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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Haïti première république Noire au monde, premier pays à tenir des élections présidentielles avec un seul candidat (mis à jour)

Publié par siel sur 10 Janvier 2016, 11:13am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Vous savez que les élites intellectuelles et classes moyennes d'Haïti sont toujours très fières de mettre en avant, la révolution anti-esclavagiste et l'indépendance de 1804.

Sauf qu'elles sont toujours les premières, ces mêmes élites  - une fois qu'elles ont fini de bomber le torse- à baisser leurs pantalons devant "le blan".

Duvalier François est un exemple récent de l'utilisation de ce genre de rodomontades à visée de manipulation du peuple, tout en appliquant par ailleurs une politique totalement anti-nationale de chasse aux lettrés, de fermeture des laboratoires, de promotion d'une classe d'hommes et de femmes forts avec les faibles et faibles avec les forts, totalement dévoués aux intérêts étrangers.

Si on observe l'histoire d'Haïti, on peut remarquer que les crises graves ont pratiquement toujours été initiées par  cette classe de femmes et d'hommes, formatés par les écoles chrétiennes, les occupants US et les chefs des macoutes : les 2 Duvalier, qui engagent le pays dans la voie de la soumission aux diktat de la CI (les USA et leurs alliés) .

Exemples récents : les 2 coups d'Etat de 1991 et 2004.

Ce qui se déroule aujourd'hui autour des élections est un  phénomène récurrent qui s'explique par la servitude volontaire de ces femmes et hommes, principalement préoccupés d'enrichissement personnel et de pouvoir, qui se montrent toujours prêts à sacrifier le devenir socio/politique et économique de leur pays à l'autel de leur s   convoitises, haines, jalousies et ressentiments.

Duvalier François et sa descendance, de même que le secteur dit privé, n'ayant pas de racines liées à la grande geste nationale ayant abouti à l'indépendance de 1804, on peut comprendre que les valeurs et idéaux de cette révolution leur soient  aussi étrangers qu'ils le sont pour la CI.

Par contre, ce qui est surprenant, c'est de constater que les descendants - parfois en ligne directe - des héros de l'indépendance, des chefs marrons,  ou bien des milliers d'anonymes qui ont livré bataille contre le système esclavagiste,  soient parmi les premiers à collaborer avec "les forces du faire noir" qui s'appliquent avec une rare constance et détermination à maintenir l'ensemble de la population haïtienne dans la misère et le sous-développement "légal".

Ainsi, en va t-il de Martelly, dont la famille maternelle a occupé une place dans l'histoire d'Haïti,  se faisant  remarquer plutôt pour ses idées progressistes, qui, lui, animé par le désir de devenir "filthy rich" renie son héritage.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Haïti élections 2011 : protestations, Gaillot Dorsainvil président du CEP de l'époque, élections 2015Opont président du CEP et étrangers
Haïti élections 2011 : protestations, Gaillot Dorsainvil président du CEP de l'époque, élections 2015Opont président du CEP et étrangers
Haïti élections 2011 : protestations, Gaillot Dorsainvil président du CEP de l'époque, élections 2015Opont président du CEP et étrangers

Haïti élections 2011 : protestations, Gaillot Dorsainvil président du CEP de l'époque, élections 2015Opont président du CEP et étrangers

Haïti première république Noire au monde, premier pays à tenir des élections présidentielles avec un seul candidat (mis à jour)

Les ancêtres de Jovenel Moïse faisaient peut-être partie - qui sait ? - des combattants pour la liberté qui luttaient dans le Nord contre le corps expéditionnaire envoyé par Napoléon pour rétablir l'esclavage.

 

Si ces deux hommes-là, et l'ensemble de leur groupe, sont aujourd'hui capables publiquement d'arborer un profil de Conze, sans honte aucune, c'est que le travail de mémoire en Haïti, n'a jamais été fait.

Quand je parle de travail de mémoire, il ne s'agit pas uniquement du rappel des atrocités duvaliériennes, militaires, fraphistes et autres. Mais d'un temps bien plus ancien qui renvoie au génocide des Taïnos et Arawaks, à l'esclavage, aux luttes des Marrons. Une grande partie de l'histoire d'Haïti a été occultée, comme si ce pays n'avait commencé d'exister qu'à partir de son indépendance.

Les intellectuels, à quelques exceptions près, se sont contentés de jouir de la rente que leur offrait cette geste de 1804, pour se présenter devant le monde extérieur comme des héritiers de cette histoire exceptionnelle. Et d'en tirer tous les bénéfices possibles.

Reléguant, ce que M. Barthelemy, a qualifié de "pays en dehors", à savoir la majorité de la population, dans un no man's land.

Ils  en sont même arrivés  à tirer une vantardise de ce qu'ils ont appelé un "paradoxe" - recours à la sémantique - qui consisterait à considérer comme un miracle le fait qu'ils représentent la plus importante littérature de langue française, dans un pays créolophone et avec un niveau élevé d'analphabètes.

Cette histoire de "paradoxe" que les Occidentaux ont eu plaisir à répéter dans tous les discours sur  la  littérature  haïtienne m'a toujours fait rire.

C'est comme si on pouvait s'étonner que dans la France dite des Lumières, la majorité de la population était illettrée. Alors qu'il s'agit tout  bonnement d'une question de captation du capital intellectuel par une minorité en vue de conserver le pouvoir du savoir. 

