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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


LA SENTINELLE DU PEUPLE. VolumeIV, numéro 3

Publié par siel sur 31 Octobre 2013, 15:53pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES

Ami(e)s lecteurs et lectrices,

voici, ci-dessous et en fichier joint, la version en français du numéro 3 (juillet-août 2013) du volume IV, que vous envoie l'équipe de La Sentinelle du peuple, un bulletin diffusé en créole en Haïti.

L’adresse de la rédaction est  :  santinelrepons@gmail.com

C’est à cette adresse que vous pouvez envoyer des remarques, des critiques, des informations, des documents etc.

 

Nous vous invitons à faire connaître ce bulletin autour de vous.

 

Si vous ne voulez plus recevoir ce bulletin, veuillez le faire savoir à l'adresse depuis laquelle

il vous est envoyé.

 

 

Bonne lecture !

Sentinelle du peuple

 

Pour tout message ne concernant pas la diffusion du bulletin : santinelrepons@gmail.com

 

VolumeIV, numéro 3                                                                                     Juillet-Août 2013  Prix : 5 gourdes

LA SENTINELLE DU PEUPLE

La Sentinelle est devant, elle éclaire le chemin de la libération du peuple.

La Sentinelle du peuple n'a pas de fil à la patte. Ce sont les contributions volontaires de l'équipe du journal et de quelques amis qui permettent sa publication.

Editorial

En août 1791, l’humanité a pris une nouvelle direction avec le soulèvement de la masse des esclaves contre le système esclavagiste.

A chaque peuple correspond un mois de l’année où il a réglé ses affaires, un mois auquel se rattache la date d’une insurrection menée pour remettre de l’ordre dans les affaires du pays. Le peuple français a pris le mois de juillet. Le peuple russe a pris le mois d’octobre. Le peuple cubain a pris, lui aussi, le mois de juillet. Nous même, peuple haïtien, nous avons pris le mois d’août. Le mois d’août, c’est notre mois à nous. Nous n’avons pas présenté de demande, nous l’avons pris, c’est tout. C’est au mois d’août 1791 que la lutte contre l’esclavage est passée à une forme d’organisation supérieure. Le fondement idéologique de cette bataille a été établi clairement. Le ciment politique de la révolution a permis que ses dirigeants fusionnent avec la masse des esclaves. Commença alors la phase finale de 200 années de résistance du peuple rebelle, du peuple marron, du peuple des esclaves entrés en révolte contre un système qu’ils combattaient depuis qu’ils avaient foulé la terre de Saint-Domingue. Il nous a fallu encore treize années, de 1791 à 1804, pour en finir avec le système de l’ancien régime. Nous voulions établir un régime de liberté. Nous voulions un modèle économique basé sur une agriculture familiale paysanne, qui corresponde à la façon dont nous voulions vivre, sans avoir à nous tuer à la tâche pour que d’autres puissent prendre du bon temps.Nous voulions aller plus loin que le nouveau régime installé en France après la révolution de 1789. Nous voulions définir des droits de l’Homme avec notre propre langage, sur la base de notre propre expérience. La Déclaration des droits de l’Homme rédigée en France ignorait aussi bien les esclaves que les hommes noirs. Eh bien, grâce à notre volonté, notre vision, notre organisation, nous avons réussi à dresser le drapeau de notre indépendance sur ce territoire. Partout à travers le monde, cela a suscité de l’hostilité. Il n’était pas question de nous accepter. Toutes les puissances coloniales se sont liguées et se sont alliées au Vatican pour maltraiter et isoler jusqu’à aujourd’hui cette jeune révolution anticolonialiste, antiesclavagiste et antiraciste.

