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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


RD/ HAÏTI. " « Le président dominicain, la crise haïtienne et sa peur des États-Unis » un texte Narciso Isa CONDÉ, leader de gauche... en RD

Publié par siel sur 25 Septembre 2021, 20:43pm

Catégories : #AYITI-RD relations, #INTERNATIONAL, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

...en RD. dans lequel il prend le contre pied de la partie du discours du président ABINADER concernant la crise haïtienne.

« Le président dominicain, la crise haïtienne et sa peur des États-Unis »

Le président dominicain Luis Abinader a pris la parole à l’Assemblée générale des Nations Unies et a présenté une proposition incohérente pour « aider » Haïti et empêcher sa crise de mettre en danger la sécurité dominicaine et régionale.

Il a souligné que la solution à cette crise « ne peut pas être dominicaine », tout en demandant à l’ONU et aux grandes puissances capitalistes d’aider à la surmonter en tant que chefs de la soi-disant Communauté internationale.

Son intervention était chargée de demi-vérités, de silences et de mensonges déterminés par le fait que sa subordination absolue aux États-Unis alimente une peur de dire des vérités que les faits ont confirmées.

·LA VÉRITÉ DERRIÈRE SON DISCOURS.

La vérité est que l’esprit de vengeance, le racisme et le déni des puissances coloniales et néocoloniales ont réussi pendant des siècles à écraser l’exploit haïtien de 1804 : la première rébellion réussie contre le colonialisme, la libération des esclaves noirs. leur indépendance.

Tout au long des 19e et 20e siècles, et au 21e, les États-Unis, avec la France et le Canada, les États-Unis ont détruit Haïti et considérablement appauvri son peuple.

Interventions militaires pour piller et asservir, imposition de régimes corrompus et criminels, soutien aux narco-présidents tels que Martely et Jovenel, instrumentation de gangs meurtriers, trafic d’armes, mercenaires… a été la récente « aide » américaine au peuple haïtien et personne qui se respecte ne doit s’attendre à une autre attitude d’un impérialisme en déclin franc, agressif et vorace.

L’aggravation récente de la crise haïtienne est la responsabilité de l’interventionnisme et du néocolonialisme des États-Unis et de leurs alliés, ONU, OEA, FMI inclus, qui forment ensemble la soi-disant Communauté internationale, qui doit être exigée pour respecter la souveraineté d’Haïti et payer énormément de dette sociale.

Dans son déclin persistant, la domination du système impérialiste occidental – accompagnée du déclin de l’hégémonie mondiale des États-Unis, de son haut degré de pentagonisation et du processus de gangstérisation de ses structures de pouvoir – ne fait qu’augurer davantage d’agressions impériales pour tenter d’écraser les efforts pour sauver la souveraineté, arrêter et surmonter l’appauvrissement dramatique de nos peuples rebelles.

Haïti a tenté à plusieurs reprises de regagner son indépendance et les interventions militaires impérialistes (unilatérales et multilatérales), les plus récentes entérinées par l’ONU, l’ont empêché de renaître de ses cendres.

Haïti est une victime, pas un bourreau.

Le peuple haïtien ne fait pas de mal pour impacter négativement son pays voisin, ni ne crée de problèmes pour affecter notre République dominicaine, comme le Président l’a déclaré lors d’une conférence de presse avant son discours honteux.

Des études économiques ont montré que le travail de la migration haïtienne en RD contribue quatre fois plus que ce qu’elle reçoit.

Présenter Haïti comme un « fardeau » pour la République dominicaine et un « danger » pour la région sont de pures illusions ; tous deux issus de la vision raciste anti-haïtienne qui essaie de présenter ce peuple frère comme inepte et inférieur, soumis à la charité bourgeoise et impériale des autres pays du continent.

Les États-Unis, la France, le Canada, la bourgeoisie haïtienne lumpen et leur particratie corrompue sont les forces qui perturbent la société haïtienne et maltraitent cruellement cette nation fraternelle ; forces que précisément Luis Abinader et son gouvernement de milliardaires ont soutenu.

La vérité est que ni Haïti n’est un danger pour la RD, ni vice versa. Les deux peuples ont été appauvris par les États-Unis et par leurs oligarchies et mafias politiques respectives qui provoquent des courants migratoires comme moyen de survie pour les secteurs victimes de l’exclusion sociale.

A TRAVERS LES NATIONS UNIES ET LES POUVOIRS IMPÉRIALISTES IL N’Y AURA PAS DE SOLUTION.

A l’ONU il n’y aura pas de solution à la crise haïtienne. L’ONU, comme l’OEA, est complice des principaux responsables de cette crise, dont il ne faut pas non plus s’attendre à ce qu’ils aident à la surmonter.

Tout cela n’est qu’un écran de fumée pour masquer une plus grande culpabilité et réitérer le cercle vicieux impliqué par une autre intervention américaine déguisée en multilatéral, présentée par Abinader comme soi-disant respectueuse de la dignité et des droits humains.

Le premier droit humain collectif revendiqué en Haïti est le droit à l’autodétermination de son peuple, ainsi que la juste demande de restitution de ce qui a été volé pendant des siècles de pillage impérialiste et de corruption bourgeoise et partisane.

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