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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Affaire enfants du Darfour/Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières dénonce la responsabilité morale de Kouchner

Publié par Elsie HAAS sur 1 Novembre 2007, 01:28am

Catégories : #Archives 2

L'instrumentalisation par Kouchner et BHL de la situation au Darfour présentée comme un génocide,
( Mes amis -vous savez que j'aime les parenthèses, parce que la vie est loin d'être un long fleuve tranquille- ça me rappelle Haïti en 2003 où on retouvait le même Kouchner qui se demandait s'il ne fallait pas tuer Aristide voir l'article ci-après intitulé" Aristide aussi criminel que Saddam' oui papa, se sa minm) dénoncée par  Rony Brauman permet de mieux  comprendre le laisser-faire du gouvernement qui était au courant des projets de cette association, le silence embarassé de Kouchner et la précipitation du gouvernement à condamner  et "diaboliser" l'Arche de Zoé. On peut interpréter les déclarations de M Brauman, comme une manipulation  à des fins politiques  par  Ms.Kouchner et Bernard Henry Lévy, de membres confiants et crédules face à la parole de personnalités connues.

PARIS (AFP)  30/10/2007 13h44

Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, a estimé mardi sur RTL que les membres de l'Arche de Zoé "croyaient sincèrement qu'ils allaient sauver des enfants menacés de façon imminente" par un génocide, "idée installée par Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy".

 

Pour l'ancien président de MSF "et comme la quasi totalité des organisations humanitaires qui oeuvrent au Darfour, on ne constate pas qu'il y a une guerre génocidaire, c'est-à-dire l'avancée d'une machine qui broie les vies à mesure qu'elle progresse sur son chemin".

 

Mais, a ajouté Rony Brauman, "c'est l'idée qui a été installée en particulier par Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy, un certain nombre de personnalités qui, fortes de leur statut moral, ont installé l'idée" que ce qui attendait "immanquablement" les habitants du Darfour "c'était la mort".

 

Pour ce spécialiste de l'humanitaire, "il suffit d'aller sur le site de L'Arche de Zoé pour voir qu'ils parlent de plus de 800.000 enfants qui vont mourir d'ici la fin de l'année, des chiffres accablants, écrasants, qui suscitent, forcément, chez les uns et les autres, des vocations de sauveteurs".

 

"Quand vous êtes un sauveteur dans ces conditions-là, vous êtes nécessairement un sauveteur intempestif", a conclu M. Brauman.

 
Pour autant, il juge "la réaction" des pouvoirs publics "disproportionnée". "Ces gens sont fautifs et il est normal qu'ils soient mis en accusation devant la justice", mais a-t-il observé, "ils n'ont fait que tenter de sauver des enfants qui leur semblaient être en danger de mort".



 

Extrait d'une interview parue en 2003 dans le journal La vie

« Aristide, aussi criminel que Saddam »

lundi 10 mars 2003, par Haiti Info


La Vie . Que peut-on faire pour les restavecs de Haïti ? Bernard Kouchner. Dans nombre de pays, les enfants jouent un rôle social important. Dès dix ou 12 ans, ils commencent à travailler et rapportent de l’argent à leur famille. Bien sûr, il faut se battre pour qu’ils puissent aller à l’école jusqu’à 14 ou 16 ans. Mais ça n’est pas encore possible partout. Gardons­ nous de toujours plaquer notre vision d’Occidentaux sur une réalité dont nous n’avons pas idée. Et puis, il y a le cas de Haïti avec ces enfants esclaves. Les bras vous en tombent. C’est absolument inacceptable. Alors qu’il y a des ONG à tous les coins de rue. Tous les enfants devraient pouvoir aller à l’école, être aimés par leurs parents...

Connaissez-vous ce pays ?

B.K. Haïti, ce fut la pre­mière des missions que nous avons menées avec Médecins sans frontières. Déjà, à l’époque, sous Duvalier, c’était dur, très dur. On nous a accusés de n’importe quoi. Des collègues ont été emprisonnés. C’était la belle époque des « tontons macoutes ». Je dis belle époque presque sans ironie, par rapport à ce qui se passe maintenant avec le président Aristide. Ce noble ecclésiastique, ancien « curé des pauvres », que, comme tout le monde, j’ai soutenu fortement et que j e connais bien, nous a obligés à avaler tel­lement d’horreurs en quelques années ! Haïti, à ma grande honte, c’est le contre-exemple vivant du droit d’ingérence. Nous y sommes intervenus militai­rement, en 1994, avec le soutien de l’armée américaine et au nom de l’Onu. Pour la première fois dans l’Histoire, nous avons rétabli un président civil légalement élu dans ses droits, alors qu’il avait été chassé du pouvoir par une junte militaire. Le rêve Qui a tourné au cauchemar, puisque, aujourd’hui, c’est encore pire qu’avant. Si l’on ne se souvient pas de cela, on ne peut pas aider Haïti - et encore moins résoudre le problème de ses enfants esclaves , parce que les Haïtiens sont aujourd’hui dégoûtés de tout. Les tontons macoutes, ces bandes de tueurs à la solde du pouvoir des Duvalier, c’était finalement un peu comme la mafia : on peut com­poser avec, on sait qui l’on a en face de soi. 
(Ca- pardon de la parenthèse- c'est la leçon apprise et récitée mot par mot par les têtes de pont des Zen-tellectuels du Collectif Non.Vous pouvez vérifier.  A savoir : Les Tontons macoutes ont peut composer avec, les chimères n'ont pas de chef c'est pas comme la mafia. Oui papa, une logique irréfutable à l'image d'une bande de  "sanzaveu")
Mais, désormais, on ne peut plus circuler de l’aéroport de Port-au-Prince à son hôtel sans une garde blindée. Les immigrés n’osent plus revenir et investir parce qu’ils savent qu’ils vont être dévalisés. Par qui ? Par tout le monde, y compris par le gouvernement d’Aristide. Haïti détient, avec le Burkina Faso, le record du monde du nombre d’ONG travaillant sur son sol. On y a dépensé beaucoup d’argent. Pour rien. C’est pire qu’avant. Économiquement et, sur­tout, moralement.

Que faut-il faire aujourd’hui ?

B.K. Rétablir les militaires au pouvoir ? Impensable. Refaire des élections ? Il y en a déjà eu ! Tuer Aristide ? Nous avions tellement espéré de ce bonhomme ! Je me souviens de séances à l’Unesco avec Aristide et l’abbé Pierre. On parlait même de lui donner le prix Nobel de la paix !

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