Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Sentinelle du peuple. LE PROGRAMME D’ÉDUCATION GRATUITE DE MARTELLY : BLUFF OU RACKET !

Publié par siel sur 25 Novembre 2012, 12:44pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES

 

Pour tout message ne concernant pas la diffusion du bulletin : santinelpep@yahoo.fr

http://www.santinel.webuda.com

 

Volume III numéro 6                                                                                    octobre 2012    Prix : 5gourdes

LA SENTINELLE DU PEUPLE

La Sentinelle est devant, elle éclaire le chemin de la libération du peuple.

La Sentinelle du peuple n'a pas de fil à la patte. Ce sont les contributions volontaires de l'équipe du journal et de quelques amis qui permettent sa publication.

 

Éditorial

ILS SONT TOUS COUPABLES DE LA CRÉATION DE CE TYPE DE PAYS INFERNAL. ILS DOIVENT TOUS ÊTRE JUGÉS !

 

Le dernier scandale qui fait l’actualité est l’arrestation de Clifford Brandt, accusé d’enlèvements. Beaucoup de gens sont effarés. La presse traditionnelle fait sensation avec cette prétendue révélation. On dit déjà que ce n’est pas toute l’oligarchie qui est criminelle. Seul Clifford Brandt serait un kidnappeur alors que son réseau est connecté au Palais national, à la police, aux banques et aux propriétaires de grands magasins. Quelle affaire ! L’équipe du journal La Sentinelle du peuple se demande pourquoi tant de stupéfaction !

 

C’est davantage de l’hypocrisie, de l’émotion et de la sournoiserie qui expliquent le soi-disant étonnement de ces gens. Est-ce que nous tous nous ne savions pas déjà que le pouvoir politique de ce pays se trouve toujours entre les mains de criminels ? Ils empêchent que la démocratie s’épanouisse dans la société. Ils préfèrent détruire l’agriculture du pays pour que les patrons puissent davantage faire davantage de commerce avec le riz, la viande et les pâtes. Ils empêchent la mise en place d’un bon système d’éducation afin que la sottise, l’ignorance et l’obscurantisme bloquent le développement de l’intelligence et des compétences de la population. Quel plus grand crime politique y a-t-il que celui consistant à renforcer l’occupation et la domination de la terre de Dessalines par des pays étrangers ?

 

Ne savions-nous pas déjà que dans ce pays le pouvoir économique a toujours été aux mains de la mafia, de contrebandiers et de criminels ? Le coup des balances truquées, c’est eux. Le financement des désordres politiques et des coups d’Etat, c’est eux. Le marché noir, la vie chère, c’est eux. La montée du dollar, la baisse continuelle de la gourde, c’est eux. La surfacturation, la fraude, la corruption, c’est encore eux.

 

Nous sommes en présence d’une oligarchie criminelle qui mérite de disparaître pour faire place à un pouvoir populaire conscient de son rôle envers la société et l’économie du pays et qui refondera l’Etat avec le peuple. Le peuple doit connaître toute la vérité. Il faut en finir avec l’hypocrisie et les chuchotements si nous voulons que se produise un changement dans le pays. La misère du peuple, la vie chère et le chômage ne sont pas un hasard ni une fatalité. C’est l’économie criminelle liée à l’Etat assassin qui est à la base d’un système politique corrompu et à l’origine de la faim dont souffre le peuple. Ne savions-nous pas déjà que les banques blanchissent l’argent de la drogue de leurs associés ?

 

Ne savions-nous pas déjà que c’est l’argent de la drogue qui est investi dans les plus grands magasins ? Des pompes à essence par ci, des supermarchés par là…, c’est le même argent sale qui est blanchi au vu de tout le monde. Par ailleurs, est-ce que nous ne savions pas déjà que le Canada et les Etats-Unis monopolisent toutes les richesses que nous possédons sous terre et sous la mer, tout en apportant à la population une petite aide humanitaire et des surplus alimentaires pour masquer le bras criminel des Etats canadien et américain qui étrangle cette même population ? Le peuple doit connaître toutes ces vérités-là. Seule la vérité peut nous permettre de nous organiser pour de bon afin de prendre le destin du pays entre nos mains et nous libérer par tous les moyens nécessaires.


La violence, le crime et la corruption sont les outils dont les classes dirigeantes font le plus usage pour maintenir le pays et la population dans la situation misérable qui est la leur. La marmite de haricots monte à 75 gourdes, la petite marmite de maïs monte à 30 gourdes etc. Le crime sous la forme d’enlèvements, le crime sous la forme du vol de l’argent de l’Etat, le crime sous la forme de la distribution d’armes dans les quartiers populaires pour encourager la violence, le crime sous la forme de la liquidation du droit du pays à la souveraineté, le crime qui prend la forme de la destruction de nos institutions publiques, tous ces crimes sont les mêmes, car ils visent tous à anéantir le pays et sa population. Le tribunal pour juger ces criminels n’existe pas encore.

 

C’est un changement en profondeur du système politique, économique et social qui apportera les réponses nécessaires. Par conséquent, ce que nous devons faire aujourd’hui, ce n’est pas seulement réclamer justice, c’est nous organiser de manière solide, c’est monter partout des réseaux afin d’arriver à construire une force populaire, patriotique et démocratique prenant la tête de la lutte pour la libération du pays de cette oligarchie criminelle et de ces pays prédateurs.

L’équipe du journal

 

Sentinelle / Contexte national

 

PRENDRE LE POUVOIR EN MENTANT, C’EST UNE CHOSE ! ARRIVER À LE CONSERVER ET À LE GÉRER, C’EN EST UNE AUTRE !


