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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


AYIBOPOST. Les troublantes similitudes entre le régime des Duvalier et l’administration de Jovenel Moïse

Publié par siel sur 13 Février 2021, 22:33pm

Catégories : #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

AYIBOPOST. Les troublantes similitudes entre le régime des Duvalier et l’administration de Jovenel Moïse

Cet article offre une excellent rappel pour les sourds, muets et aveugles.

Cependant, je suis dans l'obligation de dire à nouveau que les Haïtiens attendent généralement que les choses se passent pour réagir.

Prévenir ne fait pas partie de leur cerveau dur dans lequel le mot prévention semble absent.

De l'ITW de MARTELLY avec Fombrun, on n'a retenu que son association de malfaiteurs avec d'autres employés de la boite dans laquelle il travaillait pour voler des camions de ciment afin de s'acheter une drogue dénommée krack.

Pour ma part, ce qui avait retenu mon attention c'était la réponse à la question posée par Fombrun : Dictature ou démocratie, quel est le système que vous préférez ?

Martelly avait répondu sans hésitation : dictature.

Un autre propos de Martelly était également prémoniteur de la politique que visait à implémenter les tèt kale en Haïti, le modèle DUVALIER.

Dans l'ITW il dit :  DUVALIER est celui qui a TOUT fait en Haïti. ( Ceci bien entendu montre son ignorance totale de l'histoire d'Haïti,- ça on a pas de mal à l'imaginer- mais son admiration pour le régime des 2 Duvalier.

Ces signes avant-coureurs suivis de faits dès les premiers jours de l'administration Martelly ( son rara dans les rues de P-au-P qui s'était terminé par une bagarre sanglante - censurée par la presse, notamment Le Nouvelliste dont le rédacteur en chef travaillait avec l'équipe de Martelly - dans la Fac. d'ethnologie

J'avais mis comme titre : Le rara de Martelly, à peine élu dans les rues de Port-au-Prince en 2011 ,annonciateur d'un mandat présidentiel marqué par la corruption et le désordre. Une image vaut mille mots...

Et alors ? Le désordre annoncé et la corruption n'ont-ils pas été au rendez-vous ?

Et ceci grâce à quoi ? A la puérilité, la cupidité et l'absence de conscience du bien commun qui habitent les dirigeants haïtiens.

Il leur est facile de rendre coupable le peuple haïtien  (sauvage , n'est-ce pas - on se demande de Martelly ou du peuple qui est le plus sauvage ?) qui n'a pas choisi d'élire Martelly, ni Jovenel.

Il leur est facile, après avoir accepté l'ensemble des dérives des deux régimes tèt kale ( corruption aidant à enfoncer la tête dans le sable) de critiquer la soi-disant passivité du peuple, qui pourtant a passé presque ces dix années à manifester leur opposition au régime rose.

C'est ce peuple - qu'ils traitent de tous les noms sur les sites des youtubeurs alliés des tèt kale complices de la corruption, du vol des 4 milliards de dollars US, et de la répression,- qui paye chèrement cette absence de responsabilité des dirigeants politiques dits démocratiques. 

 

 

AYIBOPOST. Les troublantes similitudes entre le régime des Duvalier et l’administration de Jovenel Moïse

La comparaison entre les hauts faits du duvaliérisme et les actions de Jovenel Moïse fait émerger des ressemblances troublantes

Dans l’effervescence populaire qui a suivi la chute du dictateur Jean-Claude Duvalier le 7 février 1986, surgit un slogan : Haïti, plus jamais! Ce cri de colère traduisait une sorte de rupture vis-à-vis des 29 ans de la dictature duvaliériste, une période cruelle marquée par la violation systématique des droits humains, la corruption, la répression au quotidien, la pensée unique et le démantèlement des institutions du pays.

35 ans après le départ des Duvalier, de grandes inquiétudes portant sur le retour à une époque qu’on croyait révolue, flottent dans l’air.

Si d’un côté les interprétations de l’article 134 de la Constitution haïtienne relatif à la durée du mandat présidentiel nous plongent dans une situation confuse ; d’un autre, certaines mesures de l’administration du Parti Haitien Tèt Kale ne laissent planer aucun doute quant aux velléités du régime d’entraîner le pays sur la voie de l’autoritarisme.

