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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


RD/ Danilo Medina admet que le PLD( son parti) ne méritait pas de rester au pouvoir. Trop de népotisme, trop de corruption.

Publié par siel sur 19 Septembre 2020, 01:43am

Catégories : #AYITI-RD relations, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

“A mí me llenaba de angustia cada vez que yo recibía un compañero y me pedía al hijo allí, al hermano allí, al otro allí, al primo allí… es a tu familia que tú quieres ayudar y al resto que se lo lleve el mismo diablo. Tienen que meditar qué es lo que hicimos (para) que, haciendo el mejor gobierno de la historia de República Dominicana, la gente no quiso ir a votar por nosotros. No le echen la culpa a funcionarios y miembros del Comité Político, revisémonos todos”, exhortó.

Una vez efectuada esa autocrítica, entonces “hay que preparase para decirle al país -no al partido- que estamos en condiciones de transformarnos, para los vicios que teníamos del pasado poderlos superar”.

En résumé il dit qu' "il était plein d'angoisse à chaque fois qu'il recevait un camarade ( du parti)  qui le sollicitait pour son fils ici, son frère là, l'autre ici, le cousin là... C'est leurs familles qu'ils veulent aider. Et quant au reste (de la population) qu'ils aillent au diable.... Normal que la population n'ait pas désiré voter pour nous...Les fonctionnaires et les membres du Comité politique ( du PLD) n'en portent pas la responsabilité, nous devons faire un examen collectif.

Ce propos  renvoie à ce que les Haïtiens appellent le moun pa,  forme de corruption courante en Haïti et tout particulièrement sous les tèt kale où les missions étrangères se sont remplies de gens sans aucune qualification. Et c'est le même phénomène de la présidence, en passant par les ministères, les institutions, de l'Etat, les parlements, la police, la justice.

Medina poursuit : "Une fois que  que cette autocritique aura été effectuée, nous devons nous préparer à    dire au pays - pas au parti- que les conditions sont réunies  pour corriger les vices  (les défauts) du passé. 

Dans ce même article Medina évoque les conflits au sein du PLD entre partisans de Leonel Fernandez et les siens. ( Rappelez-vous qu'il y a eu une scission, Leonel ne reconnaissant pas le choix d'un autre candidat que lui aux primaires pour représenter le PLD aux élections. Et, du coup, s'était présenté de son côté) Medina déclare donc que,  de même que dans un mariage, les partenaires divorcent, ceux qui désirent quitter le parti sont libres de le faire. C'est-à-dire qu'il se positionne définitivement comme chef du PLD face à Leonel Fernandez. Et qu'il prépare la restructuration du parti en vue des prochaines joutes électorales.

Pourquoi, je vous raconte tout ça ?

Pour illustrer les différences entre les dirigeants politiques d'Haïti et de la RD.

Vous savez, que c'est devenu un leitmotiv, chez les Tèt kale et les marchands de micro de pleurer sur la réussite économique de la RD par comparaison avec Haïti.

Je voulais donc attirer votre attention sur le fait que ces dirigeants, en l'occurrence l'ex-président de la République était capable de faire une autocritique de son parti et de son administration.

Et d'autre part, que ce président ne s'était pas improvisés de faux producteur de bananes, inculpé pour présumé blanchiment d'argent. Medina a derrière lui une longue carrière politique. Et l'actuel président  Abinader de même.

De manière à ce que les "canards sauvages" comprennent que l'instabilité politique est tout d'abord une conséquence de l'incompétence des dirigeants.

Et que c'est cette incompétence qui produit des troubles sociaux. Quand vous improvisez une caravane, quand vous n'avez aucun plan de sécurité publique, d'éducation, de santé... Etc. De cette absence de planification ne peut naître que le chaos, le banditisme légal, la criminalité d'Etat.

Des marchands de micro se lamentent sur l'absence d'investissement étranger, laquelle serait liée aux troubles sociaux.

Ces propagandistes ignorent que nul ( à part les pakapala escrocs( AL Fayed par exemple, très présents sous les Duvalier - et sous Martelly/Jovenel également), n'iront mettre leur argent dans un pays où les dirigeants sont des amateurs qui agissent comme des poulets sans tête.

Est-ce qu'un n'importe quidam irait placer son argent dans un projet de production et d'exportation de bananes, dont l'initiateur du projet ne connaît rien au marché international de la banane - un marché détenu par trois ou quatre grands groupes - et ne lui a jamais présenté un plan financier et de marketing ?

Bien entendu, la réponse est non.

Ce qui est valable dans le domaine du privé l'est tout autant dans celui de l'Etat.

Les " bouki", travaillés au corps par les directeurs de désinformation, émission après émission, ont avalé cette banane que les journalistes commerçants, dépourvus de connaissances et d'éthique professionnelle, leur ont "vendu"( courtoisie V. Numa)   Et se retrouvent bananés".

C-à-d, escroqués jusqu'aux os par un histrion hystérique, menteur pathologique qui, question exportation de bananes, aura de préférence exportés au Chili et au Brésil ses bananés, adeptes de la servitude volontaire.

Des dirigeants compétents et conscients du bien commun ( et non des arrivistes sociopathes) , n'en déplaise aux marchands de micro et "youtubeurs " alliés,  sont les bases, la  fondation à partir de laquelle les étrangers, ceux de la diaspora peuvent  penser investir dans le pays.

L'Espagne de Franco, comme, son amie,  l'Haïti des Duvalier, exportait ses pauvres. Ici toutes les femmes de ménage, les bonnes, les gardiennes d'immeuble s'appelaient  toutes Maria. (Il y avait aussi les Portugaises exportées par le dictateur Salazar)

Quels hommes d'affaires étrangers ( mis à part les escrocs)  investissaient dans l'Espagne de Franco où la dictature faisait régner l'ogre, "le tonton makout" local et l'ordre de la peur?

Personne. Pourtant, la stabilité politique était bien là, le baboukèt et la répression marchaient à plein régime. Pas de grèves, pas de manifestations :ils appellent ça la paix sociale. C-à-d, la paix des cimetières.

Ce n'est qu'à la chute de Franco que l'Espagne a commencé à avoir un plan de développement économique. Et que les "Maria" se sont faites plus rares en France.

 

 

 

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