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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Lu sur le net : VéritéSouTambou • an hour ago Kote ob PetroCaribe ya ? Kote taks $1.50 USD sou transfè ak $0.50 USD sou apel telefonik yo ? Kote kob ...

Publié par siel sur 28 Août 2020, 14:57pm

Catégories : #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Louis Joseph Janvier archives Cidihca.

Louis Joseph Janvier archives Cidihca.

... Kote kob senatè ak depite yo epi Jovenel Moyiz te di kob sa yo pral konstwi lekol ? Kote tout milyon Unicef bay pou konstwi lekol yo? Kote tout milyon BRH ap dekese yo?

A propos d'un reportage fait sur l'état déplorable dans lequel se trouve le Lycée Louis Joseph Janvier construit par l'ex-président Aristide.

Comme vous le savez, d'une manière générale, les dirigeants politiques  haïtiens et ce qu'il est convenu d'appeler société civile( petite bourgeoisie d'origine paysanne, héritière de la culture de prédation et de violence des 2 Duvalier) , ne s'intéressent nullement aux symboles.

Vous avez vu ce qu'ils ont fait en 2004: boycotter les 200 ans d'indépendance de leur pays sous l'ordre de personnes telles qu'Apaia, que la lutte des captifs Africains mis en esclavage, ne fait ni chaud, ni froid, ne fait pas partie de leur histoire.

Vous avez vu comment généralement les monuments historiques ne sont pas entretenus.

Vous avez également pu constater leur absence d'empathie et de respect pour les victimes du séisme qu'ils ont choisi d'aller enterrer à TiTanyen un espace - même si Préval aura voulu le rebaptiser St Christophe pour brouiller les mémoires- dans lequel était enterré les victimes des 2 Duvalier.

De plus ils n'ont pas jugé bon de de construire un mémorial, parce qu'il est hors de question dans leur entendement de fascistes,  de faire du beau, du bon et du bien, d'investir de l'argent pour des pauvres dont les corps ramassés à la pelleteuse ont été enfouis  dans ce lieu maudit.

De même,  demander  à un Martelly,  à un Jovenel ou à un Charlot Jacquelin fils, qui était Louis Joseph Janvier  c'est l'équivalent de leur demander qui était le colonisateur et génocidaire Hernan Cortes.

C'est déplorable mais c'est ainsi que vont les choses.

On n'y peut rien pour l'instant, et la bataille pour la dignité du peuple haïtien dont Louis Joseph Janvier s'était fait un champion n'a jamais été facile.

Et elle  l'est encore  moins en ce moment où,  après le passage du rouleau compresseur  de l'obscurantisme et de la violence de 1957 à 1991, l'ignorance, l'arrogance, le mépris sont pratiquement le  bagage commun à la classe dirigeante actuelle, des politiciens, des tonitruants auto-proclamés directeurs d'opinion,  - ils sont frekan, c'est disent-ils leur lettre de noblesse- lesquels éduqués dans la sottise du catéchisme "luciférien" : Je crois en toi Duvalier", "Tout pouvoir vient de dieu",  ont comme horizon indépassable le temps paradisiaque des macouto/militaro/duvaliéristes.

Et comme seule référence : " di tan Divalye" où le pays comptait plus de 80% d'analphabètes, que la population crevait de faim (peut-être pas leurs familles à eux pour raison de liens avec la macouterie);  et que la corruption ( celle dont le pays a hérité et qui s'est exprimée dans toute sa force avec la dilapidation systématique des Fonds PetroCaribe) qui nourrissait les hauts fonctionnaires, les hauts gradés de l'armée, les gwo zouzoun, les zotobre, les chefs macoutes empêchait tout investissement dans les infrastructures ( routes, centres de santé, écoles, universités, centres sportifs, et les industries)

Une nostalgie nauséabonde qui confirme l'échec de l'éducation à la fois académique, familiale, morale, l'intériorisation de la culture du mensonge, de la violence, de l'indignité.

