistrer comme "étrangers" et par conséquent gagner la résidence légale avec la possibilé d'obtenir la naturalisation à travers une procédure non établie par la législation.

Seven Easy Steps to Ethnic Cleansing in the Dominican Republic

June 16, 2015   by Julia Harrington Reddy

 

 

The transformation of birthright citizens into illegal immigrants isn’t that difficult. The strategy is actually simple, if the steps are taken in the correct sequence. Let us review what the Dominican Republic has done—a virtual recipe for any other country aspiring to an ethnic cleansing exercise done according to proper legal procedure.

  1. Start with unofficial discrimination in access to birth certificates. You ignore constitutional provisions that grant citizenship on the basis of place of birth. Throw up practical and administrative obstacles for parents; insist that mothers present Dominican citizenship documents in order to register their children, although this violates both the principle of conveying citizenship on the basis of place of birth and the right of Dominican father to pass citizenship to their children. Thus, ensure that most of the target population has no official recognition that they were actually born in the DR.
  2. Change the constitution. Get rid of citizenship based on place of birth, make it dependent on parents’ nationality. Lots of respectable countries have this provision, and you can dampen down dissent, make this appear a minor change, by including a provision that anyone already ‘enjoying’ citizenship at the time of the change will continue to be a citizen. Include provisions that create a new constitutional tribunal to interpret the constitution.
  3. A bold move, best undertaken swiftly: have the constitutional tribunal interpret the constitutional change to be retroactive—for 75 year or so. No, actually, it was the previous constitution that was misinterpreted for all that time—it didn’t ever mean what it said. Well, whichever it is, it comes to the same thing. The Dominican state itself was confused. You know, mistakes happen.

    But reassure everyone that this is not denationalization, since those affected were never citizens in the first place. Remember, mistakes happen, and thank goodness for a constitutional tribunal that can right 75 years’ worth of confusion. Besides, the people affected surely have another citizenship that matches the color of their skin. There: neither denationalization nor statelessness. It’s not so bad.

  4. All this notwithstanding, step 3 is sure to attract attention internationally, so step 4 is for the executive branch to smooth ruffled feathers by expressing concern at the constitutional court decision and swear its dedication simultaneously both to human rights and to the separation of powers, and claim that it will find a legislative fix for the judicial move that will make sure nobody suffers any inconvenience.
  5. Eight months after the constitutional court judgment, have the executive branch introduce, and the legislature unanimously pass, some elaborate legislation that divides the affected population into two groups, based on whether their births were officially registered or not, and gives those with birth certificates the right to have them ‘validated’ (although they were improperly given out) and get citizenship, while making those without birth certificates register themselves as foreigners, thereby gaining legal residence and the potential to maybe become naturalized citizens one day through a procedure not set out the legislation.

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