L’isolement diplomatique, c’est ces puissances. L’embargo économique, c’est elles. Diviser et encourager les luttes internes, c’est elles. L’occupation de ce pays à plusieurs reprises, c’est elles. Le pillage des ressources se trouvant sur la terre, sous terre et sous la mer, c’est elles. L’exploitation de notre force de travail, c’est elles. Elles nous barrent la route de toutes les manières possibles pour nous empêcher de continuer à écrire notre histoire de la manière ainsi que nous le concevons. Mais, chaque jour, de plus en plus d’Haïtiens et d’Haïtiennes, de plus en plus de membres d’organisations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, comprennent que les grandes puissances veulent nous maintenir sous leur domination et dans la misère, et qu’elles se livrent à des intrigues dans ce but. Le film documentaire Assistance mortelle le montre clairement. Le défi qui se pose aujourd’hui est le suivant : quel autre congrès du Bois Kay Iman devons-nous préparer ? Quelle forme doit prendre le soulèvement généralisé que nous devons organiser afin de sortir pour de bon de la situation terrible dans laquelle les grandes puissances nous ont placés, avec la complicité de l’oligarchie du pays et des politiciens haïtiens traditionnels ?

Les magouilles de Préval pour que son pouvoir servile se perpétue avec Jude Célestin, les bassesses et les ambitions de Madame Manigat pour prendre la tête d’un pouvoir croupion à n’importe quelles conditions, et l’incapacité  des autres politiciens traditionnels à garder la tête droite devant une Hillary Clinton venue chercher le domestique le plus apte à servir les intérêts américains dans le contexte actuel, tout cela nous a précipités dans la confusion politique que nous connaissons. Avec Micky nous passons chaque jour d’un scandale à un autre encore plus énorme. La tentative des politiciens traditionnels de mettre en place une plateforme politique alternative manque trop de crédibilité pour obtenir l’adhésion de la population organisée. Les efforts entrepris pour construire une alternative démocratique et populaire ont en partie achoppé sur des illusions au sujet des forces réelles de la gauche et ont été gênés par la soif de pouvoir traditionnel qui existe chez certains dirigeants de quelques organisations progressistes. Ce ne sont pas toutes les organisations qui croient à un travail méthodique pour construire dans la lutte un mouvement démocratique populaire vigoureux, préparer un projet alternatif solide, mobiliser la population sur ses revendications fondamentales avant toute démarche pour participer aux élections. Ces difficultés pour monter une véritable force politique démocratique et populaire peuvent nous conduire à gaspiller en route beaucoup d’efforts et de temps et risquent de nous faire rater les rendez-vous que nous avons avec l’Histoire dans les prochaines années.

L’équipe du journal

 

 

Sentinelle / L’histoire nationale.

ASSISTANCE MORTELLE OU ASSISTANCE CRIMINELLE ? EST-CE LA HARDIESSE DE LA REVOLUTION DE 1791-1804 OU L’ASSASSINAT DE L’EMPEREUR QUE NOUS PAYONS ?

Le film documentaire Assistance mortelle nous montre comment la communauté internationale s’en met plein les poches en exploitant la misère du peuple haïtien. On donne à ce peuple ce qui reste après s’être partagé le plus gros du gâteau. Ce film montre aussi que tout ce qui est dit à la radio, à la télévision et dans les journaux au sujet de l’aide apportée au pays n’est que du bluff. En fait, il s’agit surtout de faire de l’argent et de défendre les intérêts de certains des plus importants groupes internationaux. Nous encourageons les membres des organisations à chercher à regarder ce documentaire. Mais les militants ne doivent pas en rester là. Car il faut toujours chercher à comprendre davantage.

Les relations entre Haïti et les autres pays n’ont pas toujours été ce qu’elles sont aujourd’hui !

Nos ancêtres nous ont transmis un pays debout. Ils ont défié l’ordre colonialiste mondial. Ils ont défié le système esclavagiste, qu’ils ont qualifié de système d’exploitation criminel. Confrontés aux atrocités des assassins espagnols, anglais et français, ils ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont dit non. Confrontés à la férocité des colons, ils ne se sont pas contentés de la dénoncer. Ils ont riposté. Ils ont pris les armes, ils ont eu recours à toutes sortes de poisons, de ruses, de pièges, d’assassinats et ont mis le feu aux plantations pour combattre toutes les formes d’humiliation et de domination dont ils étaient victimes. Leur détermination n’a pas faibli malgré les nombreuses pertes qu’ils ont subies. Leur objectif était de conquérir la liberté, un droit humain dont on prétendait qu’il ne correspondait pas à leur statut d’esclave. En guise de lois et de règlements, ce qu’on leur appliquait, c’était le Code noir. Ils n‘étaient pas mentionnés dans la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen sur laquelle les grands philosophes et les politiciens faisaient grand bruit. Le système colonialiste ne les considérait ni comme des êtres humains ni comme des citoyens. La révolution de 1789 les a ignorés. Mais l’accélération, l’urgence, l’unité idéologique, la ligne politique qui ont caractérisé le congrès de Bois Kay Iman, le 14 août 1791, allaient doter d’une nouvelle dynamique et d’une orientation d’ensemble les luttes contre la domination des colons. Cette bataille s’est convertie en une lutte pour revisiter toutes les idéologies dominantes que les grands savants avaient conçues au cours du 18e siècle, le prétendu siècle des Lumières. Car les esclaves n’étaient pas d’accord avec les principales idées hégémoniques qui circulaient dans les « grands salons », les « grandes sociétés » et dans la presse mondiale.