 

Comme les intellectuels haïtiens qui se sont engagés dans la voie de la démystification de cette fable de "paradoxe" ont été pour la plupart assassinés, le discours fallacieux, qui consiste à monter en épingle une minorité et à discriminer une majorité, n'a rencontré aucun obstacle majeur et s'est épanoui et répandu dans toutes les classes sociales.

Ainsi, les enfants des "pitit soyet", les enfants de "familles monoparentales" au comportement douteux selon Théano (qui oublie que ses mentors Duvalier François et son épouse, Simone, sont issus de ces familles sans pères)  se sont empressés de s'intégrer à la famille du "paradoxe" qui pond moult sociologues, psychologues, politologues...Etc;  au service des ONG. Et qui se gardent bien d'apprendre à lire et à écrire à leurs mères. 

De même que les intellectuels tirent une fierté d'être des lettrés dans un monde peuplé d'illettrés, les enfants de familles monoparentales ayant eu la chance de faire quelques études- grâce en grand partie au travail de leurs mères-  portent comme une décoration à la boutonnière, le fait que leurs mères soient analphabètes. 

 

Ce sont ces 2 groupes d'hommes et de femmes : intellectuels isssus de la bourgeoisie et des classes moyennes et nouveaux intellectuels issus de la paysannerie et des classes populaires qui se sont associés, à partir de la "révolution duvaliérienne" avec les tenants du pouvoir économique et la CI pour maintenir un statu quo qui leur garantissait leur statut de "paradoxe à vie" et les bénéfices afférants à la fonction.

En somme des personnages exceptionnels poussant dans du fumierDe même que l'étaient les "nègres à talents", les "nègres de maison", les Affranchis, les Mulâtres dans une société esclavagiste.

Ne soyez pas étonnés s'ils en arrivent  aujourd'hui  à tirer une certaine fierté d'être" le premier pays au monde à tenir des élections avec un seul candidat".

Rien de ce qui puisse rabaisser le pays et promouvoir leurs intérêts personnels ne leur est étranger dans la mesure où étrangers à eux-mêmes, ils ne savent ni d'où ils viennent, ni où ils vont.

 

Sinon, j'ai lu  sur le net, ce texte du journaliste Even Dubois dans lequel il crie sa révolte et l'impuissance collective face à cette nouvelle offensive de la CI contre Haïti , menée avec la complicité des locaux- ceux dont je vous ai parlé plus haut.

 
Evens Dubois
22 min · 
Se entere sou sak te pase 29 fevrye 2004 nap peye. Nou poko prèt pou remèt manman lajan.
Se kounye a, moun an Haiti ap fe fas ak yon reyalite : okipasion se yon bagay ki led ki brital. Gade sa Kominote entènasyonal la ap fè peyi a ,Core Group la ap foure yon lot Fantoch lan gagann nou.
Yo trete pep la tankou retarde, nou pa konn sa ki bon pou nou, nou gen pwoblem mantal. Ki donk fok yo fe brital pou yo enpoze sa yo vle a.
Eske nou raplenou 5 kan oparavan? Sekte Gnb a te dewoule tapi wouj pou machann Gouyad yo rele Michel Martelly alias Sweet Miki.
Lan tet pa yo li ta pral fini travail ki te koumanse sou Gwo Gera...Daye ou te konn tande sa yo te konn di: bay Martelly yon chans, li pi bon pase sak te pase avan yo.Yo panse tip la pa gen eksperyans, yo pral manipile l, yo te panse Fantoch la pral yon "Bonhomme Coachie". Se byen konte mal kalkile. Yo pat janm met lan tèt ke nonm sa redevab a yon sel moun : met li Kominote entenasional. Yo sèvi avel pou yo sal figi pep Haitien an. Yo pa bezwen konnen si Haiti Cherie ka tounen Etiopi, Rwanda, Siri,Yemen Burundi, pou nou site kote sa yo. Daye kite mele Kominote entenasional : Haiti pa peyi yo. Pran nenpot peyi ki andedan Core Group la, yo pat permet fe lakay, sa yap fe an Haiti a.
Elit yo pa jennen yo akeyi sak te pase 9 out ak 25 oktob la san gwo pwoblem. Kouman peyim fe pwodui mod moun sa yo ? Kote yo jwen mod vomisman/ekskreman sa yo ? Menm etranje nou bay ospitalite, yo rich lan mizè nou.
Guess what ? Se yo kap fè konplo pou anfonse peyi adopsyon yo a lan plis twou. Kominote entenasyonal pa tap pèmèt li bannou chef si te gen moun lan peyi a. Haiti Cherie poko pare e li pap janm pare pou zak sasinay Kominote entenasyonal la pral fe sou li la.
Ki solisyon pou nou ta kwape male pandye sa? Se ta rele Anmweyyyy Anmweyyyy.
Men yo gen kontwol media ki gen ekout yo lakay a bo isit. Sak ta pi bon,seta yon priz de konsyans moun ki fè peyi a mal depi eleksyon malatchong yo. Si moun tankou Marie Carmel Paul Austin ki te pran poz fanm de goch pwogresis, nasionalis li, Rosny Desroche , Himmler Rebu, jounalis kap fe vye analiz pou manipile lespri moun, te pran konsyans. Youn lan pi gwo sèvis yo te ka rann peyi a, se pou yo te al mare tèt yo lan baryè anbasad Core Group, vide gaz sou yo epi pase alimèt. Sa a tap atire atansyon lemond antye sou ka Haiti.
 

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