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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Maati Monjib: «La police politique gouverne au Maroc: l’atmosphère est irrespirable» PAR RACHIDA EL AZZOUZI ET ROSA MOUSSAOUI (L’HUMANITÉ)

Publié par siel sur 1 Janvier 2021, 18:23pm

Catégories : #INTERNATIONAL, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ROSE RAKET, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Ceci est un exemple de ce que préparent JOJO tèt pa dwat et ses sycophantes qui ne l'ont pas non plus  sur les épaules et qui comme DORÉ répètent dans toutes ses communications avec les médias le mot " cohésion" ( un mot qu'il semble avoir découvert avec l'ANI) mais qui en matière de  répression, de vols et d'injustice sont des spécialistes en division de la société.

Vous savez qu'avec cette formule "atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat" dans un pays où règne l'autoritarisme, où la justice est au service du pouvoir, vous pouvez accuser n'importe qui de n'importe quoi pour des raisons politiques ou simplement crapuleuses (lui voler ses biens).

Il s'agit d'un vrai danger dont, malheureusement, la majorité des Haïtiens n'en prennent pas la mesure parce qu'une série de bouffons et de clowns payés pour ça  leur répète la chanson " dans tous les pays existent un service d'information" - comme ils leur pilonnaient  le cerveau avec leur stupide " kite peyi m mache" de manière à pouvoir sous ce rideau de fumée, dilapider les Fonds PetroCaribe.

Et pour la nième fois, je le dis encore une fois en ce début d'année : si vous laissez les cabris sortir de l'enclos, une fois qu'ils auront tout dévoré, il sera trop tard de crier fermer la barrière. Il sera trop tard pour vous plaindre, pour crier, manifester, pleurer et enterrer vos morts. Il sera top tard quand vous serez obligés de fuir le pays "par piles et par paquets" abandonnant le pays de vos ancêtres à la mafia locale et internationale.


Il y a un mois, le 23 novembre, douze organisations internationales de défense des droits humains dont l’ONG Human Rights Watch appelaient les autorités marocaines à mettre fin à la campagne de « harcèlement policier et judiciaire » que subit depuis plusieurs années l’intellectuel et opposant marocain Maati Monjib. Leur appel aura été vain. 

Maati Monjib, l’une des voix critiques les plus emblématiques du règne de Mohammed VI, à l’origine de l’Association pour le journalisme d’investigation, a été arrêté mardi 29 décembre et incarcéré à la prison d’El Arjat dans la banlieue de Rabat. Cet historien, défenseur des droits humains, venait de s’asseoir à la table d’un restaurant de la capitale en compagnie du journaliste et activiste Abdellatif El Hamamouchi lorsque des hommes en tenue civile, débarqués de deux voitures de police, ont procédé à son interpellation.

L’incarcération de Maati Monjib fait suite à une enquête ouverte au début du mois d’octobre par la justice marocaine qui le soupçonne de « blanchiment de capitaux ». Selon le communiqué du Procureur du roi, publié à l’époque, le parquet a été saisi par une unité spécialisée pour « un inventaire de transferts de fonds importants et une liste de biens immobiliers » qui « ne correspondent pas aux revenus habituels déclarés par M. Monjib et les membres de sa famille ».

À la fin du mois d’octobre, Maati Monjib et des membres de sa famille ont été convoqués par la Brigade nationale de la police judiciaire de Casablanca. Pour l’intellectuel, qui attend depuis 2015 d’être jugé pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » avec six autres journalistes et militants des droits humains, les faits ne sont « pas nouveaux » et figurent déjà dans l’acte d’accusation de son procès déjà vingt fois reporté. C’est seulement, à ses yeux, une nouvelle étape dans le « harcèlement médiatique et judiciaire » que lui fait subir « la police politique marocaine ». 

« Je suis innocent », clame l’universitaire qui a déjà observé plusieurs grèves de la faim pour dénoncer l’acharnement du régime, qui, au-delà de sa personne, n’épargne plus sa famille. Selon lui, ces poursuites correspondent à des représailles, après ses déclarations publiques pointant le « rôle de la Direction générale de la surveillance du territoire [DGST, renseignement intérieur – ndlr] dans la répression des opposants et la gestion des affaires politiques et médiatiques au Maroc ».

Au mois de septembre dernier, dans le cadre de notre enquête pour Mediapart et L’Humanité sur l’affaire Omar Radi, du nom de ce journaliste pris pour cible par le pouvoir marocain, aujourd’hui accusé de viol, ce qu’il nie farouchement, nous nous étions longuement entretenues avec Maati Monjib. Il se sentait traqué, jusque dans ses séjours en France, sous la menace d’une épée de Damoclès. Nous avions conduit cet entretien par visioconférence. Preuve qu’il était surveillé : un intrus s’était brièvement invité dans notre conversation, pourtant accessible seulement via un lien confidentiel. Nous publions aujourd’hui ces échanges in extenso.

 

Où en est la procédure à votre encontre pour « atteinte à la sûreté de l’État », dans l’affaire de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation ?

Je dois comparaître en justice ce 1er octobre. C'est la vingtième fois que je suis convoqué depuis 2015 : quatre audiences par an !

Comment expliquez-vous l’étirement de ce procès qui n’a jamais vraiment eu lieu ? 

Ils tiennent à laisser une épée de Damoclès au-dessus de la tête de la personne poursuivie et de toutes celles qui lui ressemblent. Pour faire peur à tout le monde. L’affaire est politiquement sensible, scrutée au niveau international. L’intervention de grandes ONG et de la presse internationale nous a sauvé la mise, jusque-là. Le soutien extérieur et l’appui de personnalités marocaines m’ont en fait protégé d’une condamnation. 

De grands résistants comme Abderrahmane Youssoufi ont adressé au roi une lettre lui demandant que cesse ce harcèlement d’un historien spécialiste du mouvement national. Cette génération me connaît : j’ai consacré ma thèse sur la lutte de pouvoir entre le mouvement national, les libérateurs du Maroc, et la monarchie. Noam Chomsky et Richard Falk ont protesté ; le Washington Post et le New York Times ont consacré des éditoriaux à cette affaire : cela faisait mal à l’image du Maroc. Et puis la grève de la faim que j’ai observée en 2015 a eu son effet. 

Du coup, le pouvoir a décidé de laisser la patate chaude entre les mains des juges, priés de « gérer » l’affaire. Ce qui ne veut rien dire. D’où le report incessant du procès, dans l’attente de nouvelles instructions, alors que sur le plan judiciaire, le dossier est vide. Ils espèrent me voir quitter le Maroc, car en restant, en m’exprimant comme je l’entends, j’encourage les voix libres.

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