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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Portrait de Ricardo Martinelli Président du Panama. Présenté par Le Monde

Publié par siel sur 22 Août 2013, 14:02pm

Catégories : #NUESTRA AMERICA

   Je vous ai présenté le portrait fait par diverses rédactions de 4 présidents de l'A. Latine appartenant à la gauche. Portraits réalisés au moment où ces hommes accèdent au pouvoir.

Qui sont ces hommes ?

Comment en sont-ils venus à la politique ? Quelles sont les idées qui structurent leurs programmes politiques ?

 

Portrait d'Evo Morales, Président de Bolivie. Par France Culture

Portrait de José Mujica, Président de l'Uruguay Par Piau/Carol Pires

Portrait du Président du Venezuela, Nicolas Maduro. Par Luis Hernández Navarro

CourrierInternational.Le président Mujica vu par Kusturica

 

Nous nous proposons de répéter l'exercice, cette fois avec des présidents issus de la droite

Portrait d'Horacio Cartes nouveau Président du Paraguay. Présenté par Lapresse.ca .

Portrait de Sebastian Piñera, président du Chili. Présenté par Reversus.

Portrait de Juan Manuel Santos, Président de Colombie

Ce 4ème portrait est celui de Ricardo Martinelli, homme d'affaires comme les 3 précédents,  et comme eux issu de la droite. Rappelons que l'une des premières visites de Martelly s'est faite au Panama. Il était question à l'époque de toutes sortes d'accords, dont la suppressionde visas pour les hommes d'affaires panaméens et une pseudo réciprocité à venir, à étudier pour les commerçantes haïtiennes- nos fameuses "madan sara".

Et puis, une fois ces déclarations trompettées, le slogan " Haïti is open to business "répété, à satiété les photos prises, genre Baron de Bourdon de Grand Renard pour l'album, Rien.

Dossier fermé sans suite.

 L'article :


Au Panama, le candidat de la droite, Ricardo Martinelli, est élu président

LE MONDE | 04.05.2009 à 15h22 • Mis à jour le 04.05.2009 à 15h59 |Par Jean-Michel Caroit - SAINT-DOMINGUE CORRESPONDANT


Candidat de l'opposition conservatrice, le magnat de la grande distribution Ricardo Martinelli a remporté avec près de 60 % des voix l'élection présidentielle au Panama, dimanche 3 mai. Sa nette victoire sur la candidate du parti au pouvoir, lasocial-démocrate Balbina Herrera, marque un coup d'arrêt dans les progrès de la gauche en Amérique centrale.

Hyperactif, surnommé le "loco" (fou) par ses adversaires, Ricardo Martinelli, 57 ans, a rassemblé une coalition de quatre partis de droite, l'Alliance pour le changement. Il s'est présenté comme un outsider compétent, en rupture avec une classe politique corrompue. Déjà candidat lors du scrutin présidentiel de 2004 remporté par Martin Torrijos, il n'avait obtenu que 5,3 % des voix.

Diplômé en gestion de l'université de l'Arkansas (Etats-Unis), ce fils d'immigrés italiens a bâti sa fortune en créant la plus importante chaîne de supermarchés du pays, Super 99, avant de se diversifier dans l'agriculture, la banque et la télévision. Ce populiste de droite a promis de faire baisser le prix des aliments de base, de verser une pension mensuelle de 100 dollars (75 euros) aux personnes âgées sans retraite, et de lutter contre l'insécurité.

Le président élu s'est aussi engagé à ne pas toucher au secret bancaire, qui vaut au Panama d'être placé sur la "liste grise" des paradis fiscaux établie par l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Pourlutter contre les embouteillages dus au boom immobilier dans la capitale, il a annoncé la construction d'un métro.

Ricardo Martinelli souhaite maintenir "d'excellentes relations" avec les Etats-Unis. La ratification d'un accord de libre-échange avec Washington figure parmi ses priorités. Il s'est prononcé pour l'établissement de relations diplomatiques avec laChine, important client du canal, ce qui entraînerait la rupture des liens que Panama maintient avec Taïwan.

 

INÉGALITÉS

 

Balbina Herrera a été contrainte à la défensive à la suite d'accusations, surgies lors des primaires de son parti, la liant à l'ancien dictateur Manuel Noriega. Issue d'une famille modeste et métissée, cette agronome a commencé sa carrière politique comme maire du quartier populaire de San Miguelito lorsque M. Noriega était à la tête du pays. Emprisonné en Floride pour trafic de drogue, il est sous le coup d'une demande d'extradition de la France pour blanchiment d'argent.

Ministre du logement, Mme Herrera promettait de redistribuer aux plus pauvres les fruits d'une croissance (9,7 %) parmi les plus élevées du continent. Mais cette croissance, menacée par la crise, n'a pas réduit les inégalités dans ce pays où près d'un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Les électeurs, comme les investisseurs étrangers, n'ont guère vu de différence entre les programmes des deux candidats, favorables tous les deux à la poursuite des travaux d'agrandissement du canal de Panama, par lequel transitent 5 % du commerce mondial. Les jugeant partisans "des mêmes politiques néolibérales",Saul Mendez, le dirigeant du syndicat des travailleurs de la construction, le plus important du pays, avait appelé à voter blanc.

Jean-Michel Caroit - SAINT-DOMINGUE CORRESPONDANT

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