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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Lu sur le net :" Mais, ils oublient ou ignorent que l’égrégore national haïtien qui a favorisé l’indépendance est fondé sur le Christianisme comme il est présenté dans la Sainte Bible." (mis à jour)

Publié par siel sur 26 Juillet 2017, 21:52pm

Catégories : #LU SUR LE NET, #REFLEXIONS perso

Autodafé. Chasse aux soit-disant sorcières et sorciers s'achevant par leurs assassinats en place publique. Un truc à la Duvalier F.

Autodafé. Chasse aux soit-disant sorcières et sorciers s'achevant par leurs assassinats en place publique. Un truc à la Duvalier F.

Cette sentence me laisse baba, skotchée, "estupéfaite", interloquée, ébahie, accablée...

Bref, les bras m'en tombent.

Où diable les Haïtiens vont-ils chercher de telles sornettes ?

On croirait qu'il est d'une importance vitale pour eux d'inventer des histoires à dormir debout afin de justifier leur adoption du christianisme, la religion des esclavagistes et des colons.

Et pour légitimer leur incapacité de gérer un tout petit pays de 27 750 km2  de manière rationnelle et harmonieuse.

L'individu qui a écrit ce machin est celui qui avait demandé que les Haïtiens fassent un jeûne  collectif afin que Guy Philippe soit libéré. Ceci,  avant que M. Philippe ne décide d'avouer sa culpabilité. Depuis, de M. Philippe, il n'en parle plus. Case close.

Et en avant  ! Le voici qui enfourche un nouveau dada : l'homosexualité serait à la base de tous les maux d'Haïti,  de Duvalier J-Cl qu'il taxe d'homo, en passant par Martelly à aujourd'hui avec  le régime de l'inculpé fait-président  qui serait, selon lui, un nid d'homos et de lesbiennes.

Je ne sais pas si les gay pullulent dans l'administration Lafontant/Jovenel, mais je me demande par quel tour de magie cette omniprésence - affirmée par l'auteur - aurait une responsabilité dans la politique menée par le FMI, la BM et les dirigeants haïtiens.

Il me semble de préférence que ce sont des croyances farfelues comme celle qui prétend que le christianisme aurait " favorisé l'indépendance d' Haïti" qui, dans une certaine mesure, en enfermant les Haïtiens dans un trou sans fond, hors du réel, ont leur part de responsabilité dans la gestion tèt an ba de ce pays

Certains Haïtiens sont constamment à la recherche d'un bouc-émissaire et de son corollaire le miracle qui devrait faire jaillir le nirvana. Comme on le voit actuellement avec "l'élu de dieu", sa caravane, son électrification de tout Haïti 24h/24 en 24 mois, son armée pour sauvegarder la souveraineté nationale... Etc.

Bien évidement, ces niaiseries sont le résultat d'un infantilisme gnbiste, allié à une forme de paresse consistant, au lieu de travailler sur les racines des problèmes à mettre des pansements. A faire semblant, cortège officiel en faisant foi, d'être député, sénateur, ministres, chef d'état, etc. Alors que les donneurs d'ordre viennent de la CI.

A une certaine époque, notamment en Allemagne, les saintes église catholiques et protestantes ont pratiqué une chasse féroce aux sorcières. Quantité de femmes désignées comme sorcières ont été torturées, assassinées, brulées vives. Ca ne badinait pas.

 

À la suite du début de la chasse aux sorcières au début du XIVe siècle, après l’émission de la bulle Summis desiderantes affectibus d’Innocent VIII de 1484 (précédée en 1326 par la bulle de Jean XXII Super ilius specula), et la parution d’une quantité grandissante d’ouvrages démonologiques diabolisant l’imaginaire du sabbat, commence un mouvement d’arrestations systématiques dans toute l’Europe.

On peut observer ce phénomène principalement en Allemagne, en Suisse et en France, mais également en Espagne et en Italie. Cette première vague dure environ jusqu’en 1520. Puis une nouvelle vague apparaît de 1560 à 1650. Les tribunaux des régions catholiques mais surtout des régions protestantes envoient les sorcières au bûcher. On estime le nombre de procès à 100 000 et le nombre d'exécutions à environ 50 00020. Brian Levack évalue le nombre des exécutions à 60 00021. Anne L. Barstow révise ces nombres et les élève à 200 000 procès et 100 000 exécutions en prenant en compte les dossiers perdus22. Mais Ronald Hutton fait valoir que l'estimation de Levack prenait déjà en compte les dossiers manquants, lui-même penche pour 40 000 exécutions23.

L'inquisition est établie par le pape Grégoire IX en 1233, il s'agissait d'enquêter sur les hérétiques ceux qui ne suivaient pas la doctrine catholique romaine.

En Espagne, en 1478, les souverains Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille vont en faire une affaire personnelle afin de pourchasser, juifs et musulmans, soit-disants sorciers

"L'Inquisition devient dès lors un organisme étroitement inféodé au pouvoir royal et celui-ci en use pour consolider l'unité fragile du royaume. Elle traque non seulement les faux convertis mais aussi les supposés sorciers, sodomites, polygames...

