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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Scandales "roz raket" L'ex et tout puissant sénateur Lambert et le sénateur Zenny accusés d'être des chefs de gangs par un certain Sanon

Publié par siel sur 7 Juillet 2013, 12:09pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

Les troublantes accusations de Sherlson Sanon contre Joseph Lambert, Edwin Zenny et consorts

Déclarations faites par-devant notaire et rendues publiques par le RNDDH

Publié le vendredi 5 juillet 2013

Les dessous des jeux politiques en Haïti : Témoignages d’un ex-enfant soldat aujourd’hui membre d’un gang armé

1. Introduction

Je m’appelle Sherlson SANON. Identifié par Ie Numéro de ma Carte d’Identification Nationale : 02-01-99-1988-12-00245, je suis né à Jacmel le 16 décembre 1988.

En 1999, j’étais âgé de onze (11) ans et en situation précaire, lorsque j’ai été approché par l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT, aujourd’hui Conseiller du Président de la République Joseph Michel MARTELLY, qui m’a introduit dans Ie secteur criminel.

J’ai spontanément décidé d’arrêter mes activités criminelles. C’est pourquoi, tout en me mettant à la disposition de la Justice, Ie 12 mars 2013, je me suis rendu au Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) en vue de faire ce témoignage.

II. Mon enrôlement à titre de transporteur de drogue

En 1999, l’ancien Sénateur Joseph LAMBERT m’a proposé d’être son ami car, il voyait en moi, me disait-il, un jeune garçon intelligent et plein d’avenir. A cette époque, Joseph LAMBERT n’était pas encore Sénateur. Cependant, il était très proche du Sénateur d’alors, Fourel CELESTIN.

C’est ainsi que j’ai intégré la base KAKOS, localisée à la Rue Sainte Anne, à Jacmel. Mon nom d’opération est Andrébert SANON. J’ai été nommé ainsi par l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT lui-même qui s’est aussi chargé de mon instruction en matière de crime. En effet, j’ai reçu une formation en reconnaissance de cocaïne. J’ai aussi appris à faire usage d’une arme à feu, à conduire les automobiles et les motocyclettes, avant de recevoir des matériels de travail, savoir, des gants, des armes, des munitions, etc.

Après ma formation, l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT m’a engagé pour assurer Ie transport de cargaisons de drogue. Je devais transporter ces cargaisons de Ia Rue de la Ravine à Lamandou, chez un agent de sécurité d’alors de Joseph LAMBERT, dénommé Kern DESAMOUR. Je recevais deux mille (2000) gourdes pour ce travail.

Au fur et à mesure que je travaillais, l’ex-Sénateur me léguait d’autres responsabilités comme Ie transport de cargaisons d’armes à feu ou Ie transport de cargaisons de drogue en des endroits éloignés. En effet, j’ai aussi l’habitude de transporter de la drogue pour l’actuel Commissaire du gouvernement près Ie Tribunal de Première Instance de la Croix des Bouquets, Me Lenny THELISMA, ce, pour Ie compte de l’actuel conseiller du Président Joseph Michel MARTELLY. Cependant, Me Lenny THELISMA qui habite Martissant 7, ne reçoit pas la drogue chez lui, mais au Carrefour Fleuriot.

 

   SUITE :  link

 

Avant propos : Je dois dire que, personnellement,  je prends avec des pincettes, tout ce qui émane de la RNDDH, une association connue pour ses parti-pris et qui avait pour parrain Roberd Ménard de RSF. Opus Dei : l’intrigant ami de Robert


 Première observation : dans n'importe quel autre pays au monde ce témoignage aurait fait l'effet d'une bombe.

En Haïti, les 2 accusés se contentent de hausser les épaule "pff, disent-ils, ce type rapporte n'importe quoi".

Que ce type délire, invente, se fasse un scénario c'est à la justice de le déterminer. On ne peut pas se contenter d'une simple réfutation, le contraire eût été étonnant, des 2 personnes  mises en cause.

Dans l'affaire Cahuzac en France, rappelons-nous que celui-ci avait juré qu'il ne mentait pas- assuré d'être couvert- avant que l'enquête ne révèle que oui, il était bien coupable d'évasion fiscale. Finalement, il aura préféré avouer pour essayer de s'en sortir avec le moins de casse possible.

Les dénégations de Zenny et de Lambert ne valent pas tripette. Elles sont ce à quoi on pourrait s'attendre.

Est-ce que Lambert et Zenny vont dire : " Oui, oui, tout ceci est vrai nous sommes des bandits légaux " ?

 

Deuxième observation: ce type cite une quantité de noms.Il met même en cause la Minustah dont, d'après ce qu'il rapporte,  des membres auraient  sécurisé un convoyage de drogue.

Ailleurs qu'en Haïti, le premier réflexe de la police serait d'appréhender les personnes incriminées. Non seulement pour les interroger, mais en plus pour les mettre à l'abri. Des témoins comme ceux-là peuvent être très facilement assassinés par des hommes en moto.

Surtout que ce fonctionnement:  tuer les témoins, a été celui opéré dans le cas de l'assassinat du policier, dont l'un de ses potes a été gravement blessé et  un autre tout bonnement mis à l'infinitif.

Les parlementaires impliqués dans cet assassinat ont obtenu de leurs collègues que leur immunité ne soit pas levée.

L'affaire est pour l'instant en suspens et les familles des victimes vivent dans la peur.

Qui couvre qui et pourquoi  ? 


Troisième observation:  cette affaire arrive au même moment que celle de Lorquet Tout Haïti.Arrestation de JoJo Lorquet « ami » personnel de Michel Martelly et peu de temps après que Martelly ait eu une conversation téléphonique avec Biden, dont, on se doute bien que l'intégralité du contenu n'a pas été révélé ni par l'homme rose en rose, ni par l'administration US.


