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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


A partir de remarques d'un lecteur sur les GNB et l'extrème-droite

Publié par Elsie HAAS sur 7 Mai 2008, 09:52am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Un lecteur m’a « gentiment » fait remarquer que les notions de droite et de gauche étaient des termes entendus dans les "hémicycles "  français et qui ne correspondraient pas, ipso facto, à la réalité haïtienne.

Vous aurez compris qu'il me prête les qualités d'un jaquot formaté dans les universités françaises.

Ayant  la flemme (la paresse) de lui répondre,  voici 1 commentaire  qui pourra l’éclairer , mieux que je ne saurais le faire, sur ces notions que,  par ailleurs et bizarrement , il semble considérer comme franco/française.

Et leur utilisation dans le cas d’Haïti comme une expression de « néocolonisation intellectuelle » (c’est lui qui le dit.)

S'il est vrai que ces notions de gauche et de droite sont apparues à la Révolution française, comme celle des Droits de l'Homme, il me semble que depuis 1789, elles se soient un tantinet internationalisées.

N'est-ce pas ?

Enfin...

Le commentaire :


".... Il est fort regrettable pour eux, car c'est une sorte d'inconscience que des employés, des ouvriers, des cadres, en un mot des gens qui vivent de leur travail  aient voté à droite, car enfin, nos livres d'histoire relatent que depuis que le monde existe, au cours des siècles et bien avant la féodalité puis la royauté qui n'étaient autre que les ancêtres de la droite d'aujourd'hui, celle-ci n'a jamais apportée la plus petite amélioration de la condition du peuple si elle n'y était pas contrainte! ...."

Que dire d'autre ?

Signaler  en passsant que, droite et gauche en anglais se disent : right and left; en espagnol, derecha y izquierda; en italien destra, sinistra; en allemand, linke und rechte.

Et qu'ils ont leurs traductions dans toutes les langues du monde, il me semble.

Et aussi que, politiquement,  dans le monde entier ils font référence à des options politiques différentes.

Ce même lecteur m’a justement  fait observer que le mouvement grenn-nanbounda était un ensemble "disparate" et que le qualifier d’extrème-droite renvoyait à une réduction d’une réalité plus complexe.

En principe, il aurait raison.

Mais les faits  lui donnent tort.

La direction de ce mouvement, les promoteurs, les organisateurs, les financiers sont issus de la droite dure duvaliériste, adeptes de l'usage viril de la force, comme, encore une fois,  ils l'expriment  via  le nom par eux choisi.

De ce fait cette idéologie chapeaute l’ensemble du mouvement "disparate" et transcende les  nuances entre les diverses  familles qui le composent.

C’est pourquoi, selon mon analyse, cet agrégat " disparate " représente l’extrème-droite parce que dirigé et dominé par ce courant idéologique.

Si, par contre, le lecteur entend qu'il n'existe pas de gauche organisée en Haïti.

Je partage pleinement son avis.

"L'ensauvagement macoute" pour reprendre l'expression de Leslie Péan
L'ensauvagement macoute et ses conséquences (1957-1999), un article passionnant et bien documenté de Leslie Péan en place depuis 1957 n'aurait pas pu se répandre dans toutes les couches sociales à cette époque.

Et être aussi vivace chez les intellectuels actuels.

Le lecteur qui voudrait en savoir plus sur le mouvement "grenn-nanbounda",  son fonctionnement, ses accointances,  et ses finalités, peut lire le livre de  Peter Hallward  "Damming the Flood"

Ou à défaut, le compte rendu analytique qui a été fait par Steve Lendman sur cette page

http://sjlendman.blogspot.com/2008/04/peter-hallwards-damming-flood-part-ii.html



de son blog

http://sjlendman.blogspot.com/

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