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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Au Brésil, la révolte est une chance historique pour le gouvernement et le PT.Par LAMIA OUALALOU

Publié par siel sur 28 Juin 2013, 12:42pm

Catégories : #NUESTRA AMERICA

Bien sûr, les manifestations ont leurs contradictions. On y voit des jeunes, et des plus vieux – la presse a vite fait de taxer le mouvement de révolte juvénile, quand selon les premières enquêtes, la moyenne d’âge des manifestants est de 28 ans. On y voit des classes populaires, d’autres moins, des étudiants qui exigent le droit de circuler gratuitement dans des transports publics décents, et d’autres qui n’ont pas mis un pied dans un bus depuis des années. On y voit des personnes espérer que les partis de gauche reprennent la main, d’autres crachant sur toutes les organisations politiques. C’est le propre de tous les mouvements de masse. Mais le gouvernement de Dilma Rousseff, et le Parti des Travailleurs (PT) qui fête dix ans au « pouvoir », depuis l’arrivée de Luiz Inacio Lula da Silva à la présidence du Brésil le 1er janvier 2003, ne pouvaient espérer mieux pour se rénover, continuer à changer le Brésil, et survivre.

En dépit de ce que pensent certains intellectuels du parti ou de la gauche en général, il ne s’agit pas d’une conspiration réactionnaire, même si les rues ont aussi commencé à être investies par ceux qui au nom de la lutte contre la corruption, s’accommoderaient bien d’un régime plus autoritaire – comme s’ils étaient exclusifs l’un de l’autre. 

Car ce soulèvement, dans les faits, vient de décréter la mort du système politique actuel, ce que même l’assemblée constituante de 1988, au lendemain du rétablissement de la démocratie,  avait été incapable de faire. Elle n’avait, il faut dire, de constituante que le nom : ce sont les députés élus sous l’ancien régime qui ont travaillé à cette nouvelle constitution de la démocratie. Aucun n’avait l’intention de scier la branche sur laquelle il était assis, même si la racine de l’arbre, nourrie au clientélisme et aux alliances improbables, était pourrie.

SUITE : link

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