Quatrième observation : le rôle des motos  (commerce de Zenny à Jacmel qui devrait s'appeler Motoville tant elles sont présentes)  dans ce témoignage et les agressions commises  les motos sont presque toujours utilisées. Ajouter aussi que le président s'était transformé, dans un premier temps, en pourvoyeur de motos à ses partisans.


Dernière observation: le silence total/capital de la dite société civile, qui fait le mort et des média qui, depuis l'arrivée de Martelly et les nombreux abus commis par le pouvoir rose, regardent aileurs et participent à la diversion mise en place par le gouvernement avec force propagande, voyages à droite et à gauche, inaugurations tujours flanqué de l'ambassadrice desUSA de  de travaux commencés majoritairement sous Préval, carnavals décentralisés, fêtes en veux-tu en voilà.

Les média jouent un double jeu en Haïti. D'un côté, ils font semblant d'observer une certaine neutralité envers le pouvoir à base de "  rayi chyen di danl blanch",  mais dans le même temps ne ratent  pas une occasion, même minime et hors sujet pour, de manière subtile avec une "confiture de paroles" comme disait Napoléon,  l'éxonérer


Un exemple, le journaliste  Daly Valet et d'autres personnes ont organisé avec succès un "marathon" pour venir en aide à l'équipe de footbal" Les Grenadiers" qui doit participer à la Gold Cup, vu que le gouvernement se refuse à les subventionner.

Dany Valet raconte dans son émission  du 5 juillet link que  le président, en personne, lui aurait dit  au téléphone  (j'espère qu'il aura enregistré la conversation) que le gouvernement ne donnerait pas une gourde pour les Grenadiers, vu qu'il a ses propres projets avec d'autres équipes. Il ajoute que, cependant, le président et son Premier ministrre, à titre personnel ont donné chacun 100 000 gourdes.

Et le journaliste de saluer cet acte, qu'il estime solidaire,  des  deux  têtes de l'Exécutif.


Pourtant, c'est l'inverse. Ce don est méprisable et méprisant envers les organisateurs, la Fédération de foot, l'équipe de Grenadiers et la population haaïtienne.


Ce à quoi on était  à même d'attendre du président et du Premier ministe, c'est que face à cette initiative et la réponse positive apportée par la population, ils déclarent : " Votre "marathon" nous a convaincu, nous allons subventionner l'équipe", et non pas " Nous ne donnerons pas une gourde en tant que gouvernement, mais nous allons en tant qu'individus faire un  geste."

Non seulement ça n'a pas de sens mais, de plus, à l'inverse de ce que laisse entendre Dany Valet, ce n'est ni respectueux ni généreux.


Ni Lamothe, ni Martelly ne peuvent avoir dans cette affaire le statut d'un simple individu. C'est tromper son monde, le rouler dans la farine, poursuivre la même politique, tout en comptant sur des journalistes complaisants  pour transformer une position tête en bas en un acte " grand", mot qu'aime à utiliser le dit Dany Valet.


A la place de l'équipe du "marathon" j'aurais fait comme Corréa avec Washington, Commondreams/ Equateur aux USA : nous refusons d'être soumis à un chantage par rapport à Snowden  "  On vous remercie bien, mais gardez-vos sous", leur aurais-je dit, "vous en aurez besoin pour votre carnaval des fleurs ou pour l'achat de nouvelles motos à distribuer lors des prochaines élections."

En acceptant le "cadeau" du président et de son PM, ils montrent leur soumission à la politique du gouvernement.

En le refusant, ils auraient dit clairement leur désaccord avec cette politique gouvernementale de ne pas subventionner "Les Grenadiers."

C'est ce qui se serait appelé être "grand".

C'eut été un acte de courage et politique.

 

Le double jeu des média haïtiens consiste à parler du bout des lèvres des crimes des Duvalier et à ne pas rater une occasion, même la plus infime et hors sujet et généralement mensongère, pour vanter leurs  supposées réalisations (J'aimerais voir ça).

De même avec Martlelly dont ils critiquent certaines actions, tout en arguant que tout le pays doit être derrière lui, parce que dixit Dany Valet " C'est mon président". Président de Dany Valet certes. Président d'Haïti, certainement aussi.. Président de l'ensemble des Haïtiens certainement pas.

Est-ce que si, demain, le président vient à descendre son pantalon ou à "gouye" ( ce qu'il a fait aux USA après son élection ) dans une manifestation à l'étranger, les Haïtiens devraient  se lever comme un seul homme pour montrer leur solidarité avec lui ?

Et s'exclamer en choeur, génuflexions à l'appui  " Ah, Mon président, qu'est-ce que vous gouye bien !"

La solidarité envers le peuple haïtien ne passe pas par une solidarité envers le chef de l'exécutif. Le président a un mandat après lequel il s'en ira.  Une  autre personne lui succèdera.

Confondre la solidarité avec une personne momentanément à la tête de l'Etat avec celle due au peuple haïtien, c'est entretenir la confusion chère à tous les dictateurs, qui se perçoivent comme une émanation du peuple avec tous les droits et non les devoirs.

C'est ce que Martelly avec son pas une gourde pour les Grenadiers dit, et c'est ce que Daly Valet propose comme lecture à ses auditeurs: "li pa vle que leta bay mè li patsipe avek prop lajan-l, se gran !"

Berk.


Enfin,  quelle preuve avons-nous que l'argent donné par Martelly et Lamothe ne sera pas remboursé en piochant dans les caisses de l'Etat ?

 

 

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