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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Un article daté de 2006 du journal dominicain "El Nacional " sur Alix Cinéas, ex-ambassadeur d'Haïti à Saint Domingue (rediff)

Publié par siel sur 1 Juillet 2015, 17:33pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

Petite note  pour les zentellectuels grenn-nanbounda qui ont déclaré que le peuple était amnésique et que, par conséquent, il réclamait l'amnistie pour les présumés coupables de crimes contre l'humanité.

On voit qu'il s'agit ici d'intellectuels de la RD qui rappellent au bon souvenir du  public les hauts faits de M. Cinéas tout au long de sa carrière..

Nommé  en 2004 par Latortue (normal) il conserve en 2006 son poste sous Préval.

A la surprise de ceux qui, comme ce fut mon cas, pensait que ce président était progressiste, Préval poursuit dans la restauration du duvaliérisme, non seulement en maintenant Cinéas en poste, mais en ouvrant grand les portes du pays à ceux-là mêmes contre lesquels son gouvernement  antérieur avait émis des plaintes pour corruption et vol, tel que Jean-Robert Estimé, autre grand baron du duvaliérisme, faisant partie des 5 super-rministres de Duvaleir Jean-Claude.

Martelly bien entendu le conserve (normal même famille) et le décore pour services rendus à  la patrie.

On comprend bien pourquoi le  chancelier dominicain Carlos Morales, a défini Cineas comme “un ami du pays...une personne qui a toujours été bien regardé par les Dominicains”.

On comprend aussi pourquoi Cineas louait Balaguer, un président foncièrement anti -Haïtien, comme étant un grand homme. Sans doute un grand homme auquel il a rendu beaucoup de services et qui lui aura renvoyé l'ascenceur.

 

C'est assez symptomatique du saccage délibéré de la nation, que la CI ait choisi, précisément après une catastrophe comme le tremblement de terre, de mettre au gouvernement d'Haïti une équipe qui, de 1957 à aujourd'hui s'est illustrée par sa violence, le pillage des caisses de l'Etat et son absence totale d'empathie pour le sort de la majorité de la population.

Encore une expérience, j'imagine, comme les vaccins, la pillule contraceptive et autres, effectuée sur le dos d'Haïti pour voir si elle pourrait  être dupliquée dans les zones sous influences de la CI (USA) et quelles modifications y apporter pour que  cela marche mieux qu'avec Martelly.

Le disk jokey à Madagascar comme président, ca n'a pas donné les résultats escomptés.

La prochaine fois après le chanteur,  faudra  peut-être essayer avec un vendeur de motos, un patron de loterie, un producteur de bananes, un journaliste...

Dans la liste des candidats actuels à la présidence, la CI aura l'embarras du choix pour sélectionner un profil atypique - de droite ou d'extrême droite pour sûr- à mettre à la tête d'Haïti afin d'affiner l'expérience entreprise avec les bandits légaux.

                                                                                                                                          

L'Ambassadeur Fritz Cinéas décoré par Martelly. Sources : http://www.maximini.com/fr/news/haiti/politique/l-ambassadeur-fritz-cineas-et-michaele-craan-decores-21286.html

L'Ambassadeur Fritz Cinéas décoré par Martelly. Sources : http://www.maximini.com/fr/news/haiti/politique/l-ambassadeur-fritz-cineas-et-michaele-craan-decores-21286.html

Publié par Elsie HAAS sur 30 Avril 2008, 09:21am

Catégories : #AYITI-RD relations

 
Santo Domingo, 26 Février 2006. Le prestigieux avocat et intellectuel dominicain Ramon Antonio (Negro) Veras a accusé l’actuel ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Fritz Cineas, d’actes d’espionnage, de persécution d’exilés politiques, de terrorisme et de corruption durant l’exercice de ses fonctions, lorsqu’il était chef de mission diploma  tique dans ce pays, au service de la dictature duvaliériste, au commencement des annees ’80.

Dans un long article publié par le quotidien “El Nacional” en date des 23 et 25 fevrier 2006, Veras écrit que Cineas était un agent actif du régime répressif des Duvalier père et fils qui ont gouverné le pays caraibéen de 1957 à 1986. Parmi les “actions indécentes et sales” commises par l’ambassadeur haïtien, Veras mentionne des actes d’espionnage contre la République Dominicaine, des actions de persécution et de répression contre des opposants au régime duvaliériste réfugiés en territoire dominicain. Il employait des “tueurs a gages” qui bénéficiaient d’une couverture officielle en qualité d’inspecteurs de travail dans les champs de canne.

L’article, titré “Un ambassadeur innaceptable”, signale les paiements versés à l’ambassadeur Cineas par le Conseil d’État du Sucre dominicain (CEA) au titre de frais de carburant et de salaires pour les prétendus inspecteurs de l’ambassade; ils “étaient empochées directement par l’Ambassadeur”.