En réalité, nos ancêtres ont bouleversé les fondements mêmes des relations internationales lorsqu’ils se sont dressés et se sont imposés comme êtres humains, comme citoyens et comme pays indépendant. Ils ont bouleversé l’ordre régnant dans les grandes plantations. Ils ont bouleversé le commerce international, qui reposait sur une forme de relation entre trois continents (Europe – Afrique – Amérique). Ils ont bouleversé la manière dont les belligérants (Français, Anglais, Américains, Espagnol…) avaient l’habitude de gérer la diplomatie. Ils ont bouleversé les discours prononcés dans les « grands salons » intellectuels sur le soi-disant principe d’égalité. Une classe sociale avait jusqu’alors été absente des débats et elle surgissait avec fracas sur la scène politique. Voici comment nous avons fait fructifier les deux cent premières années de résistance, de marronnage, de sociétés secrètes, de régiments, de groupements populaires d’esclaves, qui ont conduit au long soulèvement commencé en août 1791 et est passé par novembre 1803 pour aboutir à janvier 1804. Pour dire au monde entier que la classe des esclaves, dont il se fichait, allait prendre son destin en mains.

L’armée indigène avait le projet d’apporter son concours à la libération de tout pays connaissant l’esclavage, en Amérique et dans la Caraïbe.

La liberté, l’égalité, la fraternité, le nouvel évangile des droits de l’Homme, cela ne pouvait exister dans le cadre d’un seul pays. Pour que Saint-Domingue disparaisse comme colonie esclavagiste, il ne fallait pas qu’il y ait d’autre colonie esclavagiste dans son voisinage. La stratégie pour se débarrasser de la domination esclavagiste venait d’être inventée. Elle avait fait ses preuves. Les nouveaux dirigeants du pays allaient chercher à partager leur secret avec les esclaves rebelles de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Jamaïque, de Cuba, du Brésil, de la Grande-Colombie etc. La nouvelle direction du pays n’allait pas rester assise sur ses lauriers après janvier 1804. La Liberté devait être instaurée dans tous les pays, pour tous les êtres humains placés en esclavage. La liberté ou la mort, partout sans exception. « Coupez les têtes, brûlez les maisons ». La destruction de l’économie de grande plantation, qui était à la source de l’exploitation des esclaves. Voici la nouvelle philosophie qui se faisait jour dans la nouvelle diplomatie des révolutionnaires haïtiens. Cette nouvelle idéologie devait d’abord être régionale et ensuite mondiale. Elle s’opposait à l’idéologie réactionnaire, raciste, esclavagiste. Malheureusement, les conditions matérielles n’étaient pas réunies pour que nos ancêtres puissent exporter la révolution comme ils l’auraient voulu. Haïti a réussi à apporter un soutien à Miranda et à Simon Bolivar. Haïti a envoyé un message d’espoir aux Antilles pour encourager la masse des esclaves à déployer encore plus de détermination dans la lutte contre la domination esclavagiste et raciste.

La dimension internationale acquise par Haïti ‑ un atout pour la bataille en faveur des droits humains ‑, les nouvelles règles du commerce international réclamées par Haïti, le rejet par les masses populaires d’une politique agricole reposant sur la grande plantation, la position internationaliste de nombreux dirigeants du mouvement social de 1791-1804, qui ont déclaré que la révolution anti esclavagiste ne devait pas se limiter à un seul pays, tous ces aspects ont inquiété les grandes puissances colonialistes esclavagistes.

