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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Poulets, chaud derrière ou de l'utilisation des excréments de poulet en Chine pop.

Publié par Elsie HAAS sur 15 Janvier 2008, 21:53pm

Catégories : #INTERNATIONAL

 
Les poulets chinois font de plus en plus d’électricité : Pékin investit massivement dans la production de biogaz à base de fiente de volaille. Ces excréments dégagent du méthane – un gaz qui peut être utilisé pour faire fonctionner des générateurs, au lieu de se volatiliser bêtement et d’accroître l’effet de serre. L’usine de Qing Yuan, récemment ouverte près de Pékin, traite chaque jour les déjections de 3 millions de poulets, soit 192 tonnes d’excréments. La vente d’électricité au réseau national lui rapportera 1 million de dollars par an. Les petites usines de biogaz existent depuis des décennies en Chine, mais Pékin veut mettre le turbo et ouvrir 4 700 usines de grande taille d’ici à 2010, pour alimenter 40 millions de foyers, rapporte Newsweek.
 
Lu dans Courrier International à la rubrique Insolites

Lectrices et lecteurs , j'attire votre attention avec constance sur des initiatives expérimentées ailleurs , modèles possibles  pour "le pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest" j'ai nommé Haïti. Il y a eu l'article sur la compagnie nationale d'eau au Cambodge. Celui sur les trains à Madagascar. Celui sur la récupération des eaux de pluie. Celui sur l'utilisation des sacs en plastique dans la fabrication de pavés. Celui sur les éoliennes en grande Bretagne.Et j'en passe... Je continuerai dans cette voie parce que convaincue qu'il faut  tirer profit de réalisations positives  partout où elles  se font.
. Les  modèles de développement préconisés par le FMI, la BM, l'OMC, le Club de Paris, sont obsolètes. Ils ont été institués pour le bénéfice des pays industrialisés du Nord.
A les mettre en pratique, le pays ne fera qu'accumuler du retard, tout en continuant à enrichir ceux qui les prônent. Le développment économique basé sur le tourisme (style Rep. Dominicaine) les industries de sous traitance et l'artisanat ne permettra  pas au pays de décoller. L'amélioration sera relative et creusera le fossé entre riches et pauvres.
Il suffit de voir l'échec de ces politiques économiques là où elles ont été le plus suivies en Amérique  Latine, en Afrique et  en Asie pour s'en convaincre.
Même si aujourd'hui la Rep. Dominicaine  est beaucoup plus avancée qu'Haïti, son économie est basée principalement sur des investissements étrangers qui peuvent du jour au lendemain se diriger vers d'autres sources plus rentables. On a eu l'exemple de  la faillite de l'Argentine, bon élève du FMI, s'il en est.
A  l'inverse comme le montre toutes  les études, ce sont les pays qui  ont rechigné à appliquer à la lettre les injonctions du "Consensus de Washington", ceux qui  ont limité les privatisations  et assuré leur autonomie alimentaire qui s'en sortent le mieux.
Nous avons  la chance inouïe d'avoir une population jeune, travailleuse et intelligente, dont le cerveau n'a pas été encore monoplisé par Coca Cola.
Cette jeunesse est capable de relever le défi d'entrer de plein pied dans le XXIéme siècle.
Ce ne sont pas des paroles en l'air.
Ce qui est en l'air, c'est l'incapacité des dirigeants à dépasser  un mode  de pensée archaïque, dominé par la dépendance aux modèles occidentaux, héritage de la colonisation. Incapacité également des économistes des pays du Sud  formés  à l'école du néo libéralisme, de se défaire des enseignements de la fac. Déconstruire disait , feu le philosophe Derrida.Mettre les choses à plat, à l'envers parfois,pour trouver le bon plan.
Evidemment, c'est beaucoup plus simple de répéter des leçons apprises par coeur, c'est beaucoup plus tranquille d'obéir aux injonctions des bailleurs de fonds, c'est beaucoup plus sécurisant de signer des contrats à tire larigo d'emprunts pour construire des routes.
Mais une fois ces routes construites, qu'est ce qu'on fait ? Comment est-ce qu'on résoud le problème du chomage ? De la faim, de la santé, de l'éducation,de l'insécurité ?
Entendons-nous bien. L'amélioration des voies de communication est indispensable.Mais pourquoi pas un circuit ferroviare qui permettrait des économies d'énergie, une meilleure circulation des personnes et des biens. Plus de sécurité. Un meillleur développement touristique. Un mieux être au niveau environnemental. Plus d'équité.
Pourquoi ne pas développer les énergies renouvelables dans un pays où il ne manque ni de soleil, ni de vent, ni d'eau et... ni d'excréments de poulets ?
Une des qualités qu'on ne peut nier au peuple haïtien, c'est sa  créativité.Pour l'instant elle ne s'applique que dans le domaine de l'économie informelle faute d'être reconnue, encouragée, soutenue et développée.
Comment contraindre ceux auxquels la population a confié la direction du pays à   guider, organiser,orienter la créativité d'une population ingénieuse et non pas à se contenter d'être les géreurs d'une bonne "gouvernance"  ?

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