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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Affaire famille Morno/ famille du président du pays Tèt Kale/Sak Pa Kontan Anbake

Publié par siel sur 26 Septembre 2012, 12:00pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

Quelle portion du territoire de la République faut-il isoler comme périmètre de sécurité autourde la résidence privée du chef de l’État, pour que M. Martelly ne se sente pas en danger ?

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dr-andre-morneaux539

L'affaire Morno, la mégalomanie du pouvoir...

Par Harold Jean-François  --- Quelle portion du territoire de la République faut-il isoler comme périmètre de sécurité autour de la résidence privée du chef de l'État, pour que M. Martelly ne se sente pas en danger ? N'avons-nous pas vu madame Ertha Pascal Trouillot, présidente de la République continuer de vivre paisiblement dans sa maison sise à Christ-Roi avec les marchandes et les marchands de rue encombrant les trottoirs voire l'entrée principale de sa résidence ? Situation anormale s'il en était, mais madame Trouillot avait refusé de les faire déloger. Avant madame Trouillot, le général Prosper Avril n'avait pas fait déclarer d'utilité publique à Juvénat, toutes les propriétés limitrophes à sa maison pour se sentir en sécurité. Le général Henri Namphy vivait dans la plaine du Cul-de-Sac dans une grande propriété sécurisée, mais entourée de voisins des deux côtés et d'en face, sur la rue principale de Lillavois. Plus près de nous, le président René Préval vivait au Canapé-Vert surplombé par le bidonville de Sainte-Marie et après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 sur la route de Kenscoff à Laboule à la ville Shangri La. Les vitres de la maison du (président) Préval étaient à la portée du jet de pierre du premier fou qui voudrait commettre une agression, Nous avions d'ailleurs publiquement mis en évidence l'insécurité dont cette maison était l'objet.

Une affaire de droit commun

Qu'est-ce qui a changé pour que le président Michel Martelly qui a juré sur la Constitution de l'observer et de la faire observer soit celui qui met en péril les garanties à la propriété privée (art. 36) ? Est-ce que désormais, le président haïtien ne doit pas avoir de voisin autour de sa propriété privée. Et qui sait qui va devenir chef de l'État pour éviter d'acheter des propriétés dans son voisinage ? Les voisins de la future plage du chef de l'État doivent-ils être inquiets comme l'est aujourd'hui le Dr André Morno ? Selon l'article 36-2 de la Constitution : « La nationalisation et la confiscation de biens, meubles et immeubles pour causes politiques sont interdites. Nul ne peut être privé de son droit légitime de propriété qu'en vertu d'un jugement rendu par un tribunal de droit commun passé en force de choses souverainement jugées, sauf dans le cas d'une réforme agraire ».

Et d'où viennent les provisions quant au voisinage immédiat de la propriété privée du président de la République d'Haïti ? Les affaires privées du président relèvent-elles d'un droit spécial ? Existe-t-il des droits spéciaux quant aux biens du chef de l'État haïtien ? Et quant à la question de la demeure du président de la République, la Constitution la fixe clairement en son article 153 : « Le président de la République a sa résidence officielle au palais national, à la capitale, sauf en cas de déplacement du siège du pouvoir exécutif ». Ceci étant dit, la maison privée du chef de l'État haïtien n'est pas légalement sa résidence officielle. Alors, il découle de ce point que toute affaire regardant un aspect quelconque de la propriété privée du président de la République relèverait du droit commun inhérent au statut de la propriété privée comme évoqué précédemment au titre de l'article 36-2 de la Constitution.

Mais, dans le cas d'espèce, au-delà de l'aspect propriété privée, l'on évoque la question sécuritaire. Le législateur, en fixant la résidence du président au palais national, n'est-ce pas parce qu'en cet endroit il existerait les conditions maximales pour assurer sa sécurité ? Michel Martelly n'est pas le premier président qui ne réside pas officiellement au palais présidentiel, en dérogation à l'article 153 de la Constitution. Mais contrairement au président Martelly, ses prédécesseurs qui ont choisi d'habiter ailleurs n'ont pas cherché nuisance à leurs voisins en mettant en branle contre eux, sans vergogne et sans gant l'instrumentalisation de l'institution étatique qu'est la DGI.

SUITE DE L'ARTICLE :link

 

Ce qui est très symptomatique  du pouvoir Tèt Kale, - qui suit en cela le double langage, certains diraient  la schizophrénie des 2 Duvalier- c'est que dans le même temps, Lamothe, le Premier ministre, fait un discours à l'ONU où il présente son gouvernement comme  respectueux de  l'Etat de droit et  de la défense de la liberté d'expression, nonobstant l'affaire Morno Lettre ouverte du Dr Morno à Martelly.

et celle plus récente des journalistes arrêtés, alors qu'ils filmaient un accident de la circulation. Un juge cravaté de rose arrête 3 journalistes dans l'exercice de leur fonction.

 

Enfin, ce qui ressort de tout ce sordide pataquès, c'est que et Martelly et Lamothe et leur bande de copains, revenants zombifiés du duvaliérisme,  n'ont pas encore assimilé qu'Haïti est un pays qui appartient à tous les Haïtiens et non pas une entreprise privée, style E-Power ou Global Voice dont ils seraient les patrons.

 

Donc, les mecs sont persuadés qu'ils peuvent sans aucun cadre légal ponctionner les Haïtiens de la diaspora, mettre leurs femmes et copains-copines à n'importe quel poste, organiser des carnavals quand ça leur chante et jeter à la porte de chez lui, un type qui a le malheur d'être leur voisin.

 

L'autorité chez ces gens-là, ne sert pas à élever l'autre comme dit Serres, Le Point.frMichel Serres : "La seule autorité possible est fondée sur la compétence" mais à l'abaisser et à l'avilir.

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