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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Ericq Pierre et l'ultralibéralisme, la suite.

Publié par Elsie HAAS sur 5 Mai 2008, 09:58am

Catégories : #PEUPLE sans mémoire...

Des  lectrices et lecteurs m'ont fait remarqué que les liens  dans l'article sur Ericq Pierre  ne fonctionnaient pas.

Voici l'article dans lequel il dit, en d'autres mots bien sûr, que les Haïtiens sont des grands paranoïaques qui refusent de voir la sollicitude de  Washington  envers leur pays.


Si le lien ne marche pas, il suffit de taper le titre sur google.

Les Etats-Unis et Nous : la théorie de la conspiration.- par Ericq Pierre

http://www.google.fr/search?hl=fr&edition=fr&q=Les+Etats-Unis+et+Nous+%3A+la+théorie+de+la+conspiration.-+par+Ericq+Pierre&btnG=Recherche+Google&meta=

Article que je vous prie, pour les anglophones, de comparer avec celui autrement plus documenté  d'un étatsunien, qui s'intitule en français :


 "Leçons d'une autre occupation américaine oubliée"

L'auteur manifestement ignore la maladie de conspiration dont serait atteinte les ignares Haïtiens .

Mais,  par contre, semble connaître l'histoire des relations entre Haïti et les USA, notamment l'occupation américaine décrite par M. Ericq Pierre comme une "colonisation positive" dont les ingrats Haïtiens sont incapables de reconnaitre les bienfaits.

Extrait :

"D'autres estiment  que, quand ils ont commencé de s'intéresser à
 nous, c'était pour nous occuper pendant dix-neuf ans et pour nous
 laisser en héritage la Garde d'Haïti qui  était une armée d'occupation.
 (Ne mentionnez  surtout pas les efforts faits durant cette période au
 plan sanitaire et pour moderniser l'agriculture, ils diront que de toute
 façon, il n'en reste aucune trace aujourd'hui). "

 in Les Etats-Unis et Nous : la théorie de la conspiration.- par Ericq Pierre



Culture: Lessons from another forgotten American occupation
Thursday, 24 April 2008 Written by Garrett Johnson
http://www.bitsofnews.com/content/view/8108/

Voici donc  le second lien  sur  le congrès partenariat privé/public dans le quel on trouve exposées les grandes lignes de la pensée économique du Premier ministre désigné.


www.focal.ca/pdf/haiti_dialogue_f.pdf


Bon, je ne peux pas résister  au plaisir  de vous faire une copie d'un passage  à tout le moins savoureux.

Ce n'est pas de la blague.

Voici l'extrait :


"  Le secteur privé recommande vivement la mise en oeuvre d'un projet d'officialisation pour la délivrance des titres de propriété et l'accès au capital qu'il a élaboré avec Hernando de Soto.

Les  représentants du secteur privé indiquent qu'Haïti a tiré des leçons de la réforme structurelle et du Consensus de Washington et que l'élargissement et la diversification du secteur privé sont cruciaux pour créer un mouvement en faveur de politiques axées sur le marché et la croissance."

C'est du genre :

" nous avons compris que le Consensus de Washington dénoncé par tous les pays et qui a provoqué la faillite de l'Argentine est la meilleure des choses dans le meilleur des mondes pour Haïti,le pays exceptionnellement/exceptionnel/qui n'existe pas."

Pour rappel parce que j'ai déjà publié cet extrait d'article.

Mais il s'agit  de mettre en parallèle une pensée   néolibérale  pur  sucre  telle que celle  exprimée plus haut  et une analyse qui  montre les conséquences de l'application d'une politique qui génère plus de pauvres.


Extrait :


 Renaitre Aprezan


Un exemple pour mieux comprendre les impacts négatifs des PAS : Haïti

Les émeutes qui se sont déclenchées la semaine dernière à Port-au-Prince, mais aussi dans d’autres villes haïtiennes, ont été réprimées dans le sang. Une quarantaine de blessés au total dont quatorze par balles et au moins 5 morts. Pourtant, ces manifestations n’étaient que le résultat prévisible d’une flambée subite du prix du riz (de l’ordre de 200%). Quand on sait qu’aujourd’hui 82% de la population vit dans une précarité absolue avec moins de 2$ par jour, on comprend facilement de telles réactions face à cette augmentation. Haïti utilise 80% de ces recettes d’exportations uniquement pour couvrir les importations nécessaires à ses besoins alimentaires |7|. Cependant, il n’en a pas toujours été comme cela. Avant la chape de plomb dictatoriale des Duvalier père et fils (de 1954 à 1986), l’île connaissait l’autosuffisance alimentaire. Mais la tendance qu’ont les IFI’s à soutenir les dictatures s’est encore confirmée ici et le peuple haïtien, en plus des blessures personnelles (tortures, exécutions sommaires, climat de terreur permanent instauré par les tontons macoutes), se voit réclamer le remboursement de la dette externe qui culminait en septembre 2007 à 1,54 milliard de dollars |8| Le secteur agricole aura été le plus durement touché par les exigences des prêteurs et puisque la population était majoritairement rurale, l’ampleur des dégâts n’en a été que plus importante. En cause ? Principalement l’abaissement des droits de douane imposé aux pays du Sud mais rarement respecté entre l’Europe et les Etats-unis. Et l’enchaînement fatal s’est mis en place ; arrivée d’un riz produit à l’étranger à moindre coût (car subventionné) donc exode vers les villes de nombreux paysans ruinés et donc impossibilité de réaction du marché local en cas de flambée des prix sur le marché international. Ici comme ailleurs, les bénéfices de la libéralisation sont inexistants pour la très grande majorité de la population, les dégâts sont par contre considérables

Il est donc plus que temps d’abandonner ce modèle de (sous-)développement néfaste et de laisser le choix aux populations de cultiver prioritairement pour leur marché intérieur. Actuellement, avec les connaissances acquises dans le domaine de l’agriculture respectueuse de l’environnement, nous pouvons viser l’autonomie alimentaire régionale sur l’ensemble de la planète et donc satisfaire à un droit humain fondamental, celui de se nourrir décemment. Les conséquences positives de ces progrès tant attendus seraient de favoriser rapidement la santé dans un premier temps, puis l’éducation, induisant une qualité de vie meilleure sous toutes les latitudes.

par Eric De Ruest
http://afriqueinvisu.org/index.php?option=com_content&task=view&id=58&Itemid=47

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