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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Rue 89-blog. Tuez-les ! » : le racisme anti-Coréens choque les Japonais

Publié par siel sur 11 Juillet 2013, 13:27pm

Catégories : #INTERNATIONAL

journaliste
Publié le 10/07/2013 à 11h46

Pancarte d’amitié nippo-coréenne brandie devant un cortège d’extrême-droite, juin 2013 (alissa descotes-toyosaki)

Depuis février 2013, à Shin-okubo, le quartier de Tokyo à forte immigration coréenne, manifestants d’extrême droite et contre-manifestants s’opposent chaque dimanche.

Une bataille en rang d’oignons arbitrée par un déploiement impressionnant de forces de l’ordre. Malgré cela, des heurts ont causé des arrestations des deux côtés, ouvrant le débat sur la légitimité de ces défilés.

Les manifestations d’extrême droite ont toujours existé au Japon mais l’incitation à la haine raciale en public est la mauvaise surprise de cette année 2013. En l’absence de lois contre le racisme, la population a décidé de réagir.

« Tuez-les ! Tuez-les ! »

Depuis cinq mois, Lee Shinne, une Coréenne née à Osaka, s’est réunie avec ses amis à Shin-Okubo. Autour de la gare, des associations nippo-coréennes font signer des pétitions tandis que sur la grande avenue, des CRS bloquent le passage de toutes les rues adjacentes.

Sur le Net, un groupe assimilé à « Zaitokkai », la « ligue qui rejette les privilèges des étrangers au Japon » ou a enjoint ses 13 000 membres à se regrouper à Shin-okubo pour « nettoyer » le quartier. Lee se souvient de la première fois que ce groupe a commis l’escalade de la haine :

« C’était en février dernier. Une centaine d’extrémistes se sont introduits dans une ruelle commerçante connue pour ses magasins de K-pop (Korean pop music). Ils souriaient en brandissant sous le nez des gens des panneaux d’une violence inouïe en criant “Tuez-les ! Tuez-les !” Il y avait un poste de police à côté, mais ils laissaient faire. J’ai couru me réfugier dans un restaurant, malgré mon âge je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer. »

Journaliste d’une quarantaine d’années, Shinne est habituée à la violence verbale sur Twitter, mais jamais en direct. Kim Duck Ho, le patron du restaurant où elle s’est réfugiée, a pris des photos de cette manifestation.


février 2013 à Shin-Okubo (Kim Duck Ho)

« J’ai pensé ce jour-là qu’il fallait leur faire face mais sans violence. Les Coréens sont très paisibles, mais ils ont le sang chaud et les Zaitokkai le savent. Ils n’attendent qu’une chose, c’est qu’on leur cogne dessus pour se faire passer pour des victimes. »

SUITE à : link

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