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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Francilien Bien-Aimé expose ce qui, selon lui , permet de comprendre la politique de BIDEN envers Haïti. Très intéressant.

Publié par siel sur 7 Mars 2021, 13:42pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Samedi 6 mars 2021 ((rezonodwes.com))– Pour répondre à cette question, nous allons nous appuyer sur deux considérations, qui selon nous, peuvent expliquer le comportement des Américains dans la crise socio-politique qui secoue Haïti en ce moment.

 

Premièrement, pour mémoire, lorsque le président Jovenel Moïse, en poste depuis février 2017, a ordonné à son Ambassadeur à l’Organisation des États américains (OEA) de voter, le 10 janvier 2019, contre la reconnaissance des résultats de l’élection ayant conduit au second mandat du président Nicolas Maduro au Vénézuela, il ne l’a pas fait pour le président Donald Trump uniquement, mais pour le peuple américain aussi. Le président Moïse l’a fait également en contrepartie de son maintien au pouvoir vu que l’histoire révèle que dans la prise et la gestion du pouvoir en Haïti, le soutien américain est non-négligeable.

Les soulèvements populaires les 6, 7 et 8 juillet 2018 suite auxquels l’opposition politique a réitéré sa demande de démission du pouvoir en place ont mis à mal le président Moïse. Ayant perdu de la légitimé à l’interne et, se sentant menacé, le président Moïse a négocié son maintien au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en contrepartie de son vote contre Nicolas Maduro à l’OEA en raison des élections qualifiées d’anti-démocratiques par les Américains et une partie de la communauté internationale. Cela dit, même s’il y a un nouveau président aux États-Unis, Joe Biden, celui-ci, malgré l’ampleur des mouvements de protestations, ne va pas lâcher le président Moïse du jour au lendemain, puisque le président haïtien a rendu service au peuple américain en votant des sanctions économiques et politiques contre le Vénézuela. D’autant plus, si on se réfère à l’histoire, les Américains n’ont jamais agi en faveur des intérêts du peuple haïtien (dans sa majorité). Leur politique qualifiée de tutelle vis-à-vis de ce pays n’a jamais changé. Ils se positionnent toujours du côté des oppresseurs ou agissent en oppresseurs eux-mêmes « quand il le faut ». Point besoin de rappeler tout ce qui s’est passé depuis l’occupation américaine (1915-1934) jusqu’à nos jours.

Donc, les Américains, ne vont pas se désolidariser du Gouvernement du président Moïse aussi facilement. Ce n’est pas parce que le président Biden est élu ou parce que la communauté haïtienne aux États-Unis a voté massivement en sa faveur que cela va changer d’un revers de mains en Haïti. Ce serait un mauvais exemple pour les alliés de l’oncle Sam de la région qui ont voté de la même façon qu’Haïti pour l’isolement du Vénézuela par l’établissement des sanctions américaines.

Cependant, il faut relativiser. La possibilité de lâcher le président Moïse est là puisque les Américains ne s’intéressent pas réellement à un leader en particulier, mais c’est Haïti qui les intéresse soit pour sa position géostratégique, pour les richesses de son sous-sol ou autre. Par contre, ils ont toujours besoin des hommes et des femmes de confiance pour la poursuite de leur agenda en Haïti, comme c’est le cas actuellement. Pour l’instant, ils ont, peut-être, besoin d’un peu de temps pour préparer l’opinion comme sont en train de le faire certains grands médias d’Amérique du Nord et d’Europe qui commencent à critiquer le Gouvernement du président Moise, ce qui n’a pas été le cas avec le Président Trump. Le dossier d’Haïti a été circonscrit dans les limites de ses frontières durant le mandat de Trump, car cela ne l’intéressait pas trop semble-t-il. En revanche, depuis l’arrivée du Président Biden, on a l’impression que le dossier d’Haïti s’internationalise. Ainsi, si la mobilisation intérieure continue et que le dossier d’Haïti prenne de l’ampleur à l’international, cela pourra aider les Américains à se désolidariser du président Moïse puisque, au regard de la configuration actuelle, il n’a plus de légitimité. Aussi,  l’opposition politique et les autres secteurs opposants au président Moïse, doivent prouver leur capacité à mobiliser davantage les Haïtiens en vue de constituer un vrai rapport de force. D’ailleurs on commence à voir, ces derniers jours, un comportement « woulem de bò » (double discours) du State Departement à travers son Ambassade en Haïti.

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