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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Africa "Being Drained of Doctors" /L'Afrique drainée de ses médecins

Publié par Elsie HAAS sur 23 Janvier 2008, 02:47am

Catégories : #REFLEXIONS perso

  Vous connaissez déjà, assurément, le problème de la fuite des cerveaux d'Afrique et également des Caraïbes vers les pays occidentaux. Le phénomène qui n'est, certes, pas nouveau va en s'amplifiant ces dernières années.

Cet article de BBC News est à propos des médecins et infirmières. Il montre que les principaux pays "receveurs " sont  la Grande Bretagne, les  US,  la France,  le Canada, l'Australie  le Portugal, l'Espagne, la Belgique et l'Afrique du Sud. Cette "émigration positive", selon le terme utilisé par le gouvernement français actuel, laisse les populations africaines dans une totale insécurité sanitaire.

Un tableau illustre cette tragédie :
 Nombre de médecins à l'étranger

    Mozambique - 75%
    Angola - 70%
    Ghana - 56%
    Kenya - 51%
    Rwanda - 43%
    Sudan - 13%
    Niger - 9%

Rendez-vous compte ,75% des médecins du Mozambique !

Quand on sait qu'il s'agit de personnes qui ont été prises en charge de l'enfance jusqu'à leurs études par leur pays; vous imaginez déjà le manque à gagner  pour des pays pauvres qui tablaient sur ces professionels pour soigner leurs populations.

Par contre cet investissement des pays africains est totalement rentable pour les sociétés occidentales qui se retrouvent avec des médecins gratis qui leur tombent du ciel.

Cette fuite des médecins africains  explique en partie l'état déplorable du système de santé publique en Afrique. En partie, parce que pour exercer sa profession, il faut encore avoir le matériel adéquat et les médicaments nécessaires pour soigner.

Comble de l'ironie, ce sont les ONG, qui remplacent les médecins africains. Il s'agit là, sans doute, des effets de la "colonisation positive". C'est à dire que les élites du Sud ont été si bien formatées qu'elles seraient les meilleurs pour servir les populations occidentales !

En Haïti- oui, oui, on y revient. La situation est similaire. Beaucoup plus de médecins haïtiens à l'étranger et des médecins cubains et d'ailleurs qui travaillent dans les campagnes haïtiennes.

Pour ce qui est d'Haïti, jusqu'à présent, je n'arrive pas à comprendre, pourquoi des médecins à la retraite sont incapables de dévouer quelques semaines ou un mois de leur  temps pour accomplir une sorte de service social. On me dit que c'est à cause de l'insécurité. Okay. Mais j'ai vu des médecins étrangers travailler même dans les bidonvilles de Port-au Prince.

Est-ce que les médecins haïtiens à la retraite péfèrent se dorer la pilulle à l'ombre  de leur poste de télé à Miami, laissant aux Cubains  la responsabilié des malades haïtiens ?

Est-ce que le gouvernement, notamment ce ministère des Haïtiens vivant à l'étranger, ne pourrait pas -au lieu de  se contenter de signer des contrats de coopération avec la France qui se résument plus ou moins à inciter "l'immigration non positive"  au retour en Haïti- est-ce que ce, donc,  ce ministère des Haïtiens vivant à l'étranger ne pourrait pas concevoir un plan en concertation avec le ministère de la Santé et les différentes associations de médecins  haïtiens à l'étranger pour organiser une sorte de "Konbit " (entraide) médicale ?

Quand les statistiques nous disent qu'Haïti de toute l'Amérique est le pays qui a le plus  taux le plus élevé de mortalité infantile,  84 pour 1000 (et Cuba le moindre), est-ce qu'il ne s'agirait pas là d'une cause nationale ?

Et pour finir, oui une insécurité relative existe à Port-au-Prince- relative quand on pense au niveau de criminalité élevée dans d'autres villes des Caraïbes et d'Amérique Latine qui ont un service de police beaucoup plus important, mieux équipé et plus professionnel qu' Haïti.

Cependant, le problème de l'insécurite, c'est un peu comme celui de la carte de travail et de la carte de résident. Sans carte de résident pas de travail, sans carte de travail pas de carte de résident. C'est en occupant le terrain que l'on fait fuir les délinquants.

Demandons-nous si l'insécurité ne  profite pas  à ceux-là même qui crient et dénoncent l'insécurité sur toutes leurs radios, dans tous leurs média en Haïti et à l'étranger.

Tout le monde connaît l'histoire du voleur qui s'enfuie en criant "au voleur !"






    BBC News

    Thursday 10 January 2008

    Many African countries now have more doctors and nurses working in richer countries abroad than they have at home, research shows.

    There has long been concern about the exodus of African medics, but the Human Resources for Health study suggests the problem may be greater than assumed.

    Several countries, including Mozambique and Angola, have more doctors in one single foreign country than at home.

    And for every doctor in Liberia, there are two working abroad.

    The study, carried out by the Center for Global Development in Washington, looked at census records collected between 1999 and 2001.

    It examined nine receiving countries: The UK, the US, France, Canada, Australia, Portugal, Spain, Belgium and South Africa.

    The study is one of the first to count doctors who are born in Africa, not just those who are trained there.

    Focusing on training location, the researchers argue, seriously underestimates the impact of losing people who want to become doctors has on a country's health service.

    Getting Out

    The report suggested the loss of doctors often went hand-in-hand with civil strife, political instability and economic stagnation.

    Angola, Republic of Congo, Guinea-Bissau, Liberia, Mozambique, Rwanda and Sierra Leone all experienced civil war in the 1990s and all had lost 40% of their doctors by 2000.

    Countries such as Kenya which experienced economic stagnation in the late 20th Century and Zimbabwe, which saw political repression as well as economic problems, saw more than half of their doctors leave.

    At the same time countries with greater stability and prosperity, such as Botswana managed to keep many of their doctors, but so did very poor countries such as Niger.

    The researchers speculated this could be to do with destitute countries not producing large numbers of would-be doctors with the financial capital or connections to leave.

    The UK is one of the few countries to have introduced a code preventing it from actively recruiting from sub-Saharan Africa.

    But despite this, Home Office figures show that 17,620 African doctors and nurses joined the NHS last year.

    The Department of Health notes that while NHS trusts are banned from actively trying to enlist from Africa, there is little to stop health professionals from these countries applying for work permits to come to the UK.

    The charity ActionAid said the brain drain was "a huge threat" to Africa.

    "One of the best way to keep healthcare professionals in the countries that need them is to pay them properly - but currently health systems in many African countries are woefully underfunded," said Nick Corby, policy officer at the charity.

    "The UK government could do Africa a real service by upping aid levels for health systems, ensuring that desperately needed doctors and nurses stay where the need is greatest."


    Number of Doctors Abroad

    Mozambique - 75%
    Angola - 70%
    Ghana - 56%
    Kenya - 51%
    Rwanda - 43%
    Sudan - 13%
    Niger - 9%

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