Veras, qui s’appuie sur des données et des correspondances officielles, fait remarquer que “si le Dr Leonel Fernandez s’était renseigné sur Fritz Cineas, il ne l’aurait pas accepté comme ambassadeur”. Cette opinion est partagée par un évêque anglican préférant garder l’anonymat. Il signale que certains pays comme le Canada maintiennent jusqu’à présent une interdiction de séjour à l’encontre de collaborateurs de la dictature qui, comme les frères Alix et Fritz (Toto) Cineas, sont considérés comme des “barons du duvaliérisme”.

Radio Quisqueya, qui fut le premier media de l’île à critiquer sévèrement la désignation officielle de Cineas par le gouvernement de transition haïtien au milieu du mois de décembre de l’année passée, indique “qu’il vient de l’une des plus célèbres familles duvaliéristes”, et rappelle son “implication directe dans les scandaleuses campagnes d’embauche de coupeurs de canne”. Cette information avait éte reprise par l’agence en ligne dominicaine “Clave Digital” diffusée par plusieurs stations de radio comme “une décision erronée des deux gouvernements de l’île”. D’autres sources haïtiennes signalent la participation présumée de Cineas dans la fabrication et le placement de bombes artisanales dans des actions contre des étudiants haïtiens dans son pays. Dans son article, Veras le qualifie de “terroriste”.

Depuis la démission de Guy Alexandre en décembre 2003, Haïti est restée sans ambassadeur en République Domincaine. La désignation d’Edwin Paraison, qui avait reçu le placet du gouvernement dominicain, n’a pu se concrétiser par la présentation formelle de ses lettres de créances à l’ex président Hipólito Mejia à cause des évènements politiques qui ont provoqué le départ forcé de Jean Bertrand Aristide en février 2004.

Le gouvernement de transition, dans un premier temps, avait pris contact avec Guy Alexandre. La possibilité de son éventuel retour a été rejetée par un secteur influent du gouvernement dominicain d’alors et par certains groupes politiques haïtiens en République Dominicaine contrôlés par le dénommé Peter Delatour. Ce dernier est proche de Paul Arcelin, un frère d’armes de l’ex candidat présidentiel et leader rebelle Guy Philippe. C’est ainsi qu’une manifestation a été organisée devant l’ambassade d’Haïti à Santo Domingo pour s’opposer à la nomination de Guy Alexandre.

Le retour de Cineas s’effectue selon un article de Leo Reyes daté de mars 2005,, publié dans le journal “El Nacional”, dans le cadre “d’un plan de rétablissement de la dictature duvaliériste” soutenu par l’ex général duvaliériste et actuel chancelier Hérard Abraham”. Ce plan cherchait à placer ¨à des postes clés de la diplomatie hatienne d’importantes figures du duvaliérisme dans l’objectif d’une réactivaction politique de “baby doc”. Des secteurs influents de la chancellerie dominicaine auraient, selon diverses sources, participé activement à projet dans le but de re-éditer en Haïtí le retour au pouvoir de Jaoquim Balaguer en 1986, mais cette fois avec Jean Claude Duvalier.

De facon innacoutumée, la presse dominicaine a pu couvrir, le 1er Janvier 2005 , la présentation des “lettres de style” de l’ambassadeur désigné au chancelier dominicain Carlos Morales, qui a défini Cineas comme “un ami du pays...une personne qui a toujours été bien regardé par les Dominicains”.

Un mois plus tard, Cineas a présenté ses lettres de créances au Président Leonel Fernández au palais national. Les jours précédents, le journal gratuit dominicain “Diario Libre” avait fait observer une certaine indécision de la présidence dominicaine, ce qui a été surmonté avec l’appui déterminé de la chancellerie dominicaine. Sur l’invitation de Monseigneur Agripino Núñez, recteur de l’université “Madre y Maestra” de Santiago, le nouvel ambassadeur était présent lors de la rencontre du président dominicain avec les étudiants haïtiens le 10 février 2006.

Diplomate de carrière, il évite la presse, particulièrement dans ces moments d’incertitudes politiques avec le changement de pouvoir prévu pour le 29 mars en Haïti. Cependant, il a été aperçu à l’ambassade dominicaine dans la capitale haitienne en conversation très animée avec le président élu René Préval. ; ils attendaient l’arrivée du président Leonel Fernández, qui devait participer à une rencontre avec les principaux candidats à la présidence d’Haiti, qui fut finalement annulée à la suite des incidents ayant marqué sa visite en Haïti en décembre dernier.

Conjointement avec l’ambassadeur dominicain en Haïti José Serulle, Cineas prépare la visite annoncée pour les 2 et 3 mars du président élu René G. Préval à Santo Domingo. La proclamation de sa victoire à l’élection présidentielle d’Haïti par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a fait l’objet de beaucoup d’attention et a été reçue de facon positive dans la société dominicaine. Mais jusqu’a présent, l’ambassade d’Haïti n’en a fait mention dans aucun media dominicain.

Les accusations de Veras et les considérations politiques entourant la désignation de Cineas mettent sans nul doute le gouvernement dominicain dans une situation très embarrassante.

Texte original en espagnol de Eddy Beltre
http://www.idealist.org/if/idealist/en/SiteIndex/AssetViewer/default?asset=Materials&asset-id=81773-329


ESPACIO DE COMUNICACIÓN INSULAR

www.espacinsular.org

26/02/06

 

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