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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Regis Debray : l’homme qui parlait trop

Publié par siel sur 30 Avril 2013, 10:51am

Catégories : #NUESTRA AMERICA

Emrah KAYNAK

Dans la mafia, il baccio della morte est pratiqué par un parrain mafieux sur les membres de la famille dont l’exécution a été décidée. La visite de Regis Debray (1) dans le maquis bolivien prend rétrospectivement les apparences d’un baiser de la mort qui se soldera quelque temps plus tard par la traque acharnée du Che et son infâme exécution.

 

S’il plane une certaine incertitude quant aux déclarations exactes des uns et des autres dans cette sombre affaire, la trajectoire ultérieure de Régis Debray dans les arcanes du pouvoir, son goût immodéré pour les titres ronflants, ses accointances avec les services d’intelligence français, ses déclarations impétueuses et revanchardes contre la Révolution cubaine et la personnalité de Che Guevara, lèvent tout doute sur la facette cynique de ce renégat et son esprit d’accommodement en fonction des circonstances et des époques.

 

L’ancien «  guérillero » égaré dans la selva bolivienne devenu conseiller présidentiel est parfaitement à son aise dans les salons parisiens. De présidence en mission, de mission en direction (2), Régis Debray est un serviteur obligeant des instances de pouvoir de «  gauche » comme de droite. Il a joué en 2004 un rôle de premier plan dans l’enlèvement, la séquestration et l’exil forcé du président haïtien Jean-Bertrand Aristide comme le précise l’historien et philosophe français Claude Ribbe, témoin privilégié des événements.(3)

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