Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Voici un autre article qui propose une réflexion sur les énergies en France qui pourrait vous intéresser.

Publié par siel sur 21 Décembre 2020, 23:51pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI ECONOMIE, #CULTURE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

EXTRAITS

"Notamment pour un secteur stratégique comme celui de l’électricité…

L’électricité est indéniablement stratégique. Les hôpitaux en dépendent ainsi que de nombreuses activités économiques ou individuelles. Imaginons un instant ce que serait une vie ponctuée de coupures fréquentes et d’appels à des générateurs diesel individuels pour pallier la défaillance du réseau. Inimaginable ? Pourtant de nombreux pays du Sud subissent ces conditions.

Même aux Etats-Unis, les vendeurs de générateurs ou de batteriesélectriques incitent les plus fortunés à s’équiper en prévision des défaillances du réseau électrique. Voulons- nous emprunter cette voie ? Evidemment, non, pour des raisons de sécurité, de bien-être et d’équité.

Non encore, au vu du rôle attendu de l’électricité pour lutter contre le réchauffement climatique, notamment en France avec un taux d’émission de CO 2 par kilowattheure parmi les plus bas au monde. Mais le pire est-il impossible ?

… dont le réseau est mis au défi d’une transition de l’énergie vers des sources intermittentes

L’Etat a décidé dans sa Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) qui vient d’être publiée de ramener la production nucléaire à 50% et de la compléter par des productions éolienne et solaire qui sont des énergies intermittentes qu’il faut gérer. Nous annoncions dans une publication de 2015 que ceci conduirait à rendre difficile l’équilibrage du réseau électrique.

Ce pronostic s’est réalisé cette année au cours de la période de confinement. Dans un récent article, France Stratégie note qu’avec une baisse de consommation de près de 20%, “ la crise augmente la part relative des énergies renouvelables intermittentes dans la production d’électricité, ce qui accroît la volatilité des volumes produits […] et nécessite la présence de plus de moyens flexibles sur le réseau.”

Signe précurseur à l’été 2019, le Royaume Uni a subi une longue coupure générale. L’Allemagne n’a pas eu encore à en pâtir grâce à sa position centrale dans le réseau européen qui a permis de réguler sa production intermittente. Et France Stratégie conclut, “les conséquences de la chute d’activité sur la consommation d’électricité invitent à réexaminer la robustesse des systèmes français et européen de production, de transport et de distribution d’électricité.” [FS] .

Cette demande est confirmée par une récente étude [VGB] qui montre que la puissance garantie par le parc éolien européen ne dépasse pas 5% de la puissance installée. Dans le cas de la France prévue par la PPE pour 2028, le parc éolien aura une garantie de puissance de 2 GW alors que la consommation électrique pourra atteindre 100 GW en pointe.

Des moyens pilotables sont nécessaires pour la sécurité du réseau électrique, fait crucial que les stratégies énergétiques française et européenne ne peuvent ignorer.

L’hydroélectricité, source non carbonée apporte une réponse à l’enjeu de flexibilité et de stockage

Quand on recherche des moyens flexibles pour augmenter la robustesse du réseau, l’hydroélectricité occupe une place de choix. Avec 25,4 GW de puissance installée en France, elle peut ajuster sa puissance nominale à la demande plus rapidement que la plupart des énergies pilotables.

Elle offre le premier moyen de stockage de l’électricité, de loin le plus vaste et au meilleur rendement, grâce aux stations de pompage STEP et aux réserves des barrages.

Selon toute vraisemblance, à l’horizon de 2050, les STEP représenteront la moitié de cette capacité de stockage grâce à leur maturité, leur durée de vie et leur faible coût au kWh. En outre, l’hydroélectricité a le taux de retour énergétique (rapport de l’énergie produite à celle dépensée pour le cycle de vie de l’installation) le plus élevé, offrant ainsi une utilisation optimale de l’énergie.

Aux dires du GIEC, elle est aussi, de tous les moyens de production, la moins émettrice de gaz à effet de serre au cours du cycle de vie, bel atout contre le réchauffement climatique. [EE] L’hydroélectricité est donc une filière stratégique pour la réussite de la transition énergétique en France, en Europe et dans le monde.

L'article dans le lien.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents