Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Olivier Martelly : "Père qu'as tu fait de ton fils ?"

Publié par siel sur 24 Novembre 2012, 14:21pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

 

J'ai lu ça dans Le Matin :


"Le président le dit lui-même dans une déclaration devant l'Assemblée parlementaire ACP-EU, en Europe. « C'est la première fois en Haïti qu'on démantèle un réseau de bandits de cette envergure. Je vous le dis carrément : ce réseau est plus fort que l'État lui-même. Au point que j'ai dû, avant mon voyage ici en Europe, faire une demande formelle aux États-Unis d'Amérique et à la France, afin de trouver une assistance. Car ce réseau, s'il décide de renverser le gouvernement, il peut le faire en une minute ».

Un chef d’État qui a peur de la puissance d’un réseau criminel ? Peut-être, Martelly a ses raisons que la République devra savoir pour ne pas paniquer. La criminalité est aux portes pour ne pas dire dans le salon du Président. L’implication de son ami, Marc Arthur Phébé, chef du Swat Team surprend. La présidence hyper communicatrice garde un profil bas sur cette affaire scandaleuse. "

 

Effectivement, c'est un peu bizarroïde que le Président du pays Tèt Kale/Sak Pa Kontan Anbake, fort en gueule et en arrogance comme pas un, ait, jusqu'à présent, en Haïti même, gardé le plus grand silence sur cette affaire.


Ses partisans arguent que le Président se place au-dessus de la mélée et que, par conséquent, il est de son devoir de ne pas s'immiscer dans les affaires de justice.

 

Cependant, notons que ce président soit-disant impartial, s'est auto-nominé pour faire partie d'une Commission autour de la question de la formation du Conseil électoral. Un truc insensé mais, comme d'habitude accepté bouche bée par les parlementaires qui ne sont pas à ça près, question compromission et arrangements entre personnes de bonne compagnie.


Notons qu'il est quand même  étonnant que ce président joue à l'oie blanche- pas vu pas pris- devant les parlementaires européens, alors que le policier Marc Arthur Phelbé faisant partie du réseau de Clifford Brandt, n'était pas seulement en charge de sa sécurité, mais en plus est son ami. 

 

Le président craint-il des représailles de ses propres amis ? Essaie-t-il en en disant qu'il a dû faire une demande formelle aux États-Unis d'Amérique et à la France, afin de trouver une assistance." d'obtenir une protection de la France et des USA contre d'éventuelles représailles de ses amis ?


Cette attitude de Martelly, me rappelle un truc que j'avais noté dans sa fameuse entrevue filmée  avec Fombrun, dans le passsage où il racontait son addiction au crack.


Ce qui avait fait tilt, c'était la manière dont il s'en était sorti.

 

Il a raconté qu'il était allé voir le boss de l'entreprise et lui avait dit " Vous pensez n'est-ce pas que je suis un employé modèle ? Mais ce n'est pas vrai. Avec un groupe de copains, nous volons des camions de ciment et nous les revendons pour acheter du crack."

 

Selon ses dires, pour apporter la preuve à son boss qui refusait de le croire, il lui aurait proposé de lui donner le lieu et l'heure où ses camarades vendraient le prochain camion. Et ainsi fut fait.

 

Le boss, d'après Martelly, aurait voulu faire de lui un chef pour le récompenser. Martelly, toujours d'après ses dires, aurait refusé et préféré quiiter son emploi. 


Ce que, dans cet entretien,  ne dit pas Martelly qui se vante de s'en être bien sorti grâce à sa trahison,  et qui trouve ça même très bien d'avoir sauvé sa peau en échange de celle des autres,  c'est le sort qui a été réservé à ses anciens "partners in crime" collaborateurs dans le crime.

 

Dans cette vidéo, ce point avait été l'un des aspects de la personnalité de Martelly qui avait retenu mon attention.

 

De sorte que l'affaire Clifford Brandt, le silence de Martelly et maintenant sa déclaration  devant le parlement européen, sonnent  comme un déja vu. La répétition d'un comportement inscrit dans le caractère du personnage. 

 

D'où la question : Martelly était-il au courant- je ne dis pas participait mais peut-être tirait profit- des agissements criminels de son copain Marc Arthur Phelbé ?


Suit une autre question. Si, éventuellement, il s'avérait vrai que Olivier, le fils de Martelly, fasse partie de ce gang, comment pourra-t-il- se sortir de cette histoire ?


Parce que dénoncer des camarades de boulot pour s'en sortir c'est une chose, mais quand il s'agit de sacrifier son  propre fils, là on plonge dans les drames antiques.

 

Du style : Père qu'as tu fait de moi ?

 


 

Un  truc marrant, c'est que dans le clip " Bandit Légal" c'est Olivier, le fils,  qui joue le rôle du policier chargé d'arrêter Martelly, le père.


Et aussi, vous pouvez voir que Martelly, dans ce clip, lit Haïti Observateur, le journal qui aujourd'hui, lance les attaques les plus virulentes contre lui.

 

Et aussi le début du dialogue  qui n'est pas mal : 

-Bagay yo pa toujou saw panse yo ye mon frew ?

-Les choses ne sont pas comme ce que tu crois qu'elles sont;

-M konn sa mwè a

-Je sais ce que j'ai vu.

-Ou pa konn anyen dan sa ou wè a

-Tu ne sais rien de ce que tu as vu

- Ou di moun ou bay vag e se ou ki chef

-Tu dis que tu n'es pas concerné et pourtant c'est toi le chef.

 

Eh oui: "Père qu'as-tu fait de  ton fils ?



Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents