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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Économie : Obama choisit ceux qui ont échoué

Publié par Elsie HAAS sur 4 Décembre 2008, 10:19am

Catégories : #INTERNATIONAL


par Éric Toussaint*, Damien Millet*


Extraits

Deuxième personnalité en scène, Lawrence Summers hérite pour sa part du poste de directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche. Son parcours comporte pourtant un certain nombre de taches qui auraient dû être indélébiles… En décembre 1991, alors économiste en chef de la Banque mondiale, Summers ose écrire dans une note interne :

« Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. [...] L’inquiétude [à propos des agents toxiques] sera de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour attraper le cancer que dans un pays où la mortalité infantile est de 200 pour 1 000 à cinq ans » [1].


 Pas mal du tout comme programme ! Très pragmatique le gars  Summers !


J'adore le " il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés."


D'ici à ce qu'on fasse payer à tous ces "bougnoules" l'air qu'ils respirent- après l'eau- il n'y a qu'un pas. C'est vrai que à quoi ça sert tout ce bon air qui se gaspille dans des pays "où la mortalité infantile est de 200 pour 1 000 à cinq ans




Il ajoute même, toujours en 1991 :

«  Il n’y a pas de [...] limites à la capacité d’absorption de la planète susceptibles de nous bloquer dans un avenir prévisible. Le risque d’une apocalypse due au réchauffement du climat ou à toute autre cause est inexistant. L’idée que le monde court à sa perte est profondément fausse. L’idée que nous devrions imposer des limites à la croissance à cause de limites naturelles est une erreur profonde ; c’est en outre une idée dont le coût social serait stupéfiant si jamais elle était appliquée » [2]. Avec Summers aux commandes, le capitalisme productiviste a un bel avenir.

 


Sources :

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