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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le type d’approche: un handicap a la solution d'Haiti par Ashley Pierre.

Publié par Elsie HAAS sur 22 Janvier 2009, 10:25am

Catégories : #AYITI ACTUALITES



Ashley Pierre, ce 20 janvier 2009

 

Mesdames, Messieurs,


Nous avons un pays qui meurt, c’est le constat de tous, et là nous avons tous raison. Cependant, la façon dont nous abordons cet état de fait, ne constitue-t-elle pas un handicap au sauvetage de ce pays ?


Permettez moi de paraphraser le nouveau président des Etats-Unis d’Amérique, Barack H. Obama qui dirait : le rêve americain est tres vieux, les ideaux sont tres vieux, mais l’opportunisme politique, l’envie, l’irresponsabilité de certains ont accouché les Etats-Unis que nous avons aujourd’hui. Il a fait une approche socio-politico-historique qui ne lui donne aucune autre alternative que de retourner aux ideaux pronés par les fondateurs de la nation comme moyen de trouver une issue favorable. Quelle sagesse !


Aujourd’hui, en Haiti, nous n’avons pas cessé d’identifier les causes de notre echec, et pourtant nous continuons d’echouer ; car la facon dont nous identifions les causes nous pousse encore a echouer. Notre echec est collectif. Mes amis, quand on a un pays mené, dirigé sur la base de division alors que nos ancetres avaient puisé leur force dans l’unité, il n’y a aucun doute que nous allons continuer d’echouer.


Le president le plus impopulaire de toute l’histoire des Etats-Unis a été democratiquement remplacé, d’ailleurs n’a t-il pas affirmé apres les élections : « le peuple a voté contre contre Mc Cain à cause de moi » . La tradition aux Etats-Unis est sacrée, les institutions aussi. J’ai suivi de près tout le processus pour le comprendre. J’ai eu la chance d’en être temoin. Le président que Obama critiquait lors des campagnes et dont la gestion a été en quelque sorte critiquée lors du discours d’investiture est celui qu’il a accompagné jusqu’a son départ, c’est ce que veut la tradition, c’est ce qui est respecté.


J’ai toujours eu la vision de comprendre que toutes les approches aux problemes sérieux de mon pays ont été mal construites, surtout celles auxquelles  j’ai pu assister :


En 1986, plus précisement le 30 janvier et finalement le 7 février, jour qui marqua le depart définitif de Jean Claude Duvalier a été mal géré, chers amis, cela pouvait se faire autrement, mais nous n’avons pas eu la maturité politique de le faire et le peuple assoiffé a profité de notre déficit de leadership. Pendant que plusieurs se rejouissaient, moi, je pleurais, je pleurais car je pressentais déjà que c’était un très mauvais départ. J’avais seulement 13 ans et mon père venait d’être martyrisé le mois précedent par les tonton macoutes. Il a été enlevé de sa résidence sous des coups de baton, en ma présence et on l’avait gardé pour plus d’une semaine enfermé injustement. Pourtant, je ne pouvais me rejouir du sort des tonton macoutes, ce 7 fevrier là.


En 1991, le president elu Jean Bertrand Aristide prononça un discours violent de son retour des Nations, dans lequel il souleva le peuple contre ceux qui possedaient presque tout dans le pays. Ce jour là, je me suis senti une fois de plus attristé et même déçu, car je comprenais des lors, que le role du president c’etait de garantir l’equilibre social, je suis sur qu’il y a légalement des mécanismes de pression pour porter le president à adopter une attitude differente. En ce sens, je ne saurais accepter ni me joindre à quiconque aurait choisi la cassure illégale de l’ordre établi. De même, j’ai déploré le fait que le president ait choisi de demander un embargo contre le pays dans lequel mes autres compatriotes et moi vivions et duquel embargo, nous serions les affectés directs sans compter les dégats énormes, les pertes en vie humaine surtout qu’on entrainés ces 3 trois interminables années.

Les luttes entre anciens amis et militants politiques qui ont suivi le retour du president Aristide en 1994, la démobilisation de manière irresponsable des Forces Armées d’Haiti ( J’accentue sur « irresponsable » pour mettre en évidence que bien que les démocrates américains condamnent la guerre en Irak dont ils promettent la fin, ils sont unanimes à dire et à insister qu’ils le feront de « manière responsable » )  sont encore des approches erronnées qui démarquent de plus en plus notre pays d’un lendemain meilleur. Pourquoi les querelles d’anciens amis, basées le plus souvent sur la haine, l’envie d’être à la place de l’autre ou l’envie d’exclure l’autre, doivent nuire à la gestion du pays ? Alors qu’en fait, c’est tout le pays qui va en souffrir les conséquences ? Pourquoi choisir de tout basculer à la veille de 2004 alors qu’il y a un point historique qui pouvait nous unir ? Pourquoi ces choix, encore des choix de manque de  vision, de manque de sagesse alors qu’il y a d’autres mécanismes de pression ou de redressement ?


