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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Sénégal (suite) - Il faut que cesse l’impunité internationale du régime de Macky Sall

Publié par siel sur 10 Mars 2021, 21:50pm

Catégories : #INTERNATIONAL

 Sénégal (suite) - Il faut que cesse l’impunité internationale du régime de Macky Sall

Un collectif d’une centaine d'artistes, d'universitaires et de divers citoyens sénégalais lance un appel pour que cessent la répression que mène actuellement le régime du président Macky Sall, et l’impunité internationale dont il bénéficie. Face à l'ampleur de la répression, « de simples déclarations ne suffisent plus » !

 

Depuis le 3 mars, et l’arrestation de la principale figure de l’opposition Ousmane Sonko, le Sénégal est le théâtre de manifestations populaires massives. Le président du parti PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), accusé par une employée d’un salon de massage de « viol et menaces de mort », avait vu son immunité parlementaire levée en fin février après le vote d’une commission ad-hoc principalement composée de députés de la majorité. Alors qu’il se rendait au tribunal pour répondre à la convocation du juge d’instruction, Sonko fut arrêté et placé en garde à vue pour « troubles à l’ordre public ». Ce fut la goutte de trop qui embrasa le pays.

Les manifestations vont cependant bien au-delà du cas d’Ousmane Sonko. La décision du juge de le placer sous contrôle judiciaire ne change aucunement l’état d’extrême tension dans lequel se trouve le pays. Dans la rue et sur les réseaux sociaux, l’on entend aussi bien « Libérez Sonko » que « Macky dégage » et « Libérez le Sénégal ». Chômage massif des jeunes, accroissement des inégalités, scandales de corruption, le tout accentué par une gestion répressive de la crise sanitaire : il s’agit bien d’un ras-le-bol généralisé d’une population qui désavoue la gestion du pays par sa classe politique dirigeante.

Un climat de terreur

Depuis plus d’un mois, pas un jour ne passe sans que les forces de l’ordre n’arrêtent des opposants au régime, aussi bien militants du PASTEF, membres du mouvement FRAPP (Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine) que divers citoyens engagés. La torture, legs de l’administration coloniale maintenu par tous les régimes depuis l’indépendance, est également utilisée comme arme de renseignement. Le 4 mars, la directrice de la maison d’arrêt et de correction du Cap Manuel, Khadidiatou Ndiouck Faye, déclarait ainsi que les prisonniers politiques récalcitrants étaient parqués dans des cellules punitives. « Là-bas, dit-elle, la règle est que le détenu se suicide ».

SUITE dans le lien.

 

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