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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


L'espérance de vie des esclaves ne dépassait pas 27 à 30 ans au temps paradisiaque de la" Perle des Antilles", terme repris par les tèt pete nostalgiques de la dictature.

Publié par siel sur 26 Octobre 2022, 09:52am

Catégories : #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER, #INTERNATIONAL

«Du sang, de la sueur et des larmes ! » Avec l’arrivée de Christophe Colomb, un processus de déshumanisation, un régime d’asservissement, un système d’exploitation de l’homme par l’homme s’instaurent à Haïti (Kiskéya ou Boyo) dont le nom change pour devenir Hispaniola. Les us et coutumes, et toute la culture des Arawak et des Caraïbes se retrouvent interdits, marginalisés, anéantis : C’est la Colonisation ! Et, tous ceux qui s’y opposent s’exposent aux peines les plus dures : fusillade, noyade, pendaison, crucifixion… Les conquistadores imposent leur manière de voir : « J’ai fait avec toi une convention : tout à ta charge et tout à mon profit, que j’observerai tant qu’elle me plaira et que tu observeras tant qu’elle me plaira. » (« De l’esclavage », JJ. Rousseau, Du Contrat social, 1762).


Hispaniola/Saint-Domingue : une vitrine de l’enfer
Les conquistadores vont faire d’Haïti, une vitrine de l’enfer. Du « repartimiento », qui a causé l’extermination des Amérindiens d’Haïti jusqu’à la nuit du 14 au 15 Août 1791 à Bois-Caïman, ils utilisent le pouvoir et la force pour mettre en place leurs instruments de domination : Code Noir, Pacte Colonial, chiens dressés à la chasse des marrons… véritables leviers d’accumulation de fortunes colossales par l’exploitation de l’homme. Alors, l’effroi et la terreur de l’enfer s’installent à Saint-Domingue pour ces opprimés dont la plupart des descendants sont aujourd’hui des Haïtiens.
Ce fait aurait constitué un thème éculé au regard de l’histoire si, dans le cas précis d’Haïti, toutes les races humaines ne se retrouvaient pas impliquées sur la scène : des Amérindiens, des Blancs miséreux appelés 36 mois ou Engagés, des Noirs venus de tous les coins de l’Afrique et même certains Arabes vendus par des braconniers. Dans leur perfidie et leur cynisme leurs bourreaux conçurent la stratégie d’utiliser la multiplicité des cultures et la pluralité des dialectes et des langues pour bloquer toute tentative de prise de conscience collective.
Les puissances coloniales et esclavagistes dont l’Angleterre, l’Espagne, la France (aujourd’hui alliées au Canada et aux États-Unis pour former en Haïti le CORE GROUP) se sont rendus coupables, à Hispaniola et à Saint-Domingue des pires crimes contre l’humanité, à travers le modèle utilisé pour l’acquisition et le renouvellement du cheptel esclave qui s’identifie étrangement au kidnapping, leur transport dans des bateaux négriers similaires aux antres du Diable, leur exposition pour l’achat et la vente à la Croix-des-Bossales, les conditions infrahumaines de logement et de nourriture, les sévices corporels les plus cruels, le travail forcé… Durant près de 300 ans, ces puissances ont décimé toute une race d’hommes, de femmes et d’enfants sur le territoire et réduit d’autres à l’état de « bêtes de somme ». L’espérance de vie de la population esclave ne dépasse pas 27 à 30 ans1.

Suite dans le lien.

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