 

La France, l’Angleterre, l’Espagne, le Vatican, les Américains et les autres puissances mondiales ont fait le serment d’écraser la hardiesse du peuple haïtien.

Les complots sont plus puissants que les sortilèges ! Les ennemis n’ont pas baissé les armes. Ils ne pouvaient pas accepter cette défaite. Ils ont monté un complot pour que le pays ne compte pour rien après cette grande révolution. Ils se sont tous entendus avec l’Eglise catholique pour isoler Haïti, pour humilier le pays, pour maltraiter le peuple jusqu’à la fin des temps. Ils ont joué sur les contradictions internes. Ils ont encouragé les ruptures jusqu’à arriver à casser les reins de la direction politique du pays, ils ont créé des divisions qui ont abouti dans un premier temps à l’assassinat de l’Empereur Dessalines par une branche de l’élite. Ils ont mis le pays tantôt sous embargo, tantôt sous leur contrôle direct, tantôt sous un contrôle indirect et télécommandé. Toutes ces politiques poursuivaient le même objectif : faire que soient dilapidés tous les efforts accomplis par nos ancêtres pour mettre sur pieds une révolution modèle, empêcher que le pays ne reprenne le cours suivi de 1791 à 1804, empêcher que la nation ne redevienne une sentinelle mondiale, une sentinelle pour la Caraïbe.

Les deux cents ans qui ont suivi l’indépendance se sont passés à subir les manipulations, la domination, l’occupation et l’humiliation. Le film documentaire Assistance mortelle révèle en partie l’exploitation qui a été faite de la misère du peuple, mais il ne montre pas toute la lâcheté, la bassesse, la sournoiserie, la folie du pouvoir de dirigeants tels que Préval, Bellerive et leurs collaborateurs. C’est lorsque les choses se sont gâtées que Préval a fait mine de se fâcher. Les Duvalier, Namphy, Avril, Manigat, Aristide, Martelly et consorts appartiennent à la même famille de politiciens serviles qui ne placent pas l’intérêt de la nation avant leurs ambitions personnelles. Le pays a besoin d’un autre type d’acteur politique pour construire un véritable mouvement patriotique, démocratique, populaire et créer une vraie direction politique nationale ayant un mandat légitime pour défendre les intérêts de la nation, en commun avec les 15 millions d’Haïtiens vivant à l’intérieur et hors du pays, et pour l’extraire du processus de recolonisation dans lequel les impérialistes veulent l’enfoncer.

Gasner JOSEPH

Sentinelle / Le contexte électoral qui arrive.

LES AFFAIRES DES CHEVRES NE SONT PAS LES AFFAIRES DES MOUTONS, SURTOUT EN MATIERE D’ELECTION.

Une élection, c’est un processus démocratique pour renouveler ou bien conserver le personnel politique d’un des pouvoirs, en tenant compte des résultats obtenus ou du programme proposé pour transformer, en partie ou totalement, la situation d’un pays. Mais cette définition ne demeure valide que pour les quelques pays où les organisations sont solides, les populations vigilantes, et où les dirigeants politiques placent les intérêts du pays avant toute autre considération. Dans le monde actuel, la notion d’élection démocratique a commencé à perdre tout son sens dans la majorité des pays.

Que sont devenues les élections aujourd’hui ?

Aux Etats-Unis, les élections sont devenues un jeu d’argent. Ce sont les deux partis qui misent le plus de dollars qui arrivent toujours en finale (le parti démocrate et le parti républicain). Une série d’autres partis qui ont souvent l’habitude de poser les vrais problèmes de la société américaine ne peuvent pas acheter de la publicité à la radio, à la télévision et dans les journaux pour faire passer leurs messages. Ils n’arrivent jamais à participer aux élections d’une manière autre que symbolique. En France aussi, la corruption financière pèse lourd dans les choix politiques. Chaque jour éclate un scandale qui révèle que des partis de droite ou de gauche ramassent de l’argent de tout côté, auprès de milliardaires, auprès de grandes sociétés qui cherchent à obtenir de gros contrats, auprès de dictateurs africains qui ont besoin de la protection de la France pour rester au pouvoir. Les candidats français font aussi des magouilles au sein de l’administration publique. Sarkozy et Chirac sont les deux derniers présidents français que la Justice française a interrogés pour des affaires de corruption lors des élections.

