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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


HAÏTI/WOZ RAKÈT. De juin 2011 à juin 2015 Martelly a fait 40 voyages qui avec les per diem lui ont permis d'encaisser 3 M. 820 000 dollars US

Publié par siel sur 21 Février 2021, 20:09pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

 « La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) devra se pencher sans délai sur le gaspillage occasionné par les dépenses faramineuses du président Martelly dans sa paranoïa le conduisant à se frotter aux grands de ce monde.  Nous avons soulevé une partie du voile en indiquant au Tableau ci-contre les 40 voyages effectués par le président Martelly à l’étranger de juin 2011 à juin 2015 et qui totalisent 191 jours en quatre ans.  Cette comptabilité des voyages n’est pas exhaustive.  Avec des frais journaliers (perdiem) de vingt mille (20 000) dollars américains, ces 40 voyages à l’étranger ont permis au président Martelly d’encaisser personnellement la rondelette somme de trois millions huit cent vingt mille (3 820 000) dollars américains.  Nos estimations conservatrices concernent uniquement les frais journaliers (perdiem) collectés (…).  Les prétextes pour voyager sont multiples.  Pour assister aux funérailles de Chavez au Venezuela et de Mandela en Afrique du Sud.  Pour participer à la prestation de serment du président Correa en Équateur.  Pour chercher des investisseurs aux quatre coins du monde.  Pour aller chanter en République Dominicaine avec Julio Iglesias (ici à gauche, et oui, il a osé) devant le gratin de la classe politique dominicaine incluant le président Danilo Medina, le chancelier Carlos Troncoso et le président du PRD, Miguel Vargas.  À cette occasion, le secrétaire d’État du Plan en Haïti a financé avec des milliers de dollars provenant du trésor public le tour de chant du président Martelly à Altos de Chavón.  Un avion a été affrété et plusieurs dizaines de chambres d’hôtel et des per diem ont été payés aux membres de la nombreuse délégation accompagnant le président maître-chanteur qui « chante partout où il passe ». Signalons que ce tour de chant spécifique accuse des échecs cuisant sur toute la ligne.  À preuve le rapatriement en Haïti des Dominicains d’origine haïtienne commencé le 17 juin 2015.  La population essaie de comprendre ce qui fait courir tant le président Martelly à travers le monde.  Il doit aller par-ci et par-là, à Caracas (ici à gauche, son arrivée en Falcon) et à Miami, pour trouver des ressources financières, au Vatican et à Washington pour redorer son image.  Il doit bouger pour se faire de l’argent à toutes les occasions » indique désolé le commentateur qui laisse traîner ici une phrase fort ambigüe : « en tant que commis-voyageur, il transporte des choses sérieuses dans ses bagages.  C’est ce qui explique leur fréquence.  Ses déplacements sont importants pour son petit clan qui veut imposer ses effets multiplicateurs pour garder le pouvoir même si le peuple haïtien ne voit jamais aussi bien leurs justifications et leurs retombées réelles.  Des voyages sans pertinence et sans aucune incidence positive pour Haïti ».  Que voulait-il dire avec son « il transporte des choses sérieuses dans ses bagages » ???  On songe bien sûr à tout autre chose que des papiers.  Car sans trop de surprises, en effet, on avait pu constater que lors de l’une de ses sorties à Saint-Domigue, à savoir juste à côté d’Haïti, Martelly avait emprunté un Gulfstream résidant le plus souvent à l’aéroport Internacional El Higüero Joaquín Balaguer, à Saint-Domingue même :  un avion datant de 1979, immatriculé N16YY, qui était stationné dans le hangar de Carib Air, appartenant à Rafael Rosado (1).  Mais il appartenait en fait à… Carlos Ozoria, l’homme lié au sénateur de République Dominicaine Félix Bautista : tous deux étant accusés de blanchiment d’argent dans leur propre pays !!!  Ironie du sort, l’avion avait appartenu auparavant au mexicain Jaime Galván Guerrero (c’était alors le XA-GEG), qui avait été arrêté à Las Vegas… lui aussi pour blanchiment d’argent de trafic de drogue.  On y revient, décidément !

