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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La question de l'armée en Haïti

Publié par siel sur 14 Octobre 2013, 14:16pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

Je n'ai jamais compris, et jusqu'à présent ne comprends pas, les raisons  de cet attachement à l'armée, chez une catégorie d'Haïtiens qui n'appartiennent pas aux élites, dont on sait qu'elle a toujours été le chien de garde.


Un truc fait de bric et de broc qui mange 40% du budget national. Des militaires entrainés par les USA  à user et abuser de violence sur leur propre population et qui seraient bien incapables de protéger cette population contre un hypothétique ennemi extérieur.

 

1987030

"Un pays se définit par son armée",dixit duvaliéristes et leurs avatars grenn-nanbounda.

 

Un de leurs arguments massue et d'autant plus ridicule à ces fanatiques de l'armée, c'est, entendez bien, "qu'un pays se définit par son armée". Alors le Panama, auquel Martelly/Lamothe faisaient les beaux yeux jusuqu'à octroyer à leurs citoyens l'entrée du territoire national sans visa, ne serait pas un pays, le Costa-Rica non plus ? Pourtant voici 2 pays dont l'économie, l'écologie, le niveau de vie des habitants sont nettement supérieurs à Haïti.


Un autre argument qui fait dans le sentimentalo-nationalisme, c'est l'évocation de 1804. Les luttes pour l'indépendance n'ont pas été, ils le savent bien, menées par cette armée créée par les USA au moment de l'occupation.

 

Ces gens-là sont dans l'incapacité de comprendre qu'au contraire, ils seraient plus indépendants, moins contrôlés par les USA, sans armée-et donc plus indépendants.


Pourquoi croient-ils que les USA soutiennent toutes les armées des pays dont les dirigeants sont à leurs bottes ?

 

 Parce que si vous avez une armée qui est entrainée, surveillée, financée par les US, dont les hauts gradés émargent à la CIA,   autant  faire comme le Costa Rica- où d'ailleurs c'est un militaire lui-même qui a pris la décision de dissoudre l'armée- et vous en remettre pour votre sécurité extérieure aux USA et utiliser l'agent pour le fonctionnement de cette armée à éduquer votre population.


On dirait que ces gens-là n'ont aucune idée de ce que coûte l'entretien d'une armée. Il est vrai que, s'il est prouvé que le président d'un pays comme Haïti arrive à s'octroyer 20 000$ par jour de per diem, c'est que ces Tèt Kale roses n'ont aucune idée du coût de l'argent.


Avec 20 000$ par jours x 30, on peut facilement installer des panneaux solaires dans toute une région.


On a rarement vu aussi obtus, aussi primaires et ignares que les Tèt Kale et leurs associés grenn-nanbounda. Car les combattants de 2004 pour le "dechoukaj de la dignité" qui avaient appelé la Minustah  à la rescousse,( ignorant totalement  dans leur béatitude que, qui fait l'ange fait la bête et  que si on sait quand arrive une armée d'occupation  on ne peut pas prévoir quand elle va décider de lever le camp) leur emboitent le pas dans cet espèce de délirium tremens pro-armée.

 

L'idéal serait que la RD abolisse également son armée budgétivore et fortement mêlée à toutes sortes de trafics louches.


J'ai lu ce commentaire qui dit les choses mieux que je ne saurais le faire :

 

 

 

"Depuis des années après la mise au rancart des forces armées haïtiennes, dont certains officiers étaient ouvertement macoutes, je n'ai cessé de penser que, grâce à cette décision, nous allions pouvoir faire des économies substantielles (40 % du budget national haïtien !). En outre, tous les mois dirait-on, les « incorrigibles militaires » — en Afrique, notamment, — suscitent la une des médias et l'ahurissement des personnes bien pensantes en effectuant un énième coup d'État. Ce au point où je me demande si la propension à effectuer ces coups de force n'est pas inscrite, programmée, dans le bagage génétique, l'ADN, des amants de l'uniforme et des instruments de guerre. À propos, il y a un bon bout de temps que je n'ai pas entendu cette phrase combien cynique «konstitisyon se papye, men bayonet se fè». En vérité je n'ai jamais compris comment un pays, mon pays, incapable de se nourrir, de se loger, de mettre fin à l'analphabétisme, estime indispensable de se doter à tout prix d'une institution qui, on le sait bien par notre tristement longue expérience, ne manquerait pas de revenir à son passe-temps favori : rappeler à tous les membres de la société haïtienne que «ou anba a m, donk ou an tò ! ».



Cette triste façon de penser de maints militaires m'a été révélée, après quelques verres de rhum, par un ami d'enfance qui fut colonel en exercice sous les Duvalier père et fils. Par ailleurs, je dois signaler ou, mieux, je dois rappeler — surtout à mes compatriotes qui ne partagent pas mes opinions exprimées ci-dessus — que l'armée (comprenant aviation, infanterie, marine, garde côtière) de nos voisins dominicains a un effectif de 80.000 hommes environ, alors que nous, Haïtiens financièrement démunis, éprouvions d'énormes difficultés à maintenir une misérablement faible armée de seulement 7.000 hommes ! Par conséquent, diantre, pourquoi, voire même comment, pourrions-nous rêver de mettre sur pied des forces militaires capables de faire contre poids aux 80.000 soldats de nos voisins ! Enfin, chers compatriotes, soyons réalistes et admettons qu'un processus efficace d'adoption de tout projet doit, entre autres, comporter une solide analyse visant à comparer les coûts et les avantages (C/A) des options envisagées. Lecteur, peux-tu vraiment croire, que le ratio comparatif C/A résultant de l'analyse d'un projet concernant le rétablissement de forces armées en Haïti indiquerait que, tout compte fait, les avantages d'avoir une armée seraient plus élevés que les coûts de son rétablissement ?"
— FRITZ

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