La plupart des faits marquants de l’administration en place rappellent les temps sombres du régime totalitaire des Duvalier qui ont dirigé le pays, sans discontinuer, de 1957 à 1986. La société haïtienne garde encore les séquelles de ce désastre qui aurait fait plus de 30 000 victimes.

Un médecin de campagne vs le paysan propriétaire d’une grande plantation de bananes

Lors des campagnes électorales de 1957, le candidat François Duvalier s’est présenté comme un médecin de campagne ingénu, qui se veut le rédempteur de la prétendue «race noire». Il se voyait comme le Messie des déshérité-e-s, des marginalisé-e-s, des laissé-e-s pour compte alors que ses hommes de main posaient des bombes artisanales pour alimenter les tensions politiques liées au scrutin.

La même rhétorique a été reprise en 2015 quand l’équipe de Repons Peyizan devenue PHTK qui voulait propulser sur la scène politique le candidat Jovenel Moïse, jusqu’ici méconnu de l’électorat haïtien. L’image du fils de paysan (catégorie sociale marginalisée), humble, devenu l’entrepreneur le plus à même de relancer la production nationale a été mise en branle par la machine de marketing « rose ».

Avec l’appui d’une frange de la bourgeoisie haïtienne et certains acteurs de la communauté internationale, l’actuel numéro 1 des Tèt Kale est élu président en 2016 dans des élections entachées d’irrégularités, mais soutenues par les Nations-Unies et le Core-Group (États-Unis, Union européenne, Canada, etc..). Ainsi, le propriétaire de l’Agritrans (entreprise impliquée dans le scandale de corruption Petrocaribe selon un rapport de la Cour des comptes) s’est retrouvé au timon des affaires.

Le discours politique de François Duvalier, ayant pour fondement idéologique le noirisme, ciblait une catégorie sociale, « les mulâtres », qui d’après lui sont responsables de l’appauvrissement des couches populaires. Cependant ses massacres dans le Sud’est (Thiotte, Belle- Anse/Saltrou, Grand Gosier, Anse — à-Pitre) touchaient principalement la paysannerie, la catégorie sociale que le duvaliérisme prétend défendre.

Jovenel Moïse octroie privilèges et contrats à certains secteurs de la bourgeoisie.

De son côté, Jovenel Moïse octroie privilèges et contrats à certains secteurs de la bourgeoisie. Ce qui est contradictoire à son discours populiste « ti rès la se pou pèp la ». L’économiste Fritz Alphonse Jean, ancien gouverneur de la banque centrale haïtienne, évoque le concept de « grand remplacement » pour qualifier ce transfert de privilèges d’un secteur de l’oligarchie économique à un autre qu’opère le régime de PHTK.

Le décret promulgué récemment par Jovenel Moïse portant sur la création de la zone franche agro-industrielle de Savane Diane/Saint-Michel, en faveur de la famille Apaid (membre influent de la bourgeoisie locale) illustre ce constat.

Les signes avant-coureurs 

Depuis le premier quinquennat des Tèt Kale, d’importantes menaces pèsent sur la démocratie haïtienne. Entre arrestation arbitraire de parlementaires en fonction, répression de manifestations, corruption, attaques à répétition contre la presse, discours négationniste favorable au duvaliérisme ; des signaux forts étaient constamment envoyés à la société civile haïtienne par l’administration de Michel Joseph Martelly. Son désir de saboter les acquis démocratiques issus des luttes populaires de 1986 était palpable, selon l’analyse de plusieurs organisations de défense des droits humains.

Les dérives autoritaires actuelles s’inscrivent dans cette même lignée.

En août 2018, le mouvement de protestation PetroChallenge, secouant les fondements du régime, a été violemment réprimé. Dans les mois qui suivent, c’est au tour de la population du quartier de Lasalin de faire les frais de la machine répressive de PHTK. Plus de 50 citoyens sont assassinés lors de cette opération que le Réseau national de Défense des Droits Humains qualifie de « massacre d’État » dans son rapport publié en décembre 2018. Ces faits rappellent les Vêpres de Jérémie en 1964 où des familles entières (vieillards et enfants y compris) ont été abattues par les makout et militaires des Forces armées d’Haïti (FADH).

SUITE dans le lien.

 

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