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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


« L’irrésistible déchéance de Robert Ménard." Par Maxime Vivas

Publié par siel sur 5 Septembre 2013, 12:58pm

Catégories : #NUESTRA AMERICA

Par ceci, je veux souligner qu'il faut arrêter de penser que la politique apparemment incohérente et ponctuée de scandales des Tèt Kale serait due à leur incompétence. Loin de là, ces femmes et hommes roses savent parfaitement distinguer ce qui est bien pour le pays et sa population et ce qui ne l'est pas. S'ils choisissent le mal c'est, d'une part, par obéissance aux intérêts étrangers, comme le montre L. Sept ici Are the Haitian 's elites mostly motivated by greed ? Par L. Sept; d'autre part  parce que ce désordre,  qui maintient le peuple dans l'aliénation, le précaire, la course quotidienne pour trouver à manger, le bon dieu bon et la peur, convient à leur idéologie.


Vous croyez vraiment que  mettre l'eau courante, l'électricité, paver et entretenir les rues de Port-au-Prince soit  du domaine de l'impossible pour ces gens-là entourés de quantité de conseillers ? Non. Il s'agit d'un agenda politique. Ce chaos  est l'ordre des dominants, Port-au-Prince en est le symbole comme dit ici : Découverte du blog Nadoch

De « Vive Le Pen ! » à « Vive l’Algérie française ! » en venant de Reporters sans frontières…

« L’irrésistible déchéance de Robert Ménard, candidat du Front National » et poisson-pilote d’un projet de coalition FN/UMP

Maxime Vivas

Ce texte est celui d’une conférence faite par Maxime Vivas le 1er septembre 2013 à l’Université d’été du PCF aux Karellis (Savoie).

La stratégie du Front National et d’une partie de l’UMP est ici épinglée : celle qui veut faire sauter le barrage qui sépare depuis la Libération l’extrême-droite de la droite classique. Alors pourrait être créé un grand « parti patriote » dont la composition traverserait une partie de l’arc politique pour rendre durablement la gauche minoritaire. Doté d’une auréole imméritée, Robert Ménard milite pour la dédiabolisation du FN. Candidat investi par le FN à Béziers pour les élections municipales de 2014, il a réussi quelques belles prises, dont Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Christian Vanneste (Rassemblement Pour la France), il promet de pêcher quelques encartés UMP et UDI et il a tenu dans son épuisette (un temps ?) un notable socialiste qui ne voyait aucun problème à travailler avec lui.
Or, comme on le sait ici, de telles « porosités » sont des aubaines pour les virus mortels qui s’attaquent à tout ce qui n’est pas la bête immonde.

Le Grand Soir.


En publiant ce petit livre « L’irrésistible déchéance de Robert Ménard, candidat du Front national », l’éditeur Arcane 17 n’ignorait pas que Robert Ménard a essayé plusieurs fois déjà de me faire taire, dont deux fois avec une menace de procès par voie de presse :

- Dans le journal Métro du 6 avril 2006, en réponse à une interview sur le Venezuela que j’avais accordée à ce quotidien (et où j’évoquais Reporters sans frontières) il menaçait : « Au-delà de ce droit de réponse, Reporters sans frontières se réserve le droit de poursuivre Maxime Vivas en justice. »

- Dans le quotidien suisse La liberté du 22 décembre 2007, en réponse à une conférence que j’avais donnée à Fribourg en présentation de mon livre « La face cachée de Reporters sans frontières » il récidivait : « Nous avons toujours hésité à poursuivre en diffamation ce genre de propos. Se pose aujourd’hui la question d’y répondre autrement, vu la persistance de ces attaques… »

Les menaces sont savoureuses, venant d’un homme qui professe que tous les écrits peuvent être propagés, y compris ce best-seller d’Adolf Hitler : « Mein kampf ».

Quand le FN intimide la Justice

Si Robert Ménard nous intente un procès avec ses amis du Front National, ils vont le perdre. Le FN perd beaucoup de procès. Pour lui, ce qui compte, c’est d’intimider. Il est procédurier. Son appareil compte plus de juristes que de métallurgistes et il traîne devant les tribunaux quiconque gratte le vernis étalé par Marine Le Pen sur les pustules du Front National que lui a légué son papa. Mais le FN réussit parfois à obtenir que la Justice interdise le grattage du vernis.

 

Par exemple :

- vous avez le droit de faire remarquer que le logo du FN est une flamme tricolore directement copié sur la flamme tricolore du MSI italien (le Movimento sociale italiano) qui s’est proclamé fasciste dès sa création,

- vous pouvez faire l’historique du FN qui a prospéré avec des militants au bras tendu, avec une maison d’édition de disques de chants nazis,

- vous pouvez vous étonner quand Marine Le Pen est l’invitée d’honneur d’un bal organisé à Vienne par le FPÖ, organisation d’extrême-droite autrichienne dont le chef n’hésitait pas à tresser des lauriers au Troisième Reich,

- vous pouvez vous offusquer que ce bal soit organisé le 27 janvier 2012, jour de la commémoration de l’holocauste et du 67ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.

Mais, vous n’avez pas le droit de dire que le FN est un parti fasciste. La loi autorise à le qualifier de parti d’extrême-droite. Pour l’instant ! Puisque le FN conteste même cette dénomination.

 

Que les bouchent s’ouvrent… ou se ferment

Je parlais de deux procès dont Robert Ménard m’a menacé en avril 2006 et en décembre 2007. Il faudrait ajouter à ces velléités de me passer le bâillon, la démarche faite en mai 2008 auprès de l’Université Paris I Sorbonne, où venait de se terminer une étude sur RSF. Les universitaires m’ont averti qu’un représentant de Robert Ménard, Vincent Brossel (responsable du bureau Asie de RSF), avait essayé, en vain, de faire supprimer dans cette étude les références à mon nom et à mon enquête sur RSF, c’est-à-dire à mon premier livre sur le sujet : « La face cachée de Reporters sans frontières ».

Il faut en savourer le suc en se rappelant que Robert Ménard et son émissaire mobilisaient, avec succès, les médias et les politiciens en ce mois de mai 2008, contre le passage de la flamme olympique à Paris à cause les atteintes à la liberté d’expression… en Chine.

La pieuvre dont le cerveau (si je puis dire) était Robert Ménard intervenait simultanément pour que les bouches s’ouvrent en Asie et se ferment en France.

Le mur des cons

Ces démêlés entre Robert Ménard et moi auraient un intérêt limité s’ils n’éclairaient le personnage et l’idéologie qu’il a fait sienne. Pour élargir, rappelons-nous qu’en avril 2013, Robert Ménard a porté plainte pour « injures » contre le syndicat de la Magistrature à la suite de la découverte de son nom sur le fameux « mur des cons » affiché dans un lieu privé et fermé, un local syndical.

Là aussi il faut en savourer le suc en découvrant que Robert Ménard, quand il était secrétaire général de RSF et même après, qualifiait publiquement ses contradicteurs d’ânes, analphabètes, imbéciles, salopards, lâches, menteurs, journalistes de merde, faux-culs ou même, en visant une journaliste connue de France Inter, de conne. Publiquement.

On voit que Robert Ménard méritait plutôt de figurer sur un mur de poètes à la langue fleurie.

SUITE :link

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