Des voyages douteux en jets privés

Certains voyages (en jets privés) à répétition de Michel Martelly et de son premier ministre Laurent Lamothe, effectués au nom du Caricom, (la Communauté Caribéenne, en anglais « Caribbean Community »), avaient fini pour sûr par inquiéter une partie des représentants politiques du pays.  Le passé de « Sweet Micky » étant bien connu, on était en droit se se demander à quoi rimait ces nombreux voyages en jets privés.  Dans une lettre ouverte parue en septembre 2013, il était affirmé qu’une majorité de 10 sénateurs s’apprêtaient à poser la question des relations entre les deux nommés et… le sulfureux President du Suriname, Desiré Bouterse, accusé on le sait d’être nommément un trafiquant de cocaïne, condamné à ce jour par contumace pour ces faits (voir ici et ici également).  Figurait, cité aussi dans la lettre, le cas du juge Jean Serge Joseph, mort le 13 juillet 2013 « dans des circonstances particulières »… « L’arrestation de Dino Bouterse, fils du président du Suriname Desi Bouterse, pour son implication dans le trafic d’armes et de drogue, la relation du président du Suriname et de son pays avec la drogue et le blanchiment d’argent, la relation personnelle entre le président Martelly et le Président Bouterse, l’empressement, la détermination et l’implacabilité des autorités haïtiennes à intensifier indûment les relations diplomatiques entre Haïti et ce pays, devraient, au nom de la dignité nationale, attirer votre attention.  Car, en matière de trafic de drogue et de blanchiment d’argent, les présomptions suffisent à justifier l’ouverture d’une enquête » expliquait la missive, lourde d’accusations.  Sur les photos, en tout cas, Martelly et Bouterse semblaient s’entendre comme deux vieux copains de chambrée… « Son passé tumultueux de militaire putschiste lui a valu d’être présenté par Time Magazine comme « l’archétype du despote de république bananière en béret et lunettes noires. »  En août 2010, Le Journal des Guyanes le décrivait plutôt comme : « un leader charismatique, qui n’hésite pas à plaisanter, chanter ou danser.  Bref, c’est un homme convivial tant que l’on ne s’oppose pas à lui. »  De par sa fortune politique, Désiré (Delano) Bouterse partage des traits communs avec son homologue haïtien Michel Martelly qui le considère d’ailleurs comme un « très bon ami », via « De Suriname à Haïti » chez Rapadoo Observateur.  Sur Bouterse on peut lire ceci.  Et les épisodes suivants, bien sûr (à droite le Hawker 800 utilisé par Martelly père pour se rendre à Curaçao, la présidence n’ayant pas de jet propre, utilise des avions à la demande, comme ici à droite un étonnant Piaggio P180 Avanti immatriculé N111VR loué à une entreprise de Floride, GPR Aviation).  Rappelons aussi que le 26 septembre 2015, Olivier Martelly, le fils aîné du président Joseph Michel Martelly (ici à gauche) avait été libéré après le versement -par son père- d’une caution de 5 millions de dollars, après avoir été détenu par les autorités américaine pour suspicion de trafic de drogue illégal… Fabio, le fils de de l’ancien président du Honduras Porfirio Lobo Sosa ayant été arrêté au mois d’avril précédent dans la voiture même d’Olivier Martelly à Saint-Domingue !!!  Le système Martelly était bien un système mafieux, à l’évidence !