 

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Voici un extrait de sa biographie publiée sur le site île en île

"Et c’est précisément en raison de cette représentativité des héros de l’indépendance – et de cette responsabilité d’Haïti à l’égard d’une négritude avant la lettre – que Janvier donne une leçon à Cochinat et à tous ceux qui se gaussent, en rappelant les noms occultés par l’Histoire racontée par les Blancs :

Héros et vaillants de 1803 dont je veux bien remettre les noms sous tes yeux de nègre, car tu leur dois en grande partie la faculté dont tu jouis d’insulter aujourd’hui leurs fils, et cela – chose très grande ! – chez eux, pendant que tu es chez eux et que tu manges les miettes de leurs tables.
Ils s’appelaient Dessalines et Pétion, Geffrard et Capois, Férou et Toussaint-Brave, Christophe et Cangé, Vernet et Gérin, Jean-Louis François, Magny, Louise Gabart et Boisrond-Tonnerre.
Si tu t’étais rappelé ces noms au lieu de faire rire des Haïtiens actuels, tu eusses voulu que toute la race noire adorât à deux genoux la mémoire de leurs aïeux. […]
Et je dis à M. Cochinat : Manant, apprends à vivre et parle avec respect des petits-fils de Toussaint-Louverture auquel tu dois tant et auquel vous devez tant, vous tous, enfants de l’Afrique qui habitez l’Amérique.  (La République d’Haïti et ses visiteurs)

En 1884, Janvier publie Haïti aux Haïtiens, dans lequel il revendique l’interdiction de céder quelque partie d’Haïti aux étrangers. Les États-Unis tentent de prendre possession du Morne Saint-Nicolas et, en Europe, l’impérialisme trouve ses justifications dans un racisme scientifique désormais installé : « on a colporté partout la nouvelle que nous étions des sauvages, afin de nous mieux intimider et de nous mieux rançonner ; ceux qui nous léchaient la main chez nous nous appelaient singes en Europe ». Dans ce texte paraît pour la première fois une tentative de programme à la fois social et religieux : redistribuer les terres des grandes propriétés aux paysans et « protestantiser » Haïti. Le catholicisme concordataire est, selon Janvier, un facteur de régression sociale et économique. Ces deux axes seront par la suite maintes fois repris.

Également en 1884, Janvier fait paraître Le Vieux Piquet où il rend compte de la situation paysanne par la fiction. Dans ce court roman – sans doute l’une des premières lodyans (audiences) de la littérature haïtienne – il rassemble l’état de servitude d’avant l’Indépendance et la condition des paysans au moment des guerres civiles. Il pose comme un fait accompli la séparation des Haïtiens entre, d’une part, le pays en dehors et, d’autre part, les villes de la côte. Entre les deux, les rancœurs se sont accumulées et les tensions ont culminé dans des guerres civiles fréquentes. Le texte se termine par une charge contre les écrivains qui occultent, en la rendant illégitime, la parole des exclus : « Notre sang fut versé à flots. Encore une fois nous fûmes vaincus, écharpés, écrasés. C’est depuis lors surtout que, dans les livres qu’ils sont seuls à écrire ou qu’ils ont fait écrire, les fils des fusilleurs nous traitent de misérables, d’infâmes, de pillards et d’insolents ! Quelle menteuse canaille et quels bandits ! ». Ainsi Janvier pose la question essentielle de la littérature haïtienne : pourquoi le roman haïtien représente-t-il des êtres qui sont dans l’incapacité de répondre à et de critiquer cette représentation négative ? Les écrivains du XXème siècle sauront se souvenir de cette charge qui questionne l’origine du récit.

Il publie la même année L’égalité des races, réponse à une affirmation de Renan qui avait posé leur inégalité. Janvier attaque le penseur, figure majeure de l’intelligentsia française sur le triple plan de la morale, de l’histoire et de la raison scientifique. Il reproche à Renan d’avoir failli à ses propres engagements d’homme de culture. Janvier critique l’aveuglement du savant devant la condition réelle des esclaves noirs : Renan considère l’inégalité sociale comme une inégalité de nature. La marche de l’histoire et la diffusion des idées des Lumières montrent, au contraire, que les esclaves sont sortis de l’état inhumain dans lequel ils étaient confinés :"

Et voici donc l'occasion en parcourant ce lien de vous informer.

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