En ce plein début du 21e siècle, je ne saurais me joindre, ni m’affilier à aucune approche destabilisatrice de l’ordre des choses dans mon pays, sachant qu’il est le seul qui va en payer le prix.  Je suis contre la facon dont Aristide gérait le pouvoir, mais je suis aussi contre la facon dont il a quitté le pouvoir. Puis-je de par mes convictions m’associer aveuglément avec ceux qui dirigaient avec Aristide ou avec ceux qui s’étaient opposés et qui ont propulsé sa chute ? Puis-je m’associer aux éternels opportunistes qui vont toujours dans le sens du  vent ? Ma réponse est non, car d’une manière ou d’une autre, d’un coté ou de l’autre, l’approche est erronnée. Notre pays continuera d’échouer jusqu’à ce que nous nous décidions de retourner à notre source, à l’origine de nos victoires, aux idéaux de nos ancêtres. Ils rêvaient d’un pays different et ils nous ont laissé leur testament.  Mais, je veux bien sur m’associer à tous ceux qui croient et qui le manifestent ouvertement que nos méthodes de luttes ont contribué grandement à notre échec. Je veux m’associer à tous ceux qui pensent comme Obama qu’il nous faut réécrire notre histoire partant de 1804. Je veux m’associer à tous ceux qui croient que nous devrions jamais abandonner la route tracée par nos pères fondateurs qui disaient et exclamaient plus de 200 ans avant que l’union fait la force.  Je  veux m’associer à tous ceux qui ont transcendé et qui sont libérés de toute haine contre un frère haitien, de tout sentiment de frustration et de toute arrogance ou prépondérance salvatrice mais qui sont animés des vraies valeurs pour reconstruire notre Haiti.


Oui, notre pays continue encore d’en payer le prix, et parait-il nous ne nous en rendons même pas compte. Nos approches restent les mêmes, et nous allons continuer d’échouer. Quand j’ai choisi de soutenir la théorie que nous sommes tous coupables, beaucoup n’ont pas compris malheureusement et ont même tenté de me traiter de naif. Nous pouvons comme peuple choisir l’unité au lieu de la discorde, nous pouvons choisir l’espoir au lieu de la peur. Je pleure encore aujourd’hui de voir que nous refusons de grandir, nous refusons de comprendre et d’apprendre...


Je vous invite mes chers compatriotes à repartir a zéro pour une véritable reconstruction d’Haiti. Voila pourquoi PREH (le Parti Reconstruire Haiti) est en train de se créer. Un parti qui soit à la hauteur d’avant-garde des idéaux de nos ancêtres, un parti qui se veut une référence idéolique pour tous les autres. Un parti qui a la conviction qu’on peut critiquer les manières de faire sans pour autant se lancer dans la destabilisation de son pays, sans casser l’ordre établi. Un parti qui heureusement n’existait pas jusqu'à date mais qui se repose et qui porte les vraies valeurs pronées par plus d’un. Un parti qui veut donner à toutes et à tous la possibilité de se ressaisir de leurs actions malhonnêtes, de leur mauvaise gestion de la chose publique, de leur approche erronnée  des problèmes haitiens, de la mauvaise influence que la grande majorité a subie de leur manque de sagesse, de leur manque de  vision en induisant à tort ou à raison le pays dans cet état lamentable. 


Levons nous, et Unissons nous dans le seul but de réécrire notre histoire pour les générations futures en leur laissant un pays different. Rassemblons nous autour de cet ideal si noble de n’iimporte quel horizon d’où vous venez, de n’importe quel parti d’où vous croyez vous êtes, Lavalas, convergence, rdnp, allah, etc. Construisons ensemble le PREH et entammons désormais cette veritable reconstruction de notre chère et bien aimée Haiti, une Haiti à la hauteur de son histoire. Démontrons au monde, à nous-mêmes, à nos petis enfants et aux générations futures que nous sommes un peu plus intelligents que cela, que nous pouvons nous réveiller de notre létargie et changer le cours des choses dans notre pays.



Ash...

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