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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Mediapart. Haïti un pouvoir gangstérisé

Publié par siel sur 9 Mai 2021, 13:59pm

Catégories : #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Mediapart. Haïti un pouvoir gangstérisé
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Mediapart. Haïti un pouvoir gangstérisé
Mediapart. Haïti un pouvoir gangstérisé
Mediapart. Haïti un pouvoir gangstérisé

Les massacres se multiplient, les enlèvements sont une industrie. Haïti s’effondre dans une violence provoquée, voire organisée par le président Jovenel Moïse. Explications et entretien avec le romancier Jean D’Amérique. Il publie Soleil à coudre, qui nous dit ce que les Haïtiens endurent.

Haïti s’effondre sous les coups d’une violence exponentielle. Les massacres se multiplient dans les quartiers les plus misérables de la capitale, Port-au-Prince. Le kidnapping est devenu une industrie et s’étend dans le pays. En cause : des gangs criminels de plus en plus puissants. Ils ont pris le contrôle de territoires entiers avec, le plus souvent, la complicité d’une police haïtienne réputée pour sa corruption et d’un pouvoir politique incarné par le président Jovenel Moïse.

Ce long cauchemar a débuté en novembre 2018 avec un premier massacre dans le quartier populaire de La Saline. Il est maintenant établi qu’il a été commandité par des proches du pouvoir, un représentant du président Moïse et un directeur du ministère de l’intérieur (lire notre précédent article). Cela n’a plus cessé depuis. Il y a quelques jours, le 26 avril, un nouveau carnage était commis par le gang de Boston dans une zone tenue par le groupe ennemi Ti Gabriel, à Cité Soleil, cet immense quartier bidonville de la capitale où s’entassent plus de 260 000 habitants.

Selon un bilan provisoire et plusieurs témoignages, au moins neuf personnes ont été tuées, bien d’autres blessées. Parmi les morts, une adolescente enceinte et deux jeunes hommes qui avaient pris un tap-tap (taxi collectif), mitraillé dans les affrontements.

Les 31 mars et 1er avril, d’autres gangs s’en prenaient cette fois à Bel Air, dans le centre de Port-au-Prince. Parce que des habitants avaient empêché deux enlèvements, les gangs ont décidé de punir le quartier. Bilan : au moins treize morts, quatre disparus, plus d’une vingtaine de maisons incendiées, selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), une association réputée pour ses enquêtes.

« Les rescapés vivent dans la psychose. Dans le quartier, les institutions commerciales et scolaires ne fonctionnent pas. Nous rappelons aux agents de la PNH (police nationale haïtienne) qui ne sont de connivence avec aucun gang armé l’obligation qui leur est faite de se ranger aux côtés des victimes », déclare le RNDDH.

Plusieurs de ces gangs se sont regroupés au sein de l’« alliance G9 ». L’un de leurs chefs de file est le sinistre « commandant Barbecue », Jimmy Chérizier, instigateur des deux plus grands massacres de 2018 et 2019 à La Saline et Bel Air. Cet ancien gradé de la police nationale, qui tient une partie du quartier Delmas et délivre consignes et avertissements sur les radios, est directement lié au pouvoir politique, ont établi plusieurs rapports d’enquête, dont un des Nations unies.

« Avec cette alliance G9 qui a la bénédiction des autorités, les massacres ont augmenté », constate Pierre Espérance, un responsable du RNDDH. Il rappelle qu’un autre carnage, en juillet 2020 à Cité Soleil, a fait 50 morts, 30 disparus et que 15 femmes ont été violées.

 

 

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