Comment cela se passe-t-il du côté d’Haïti ?

En Haïti, les tribunaux ne s’occupent pas de telles affaires. Si la Justice posait des questions sur l’origine du financement des campagnes électorales, la plupart des candidats, des députés, des sénateurs, des présidents, des maires etc. finiraient sous les verrous. Les prisons du pays ne suffiraient pas pour accueillir les magouilleurs, les trafiquants de pouvoir politique, les serviteurs de la mafia. Hier, dans les années 1940-1950, les familles Brandt et Madsen étaient les principaux acteurs sur la scène du financement des candidats. Mais, aujourd’hui, les familles mafieuses se sont élargies. L’argent de la drogue s’est introduit partout dans la société. L’argent des enlèvements et celui du trafic d’armes atteignent toutes les provinces. Dans tout le pays, les candidats cherchent un parrain, un trafiquant de drogue, un assassin, pour financer leur élection. En vérité, la gravité de la situation dépasse l’imagination. Parfois, c’est le criminel lui-même qui a besoin de siéger au parlement afin d’être protégé et d’obtenir une couverture légale qui rende son arrestation impossible (surtout par les Américains). Aujourd’hui, nous avons plusieurs gros trafiquants de drogue au parlement. D’autres fois, le baron de la drogue ne se fait pas élire mais finance les élections pour pouvoir bénéficier d’une protection. Martelly a reçu beaucoup d’argent de leur part lors des derniers scrutins. Eventz, le trafiquant de drogue de Port-Salut, l’a déclaré publiquement à la radio.

La corruption électorale et la corruption du système politique dépassent les frontières.

Aujourd’hui la corruption dépasse les frontières du pays. Les impérialistes américains financent leurs poulains ; les Français et les Canadiens donnent de l’argent à leurs serviteurs pour aller aux élections. Les bourgeois et les mafias dominicains sont très engagés dans la distribution d’argent aux candidats haïtiens. Cela a commencé lors de la candidature d’Elie Lescot mais, ces dernières années, de nombreux candidats ont été obligés de faire un petit voyage en République dominicaine pour aller chercher de l’argent sale. Martelly et Myrlande Manigat ne sont pas seuls à se vendre et à recevoir de l’argent dominicain pour les élections. Des enveloppes sont également distribuées à des députés et à des sénateurs pour faciliter et renforcer la domination de la bourgeoisie dominicaine sur l’économie du pays. Le prétendu embargo sur les œufs et les poules dominicains ressemble plutôt à un marchandage politique pour obtenir plus d’argent, plus de commissions, car les gros commerçants dominicains continuent à ruiner l’économie du pays en y livrant chaque année pour au moins deux milliards de dollars américains de marchandises de toutes sortes.

Les élections sans une lutte pour reconquérir la souveraineté populaire, c’est faire le jeu de la mafia locale et des mafias internationales.

De nombreux progressistes veulent prendre part aux élections. Beaucoup d’entre eux veulent traîner les organisations de masse à cette séance de cinéma gratuite. Quelles sont leurs vraies motivations ? L’histoire montre que beaucoup d’entre eux sont guidés par leur intérêt personnel (emploi, argent, pouvoir ou bien tout cela à la fois). Ni les conditions ni la situation de la population n’ont changé, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’étranger. Au contraire, la misère, la faim, le chômage et l’occupation du pays se sont renforcés. Nous ne devons pas persister dans cette même vieille politique électoraliste aveugle. Nous devons plutôt profiter de cette période des élections pour nous renforcer. En envoyant des messages clairs au peuple sur l’orientation à suivre dans les luttes revendicatives et sur le type de mouvement national démocratique à mettre partout en place, afin d’arriver à récupérer le droit du pays à l’autodétermination et la souveraineté populaire.

Luc HENRY

 

 

L’occupation du pays gagne partout du terrain !

Organisons-nous partout pour défendre notre pays !

Organisations sociales, organisations politiques conséquentes,

un seul mot d’ordre : un large mouvement patriotique pour la libération du pays !

 

 

santinelrepons@gmail.com   http://www.santinel.webuda.com   Facebook : santinelpepla

 

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