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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


"Aristide ak Maryse pran lari "un titre du Nouvelliste en créole( récente mise à jour)

Publié par siel sur 25 Octobre 2015, 10:48am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Quand l'insconscient  de la rédaction du Nouvelliste parle.

Il est très rare de trouver un titre -et a fortiori encore moins un article en créole dans Le Nouvelliste.

Il  vous suffira de jeter un coup d'oeil aux derniers numéros du journal consacrés aux élections  pour le constater.

Un exemple criant : quand Martelly menace et annonce " depi se moun ki te manke m dega, m pra l ronfle yo ". Le Nouvelliste titre en français : Martelly promet de partir le 7 février et de régler ses comptes avec ses détracteurs .

Et non pas : Martelly : " Depi se moun ki te manke m dega, m pra l ronfle yo ".

Tittre qui journalistiquement parlant aurait été plus correct, parce que mettant en avant le message le plus important de l'article.

A savoir que Martelly après son mandat se préparait à pofiter du carnaval pour insulter tous ceux qui, selon lui, lui aurait manquer d'égards.

Passons sur le côté granguignolesque de  cette déclaration, venant  d'un homme qui a passé son mandat à insulter les personnes, et en général, le peuple haïtien, allant jusqu'à le traiter de voleur dans un media international.

 

Revenons au statut du créole et à sa non-utilisation ou comme dans ce cas à son emploi.

Le créole reste - Académie créole ou pas - pour la classe moyenne un patois, "notre vernaculaire" comme ils disent, se croyant encore dans un roman d'Eugène Sue.

Un vernaculaire,  seule langue parlée par la majorité de la popualtion qui est considéré comme inférieur, irrespectueux, grossier - voire laid.

Le parler des Kongo, -dans l'acception haïtienne basée sur le racisme des colons et l'ignorance  de l'histoire du royaume du Kongo- signifiant sauvage pour les Haïtiens et  opposé à la langue française, celle des moun de byen, des moun d'en haut.

 

Or, il est intéressant  que le titre d'un article informant sur la présence d'Aristide au côté de Maryse Narcisse soit rédigé en créole et dans une forme volontairement lapidaire et  vulgaire : " Aristide ak Maryse pran la ri".

Imaginons Le Nouvelliste titrant : "Martelly ak Jovenel pran la ri" pour rendre compte d'un déplacement de Martelly accompagnant le candidat de son parti, Jovenel Moïse.

Impossible n'est-ce pas.

Il aurait été jugé dégradant  dans le contexte du journal : a) d'écrire en créole, b) d'appeler le candidat Tèt kale par son prénom, c) de dire que les deux ont "pri lari"

C'est donc intentionnellement que Le Nouvelliste a choisi d'utiliser le créole pour titrer un article consacré à la sortie d'Aristide pour soutenir la candidate de son parti à la présidence.

On peut interpréter  ce choix à partir d'un séquentiel d'équivalences autour de  3 vocables

A- Lavalas = peuple = créole.

B -Créole =  peuple = Lavalas

C- Peuple = Lavalas = créole

En associant créole avec Aristide et la rue, la rédaction envoie volontairement, un message de peur : le peuple a pris la rue.

Mais en même temps l'association : rue, peuple, Aristide, Maryse Narcisse, dévoile le déni  d'une réalité factuelle  refoulée dans  l'insconscient.

A savoir que Lavalas est  un parti populaire, le parti de ceux qui parlent le créole, le parti auquel la majorité créolophone  s'identifie.

Commenter cet article

S
"Mais la confusion des prénom et nom des présidents considérés qu'elle recèle est symptomatique du peu d’entraînement de son auteur." M. Jean Tibère, vous parlez quelle langue exactement ? <br /> Prière de fournir un logiciel de traduction au prochain commentaire. <br /> De toutes les façons, encore une fois il vous faut apprendre à savoir lire avant de se risquer dans la critique. L'article n'est pas sur la confusion, il ne s'agit pas de confusion- vous par contre, être terriblement confus. <br /> Je vous donne le mode d'emploi : l'article interroge sur la nature du message envoyé à travers l'emploi à la fois du créole, des prénoms et de "lari" dans un titre.
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J
L'une des grandes marques du fanatisme, c'est d'entacher d'indigence ses victimes. Je me rabaisse, malgré moi, à réagir à ce projet d'article en qu'il semble contenir la promesse d'une critique. Mais la confusion des prénom et nom des présidents considérés qu'elle recèle est symptomatique du peu d’entraînement de son auteur. Cet exercice, vous l'apprendrez à vos dépens, est assez prenant. Ce n'est pas comme en démocratie. L’élitisme au contraire caractérise l’activité réflexive.
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