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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Vu dans Le Nouveliste, une lettre ouverte à Préval de Phillipe Malval

Publié par Elsie HAAS sur 8 Mai 2008, 09:26am

Catégories : #REFLEXIONS perso

 La lettre de Philippe Malval est très touchante.

Elle traduit les frustrations d'un bon nombre d'Haïtiens.

L'absence de communication du Président.

Son manque apparent d'empathie avec les souffrances de la majorité.

Le fait qu'il semble se complaire à n'écouter  que le cercle restreint de sa cour.

Ses déclarations jamais suivies d'effet.

D'autres totalement désinvoltes.

Un ensemble qui renvoie à un pouvoir à tendance autistique renfermé sur sa jouissance  et celle de ses copains.

Ca fait penser, -eh, oui, difficile de résiste à la comparaison, au temps de Jean-Claude Duvalier où la richesse ruisselait du palais et arrosait les amis, Jean-Robert Estimé, Berrouet, Cineas et cie pendant que le peuple  empruntait  les kannte, les embarcations de bric et de broc, pour fuir la misère.

Avec l'injustice et la peur  présentes aujourd'hui comme à cette époque.

Dans ce même contexte, une reprise des  boatpeople ne serait pas étonnante.

Cependant , comme bon nombre d'intellectuels haïtiens, M. Malval, a l'air de ne pas comprendre que la situation actuelle résulte de  politiques  néolibérales antérieures-dont celle de Latortue-  et dont l'application se continue  avec diligence présentement.

M. Malval, semble penser que le Président Préval pourrait  prendre des initiatives à court terme de son propre chef.

Mais le PAS, le plan d'ajustement structurel, ne permet aucune souplesse ni décision personnelle au niveau économique.

Il s'agit d'un corset qui exige le respect des mesures.

Pas de dérogations quelles que soient les circonstances.

Il n'y a pas dans ce cadre là, place pour un aménagement circonstanciel des mesures.

C'est :  "tu fais on te baille les fonds; tu ne fais pas on suspend."

La seule marge de maneuvre de Préval, ce serait d'éventuelles relations constructives avec le Venezuela.

Mais les "grenn-nanbounda" veillent au grain.

Vous savez pourquoi.

Si Chavez aide l'Etat à fonctionner, à moderniser ses infrastructures: ponts, routes, électricité, port et le reste.

Finie la gabegie et adieu les privatisations.

Alors tout est fait au sein même des différents ministères pour boycotter systématiquement la coopération avec les pays, les groupes, les personnes antinéolibéraux.

Ce constat là pratiquement personne ne le fait en Haïti, parce que malheureusement, les analystes de la classe moyenne appartiennent dans leur majorité au clan néolibéral.

Et s'accrochent  désespérément à l'idée que,  par miracle, cette politique va donner des résultats en Haïti.

Mais comme a dit Préval, et il faudrait l'entendre dans ce sens, il ne peut pas « fe san sòt nan wòch » .

Ce qu'il dit, c'est qu'il se trouve dans l'impossibilité d'aller contre les plans du FMI/BM/ OMC et de leurs alliés locaux.

Encore une fois, Ariside, a essayé, il a été déporté.

Préval  préfère  vieillir tranquillement dans sa ville de Marmelade qu'en Afrique du Sud.

On peut le comprendre.

Lettre de P. Malval sur le Nouvelliste :


http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56830&PubDate=2008-04-28





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