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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Crise alimentaire mondiale/ Ejection d'Alexis

Publié par Elsie HAAS sur 17 Avril 2008, 09:05am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Une compilation d'articles qui m'ont paru intéressants.
1- Le Monde
Les tartuffes de la faim.

 Extraits :
"Quant à la responsabilité de la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, elle est également considérable. Pendant des décennies, ces institutions ont expliqué aux pays émergents que l'agriculture avait son avenir derrière elle. Les pays émergents ont ainsi favorisé les cultures d'exportation, destinées à leur rapporter des devises ; ils récoltent aujourd'hui les fruits amers de cette politique. Ainsi le Sénégal exporte des produits alimentaires - que l'Europe taxe quand il a l'audace de vouloir les transformer sur place -, mais doit importer environ 80 % du riz qu'il consomme. Or, non seulement le riz devient rare, mais les spéculateurs en font parfois grimper les prix de 30 % en une journée. La générosité soudaine de l'Occident ne saurait faire oublier la part de responsabilité qui est la sienne dans la crise majeure qui menace aujourd'hui"
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/16/les-tartuffes-de-la-faim_1034940_3232.html

2 -Commondreams
Global Hot Spots of Hunger Set to Explode

by Thalif Deen
http://www.commondreams.org/archive/2008/04/15/8310/

3-20minutes.fr

Crise alimentaire: «Tant qu’il n’y avait pas d’émeutes, le monde occidental a fermé les yeux»
Un entretien avec Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation

 Extraits :
"Quelle est la marge de manœuvre pour agir désormais?

Il faudrait réduire fortement la dette des pays pauvres, investir dans le développement agricole de subsistance et arrêter la production de biocarburants. Le Fonds monétaire international (FMI) a une lourde responsabilité dans cette situation, dans la mesure où c’est lui qui administre le remboursement de la dette. Il a ainsi encouragé les pays concernés à développer les monocultures agricoles destinées à l’exportation afin de créer des richesses et de s’acquitter ainsi des intérêts de la dette."
http://www.20minutes.fr/article/225509/Monde-Crise-alimentaire-Tant-qu-il-n-y-avait-pas-d-emeutes-le-monde-occidental-a-ferme-les-yeux.php

Etonnant, n'est-ce-pas.

C’est précisément LE reproche qui a été fait à Aristide et qui lui a valu d'avoir une suspension  totale de l'aide internationale entre 2001 et 2004 (bonjour les dégâts !)  et finalement qui a conduit à son éviction.

Parce que, à moins de vouloir jouer à l'enfant de choeur, la question de la légitimité des élections législatives en 2001 a simplement été le prétexte tout trouvé pour faire monter les enchères.

Un peu comme les émeutes de la faim pour jeter le gouvernement Alexis.

Voir l'article que j'ai écrit en février.
Qui veut la tête d’Alexis, le Premier ministre haïtien ?

 Alexis a été éjecté donc, précisément  quelques jours avant  une réunion très importante prévue pour le 25 de ce mois à Port-au-Prince, avec le FMI et d'autres bailleurs de fonds.

C'était la "dead line" comme m'a dit une amie ironiquement.

Après c'eût été trop tard.

Réunion du 25 qui,  comme prévisible,  a été annulée sine diae .

Le programme qu''Alexis s'apprêtait à défendre à cette réunion était précisément  ce que préconise Ziegler:
"réduire fortement la dette des pays pauvres, investir dans le développement agricole de subsistance et arrêter la production de biocarburants. "

Manifestement l'agenda d'Alexis, n'a pas eu l'heur de plaire à certaines personnes qui ont préféré  court-circuiter la réunion.

Quitte à en refaire une autre à leur sauce.

Revenons à Aristide. Il a été viré pour avoir essayé de lutter  en partie , une infime  partie, contre les injonctions du FMI et de la BM..

« Les Etats-Unis ont permis à Aristide de réintégrer ses fonctions à condition qu’il mette en œuvre un agenda économique néolibéral.

Aristide a satisfait certaines des exigences états-unienne, y compris la réduction des droits de douane sur le riz US qui a mené à la faillite des milliers de paysans haïtiens, et le maintien du salaire minimum en dessous du niveau de subsistance.

Mais Aristide a résisté à la privatisation des ressources appartenant à l’Etat, en raison des protestations de sa base politique et de sa répugnance à abandonner le contrôle de ces sources de richesse. »
Extraits de :
Haïti : insurrection en cours
http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=863

Ce qui est marrant, je veux dire bizarre, incohérent et même stupide;

vu que " Pendant des décennies, ces institutions ont expliqué aux pays émergents que l'agriculture avait son avenir derrière elle.'

vu les désastres engendrés dans ceux des pays du Sud  qui ont docilement appliqués ces recettes;

 
c'est qu'au moment même où les instances internationales (FMI, BM, OMC) opèrent une  relative volte-face par rapport à leurs recettes néolibérale du tout  privé;

c'est à ce moment même qu'en Haïti,  il est question de remplacer Alexis  dont le cheval de bataille était l'autonomie alimentaire.

Par un adepte pur et dur de l'économie de marché.


 
M. Ericq Pierre, haut fonctionnaire de la BID qui affiche "sans complexe" dixit Le Monde Diplo, " ses convictions néolibérales".
http://www.monde-diplomatique.fr/1997/10/CASSEN/9304.html

Ce même Ericq Pierre, qui si je ne m'abuse, dans un article paru dans un quotidien haïtien, préconisait ...devinez quoi ?

La privatisation des prisons haïtiennes.

Rien que ça !

Dans le genre "on ne sait pas où on va mais on y va", on ne saurait trouver mieux.

Pourquoi se priver d'utiliser les recettes qui ne marchent pas !

Il est vrai qu'Haïti étant un pays exceptionnellement exceptionnel qui n'existe pas;

p'têtre ben que la privatisation de la compagnie d'Etat de téléphone, celle de l'électricité, de l'eau, des prisons;
virer des centaines d'employés, (euhps déjà fait)
privatiser la minoterie (euhps, déjà fait)
le ciment (déjà fait)
les écoles (déjà fait)
les universités (déjà fait)
les hôpitaux (déjà fait)
les transports (déjà fait)
Les ports (miam, miam)
les aéroports( miam miam)
Les routes (miam, miam)
les plages (miam, miam)
réduire les salaires ( miam, miam)
transformer les terres en zones franches ( en cours)
transformer les terres en agrocarburants( ya bon banania)
acheter plus d'engrais chimiques (ya bon...)
importer encore plus pour exporter encore moins (ya bon, ya bon)

p'têtre ben que ce "milk shake" là, c'est ce qu'il faut pour "ces gens-là".


Abracabradantesque ! (comme dirait M. Chirac)

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