La deuxième source de revenus avec la drogue : le kidnapping

En Haïti il y a autre chose que la drogue qui rapporte beaucoup : les enlèvements.  En 2014, autre affaire liée au pouvoir : un homme d’affaires, Samy El Azzi est enlevé le 17 février 2014, à Port-au-Prince.  Les soupçons portent immédiatement sur le chef du gang Galil, spécialisé dans le kidnapping et le trafic de drogue.  Il s’appelle Woodly Ethéard, alias Sonson La Familial (ici à droite), et il est lui aussi très proche du pouvoir de Martelly-Lamothe.  

ependant à capturer… sa femme.  Marie Taïssa Mazile Ethéart, qui est arrêtée et jetée en prison à Pétion-ville, accusée aussitôt de blanchiment des avoirs en provenance du trafic de drogue et de kidnapping.  Or, miracle, le 29 mars suivant la voilà qui sort de sa prison.  Bien aidée il est vrai aussi par… par le substitut du Commissaire du gouvernement, Gérald Norgaisse, qui avait subitement décidé de la… libérer !  L’homme démissionnera peu de temps après de son poste pour « motifs de convenance personnelle » !!!  Des députés de l’opposition laisseront entendre que l’homme en fuite aurait même trouvé refuge dans des appartements appartenant au président, voire dans le palais présidentiel même !  L’homme, repris sera envoyé au tribunal en mars 2015… pour être aussitôt libéré à la mi-avril avec son collègue Renel Telfort pour « absences de preuves » (sa femme s’étant rendue entre temps).  La justice n’était plus qu’un nom à ce stade, sous la présidence Martelly.  Le hic étant que son successeur avait suivi l’ombre de ses pas pendant des années…

Un système essentiellement mafieux avec suppression physique des voix discordantes

Un système mafieux avec les dérives habituelles de la mafia.  Comme le rappelle ce blog, tout avait été exposé sur Martelly dans un article resté célèbre du New-York Times, intitulé « Haitian Leader’s Power Grows as Scandals Swirl »... dans l’article au vitriol, on avait également eu l’explication du décès du fameux juge qui s’était approché trop près des affaires présidentielles : « l’’article a également fait état de la mort du juge Jean Serge Joseph suite à sa décision de forcer les autorités à témoigner dans le dossier de corruption impliquant Sophia et Olivier Martelly respectivement la femme et le fils du président ».  Sans oublier le reste, qui n’améliore pas l’image de cette présidence véritablement désastreuse : « le journal a repris l’épisode de l’arrestation et de la disparition d’Evinx Daniel et le fait que Michel Martelly en personne est allé rendre une visite de support au présumé dealer de drogue qui a été écroué par le commissaire du gouvernement des Cayes qui lui-même a été révoqué et a dû quitter le pays en toute vitesse pour se protéger contre ce pouvoir qui accepte de cautionner les activités illégales des amis drogues dealers et raquetteurs du président.  L’auteur a également fait état de l’affaire Sonson Lafamilia, ami intime de Martelly accusé de kidnapping dont la femme aussi accusée a été libérée par le ministre de la justice Jean Renel Sanon en personne.  Ce dernier, aujourd’hui, travaille au palais national.  Martelly est très solidaire de ses amis trafiquants et racketteurs ont fait remarquer des personnes interrogées pour la réalisation de l’article.  De son coté, Laurent Lamothe l’ancien premier ministre le plus corrompu de notre histoire a refusé une demande d’interview de l’auteur de peur, peut-être, que ses détournements et vols, diraient certains, ne reviennent pas sur le tapis.  On se souvient des 3,4 millions de l’Uruguay détournés par Laurent Lamothe et Pierre Richard Casimir.  A titre de rappel Pierre Richard Casimir l’actuel ministre de la justice de Martelly nous disons bien Ministre de la justice avait admis, devant le sénat, avoir détourné avec la complicité de Laurent Lamothe les 3,4 millions donnés en aide à Haiti par l’Uruguay ».  Le juge était mort officiellement tout d’abord des suite d’un AVC, puis d’une « hémorragie intra-parenchymateuse », selon les autorités, le genre de choses que provoque aussi l’ingestion de poison, tel que la mort aux rats.  Les résultats de son autopsie n’ont à ce jour pas été révélés.  Et ne le seront sans doute jamais.  Dans un reportage saisissant, on avait pu voir le médecin de l’hôpital où il avait été emmené annoncer le décès portant encore au poignet le ruban des supporters de Martelly…

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