Le dominicain Tomas de Torquemada, premier inquisiteur général de 1483 à 1498, se signale par ses excès, lesquels suscitent la réprobation du pape Sixte IV. Il aurait envoyé pas moins de 2.000 personnes au bûcher."

 Les histoires de sorcelleries sont présentes dans le monde entier, sur tous les continents, dans toutes les cultures. Il se trouve que pour sortir leurs sociétés de cette aliénation, de cet esclavage mental pas du tout productif, les hommes ont développé ce qu'on appelle les sciences, lesquelles ont apporté une compréhension de certains phénomènes et développer des potentialités - comme l'électricité qui, par exemple aura permis à une ville comme Paris de se débarrasser des  brigands dont elle était infestée.

De sorte que, si,l'inculpé fait-président revoyait à la baisse son programme et qu'il la jouait modeste et arrivait à électrifier ne serait-ce que les rues de Port-au-Prince, les activités commerciales se multiplieraient, les bandits seraient moins nombreux (les dits lougawou aussi). 

Et la société pourrait faire l'économie de se lancer dans une nouvelle chasse aux sorcières, après celle des Marrons du temps de l'esclavage, des  kamoken, des kominis, des lavalas. Et grâce à la lumière les individus pourraient se voir tels qu' ils sont et pas comme les ombres portées du mythe de la Caverne.  

Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné, comme dans le mythe de Sisyphe  à la répétition.

 

La croyance à la sorcellerie ne peut se comprendre qu'en se replongeant dans les mentalités anciennes. Dans ce contexte culturel, la nature est peuplée de forces surnaturelles. Un humain peut, par divers procédés (invocations, rituels), les mettre temporairement à son service pour faire le bien ou le mal. Dans ce dernier cas, le sorcier supposé est perçu comme n'importe quel criminel, donc poursuivi et condamné comme tel. Le plus souvent, il ne s'agit pas d'un procès devant un tribunal, mais simplement d'une vengeance collective, d'un lynchage populaire. Dans l'Europe païenne de jadis, comme dans le Moyen Âge chrétien, il suffit parfois qu'une personne tombe malade, qu'une grange brûle ou qu'une vache meure sans cause apparente, pour que la communauté villageoise désigne un coupable que son comportement ou sa marginalité a rendu suspect – souvent un berger (qui vit à l'écart), ou le meunier ; parfois une vieille femme solitaire. On le violente, on le soumet à une "ordalie", on le tue sommairement par bastonnade, noyade ou pendaison – rarement par le bûcher1.

Et pour info, l'étymologie du mot égrégore.

Ce qui en passant est un rappel à une autre catégorie de gens bizarres qui clament que puisque le créole ou l'ayisyen vient du français, il doit impérativement respecter l'orthographe de cette langue. 

Voici comment s'écrit égrégore en grec :  έγρήγορα, transformé par l'ensemble des langues qui l'ont emprunté.

égrégore
Étymologie

Deuxième moitié du XIXe siècle) Le terme égrégore apparaît en 1857 dans la langue française sous la plume de Victor Hugo dans La Légende des siècles (L'Italie - Ratbert).
Du latin ēgrĕgĭus (« choisi, de choix, d’élite », littéralement « hors du troupeau »), dérivé de grex, gregis, qui a donné egregio en italien, egregio en espagnol, ainsi qu’ egregious en anglais.
Cependant, c'est dans le grec ancien qu'il faut chercher l'étymologie et la logique du vocable "égrégore". Celui-ci s'entend aussi bien dans έγρήγορα (égrègora), parfait d'έγείρω, faire lever, éveiller, réveiller, que dans le verbe dérivé έγρηγοράω (égrègoraô), être éveillé, ou le substantif féminin έγρήγορσις,εως (égrègorsis), veille, ou encore les adverbes έγρήγορότως (égrègorotôs) et έγρηγορτι (égrègorti), signifiant tous deux en veillant.
René Guénont rappelle par ailleurs que "ce mot est purement grec et n'a jamais signifié autre chose que « veilleur ». On sait d'ailleurs que ce terme se trouve dans le livre d'Hénoch, où il désigne des entités d'un caractère assez énigmatique, mais qui en tout cas, semblent bien appartenir au « monde intermédiaire »; c'est là tout ce qu'elles ont de commun avec les entités collectives auxquelles on a prétendu appliquer le même nom.»[1]
Victor Hugo en fait un usage adjectival dans Le Jour des rois[2] :

Harizetta, Wermond, Barbo, l’homme égrégore

et utilise le terme en tant que substantif avec un sens obscur et, contextuellement, cabalistique :

Un vieillard
Se troublerait devant ce jeune homme ; il sait l’art
D’évoquer le démon, la stryge, l’égrégore ;
Il teint sa dague avec du suc de mandragore.

Il semble être le créateur de ce mot, et le suffixe en -ore, justifié par la rime. La très large diffusion de La Légende des siècles a assuré la pérennité de ce qui aurait pu rester un hapax.
L’utilisation en tant que substantif avec le sens actuel semble être le fait de Stanislas de Guaita, co-fondateur de l’Ordre kabbalistique de la Rose-Croix.

https://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9gr%C3%A9gore

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