Tous les gens qui font de la politique savent qu’il n’y a pas eu de véritable élection en 2010 : ce sont les Américains et l’oligarchie qui ont placé au pouvoir leur valet Ti Rose afin de pouvoir contrôler totalement le pays. Voici le résultat !

Le pouvoir de Martelly s’affaiblit chaque jour davantage.

L’affaiblissement du pouvoir Martelly/Lamothe est le produit de plusieurs facteurs liés les uns aux autres. Lorsque Martelly a pris ses fonctions de président, un évêque lui a donné la bénédiction, la fanfare du Palais l’a honoré, la communauté internationale l’a applaudi, des partis politiques qui avaient boudé les « élections » se sont empressés de le reconnaître ; il en a eu le tournis et le pouvoir du chef lui est monté à la tête. Mais, comme il tardait à livrer la marchandise à ses vrais maîtres, la crise de la double nationalité a éclaté ; les Américains l’ont mis en laisse avec une « feuille de route ».

 

Depuis le début, l’équipe de Martelly n’avait pas l’intention de gouverner en appliquant des règles claires dans ses relations avec le Parlement, le pouvoir judiciaire ou quelque secteur politique que ce soit ; d’ailleurs la nature et l’origine de son pouvoir ne lui auraient pas permis de fonctionner de cette manière. L’équipe de Martelly croit que c’est en mentant, en établissant des relations de racket avec les politiciens, et en agissant comme le meilleur serviteur aux ordres des impérialistes et de l’oligarchie qu’elle arrivera à gérer et à conserver le pouvoir.

 


Pendant quelque temps, la société ne savait pas encore si plusieurs camps mafieux s’étaient alliés pour faire main basse sur le pouvoir ou s’il s’agissait d’un seul. C’est lorsque les divisions et les conflits ont commencé à éclater du côté du pouvoir – d’abord entre le clan Martelly et le clan Conille, et aujourd’hui entre le clan de Madame Martelly et le clan Lamothe – que la population a commencé à comprendre dans quoi elle était empêtrée. Ce qui a envenimé les choses, c’est la manière dont la corruption et le pillage sont devenus les seules méthodes de gestion des caisses de l’Etat. La gabegie des voyages à gauche et à droite, les détournements opérés par le Président, son épouse, son fils et tout son entourage, la distribution de contrats aux grandes sociétés, les liens étroits entretenus avec elles sans pudeur etc. Le vrai maître de ce pouvoir n’a pas installé l’équipe de Martelly pour qu’il résolve quoi que ce soit de sérieux dans le pays.

 

La vie chère, ce n’est pas leur affaire, l’insécurité, cela ne compte pour rien, sauf lorsque c’est l’enfant d’un millionnaire comme Moscosso qui est enlevé. Et, même s’il fait mine de vouloir le dialogue, les consignes reçues par le pouvoir l’obligent à employer la brutalité et l’intimidation pour régler tant la question de l’amendement de la Constitution que le problème du CEP et l’affaire du remplacement des juges, des maires et des commissaires du gouvernement. Le pouvoir a abouti aujourd’hui à une situation où il s’est isolé ; il a perdu le petit minimum de prestige et de confiance qu’il possédait auprès de quelques secteurs de la société et il commence à apparaître aux yeux de population comme étant un membre inutile.

La misère galope pendant que le pouvoir s’amuse.


Haïti est classé parmi les cinq pays du monde les plus durement touchés par la faim. Comme le prix de la scolarité atteint des sommets, certains parents des classes moyennes ne peuvent plus envoyer leurs enfants à l’école ; alors on imagine ce qu’il en est pour les catégories plus défavorisées. Ne parlons même pas du loyer des logements. Quant aux services de santé, c’est seulement dans les vidéos que le peuple voit ce dont il s’agit. Les transports représentent eux-mêmes un grand souci, car leur prix grimpe. La cherté de la vie a atteint un niveau sans précédent depuis dix ans : la petite marmite de riz se vend à plus de 30 gourdes alors qu’elle était à 20 gourdes en juillet ; un hareng qui était vendu 25 gourdes est passé à 50 gourdes ; et c’est du pareil au même pour le maïs moulu, la farine, l’huile, les haricots, le sucre, le savon etc.

 

 

Le gouvernement explique que c’est la sécheresse et la hausse des prix à l’étranger qui provoquent cette cherté de la vie. Il dit avoir réagi en important 300 mille sacs de riz, auxquels se sont ajoutés des dons du Japon et de Taïwan. Ce qu’il ne dit pas, c’est ce que cette affaire a été gérée entre copains. C’est encore à ses amis millionnaires qu’il a donné l’opportunité de se faire de l’argent. La raison qu’avance le gouvernement Martelly/Lamothe pour expliquer l’augmentation des prix ne joue qu’un rôle secondaire.

 

Les autres raisons, qu’il préfère taire, à la montée en flèche des prix, sont liées à la nature du pouvoir, à la manière dont le gouvernement mène sa politique aux douanes et à la frontière. Les gens au pouvoir maltraitent les petit(e)s marchand(e)s et les petits importateurs pour favoriser les grands bourgeois avec lesquels ils s’amusent. Les politiciens racontent des mensonges, tandis que quelques membres de l’oligarchie et de la bourgeoisie, qui ont financé ceux qui maintenant gagnent de l’argent en leur compagnie, concentrent entre leurs mains le commerce de tous les produits consommés quotidiennement par le peuple. La gabegie et le pillage de l’argent public creusent gravement le déficit des comptes de l’Etat. Cette situation et la diminution des sommes envoyées par la diaspora sont les raisons de la hausse du dollar américain par rapport à la gourde. C’est tout cela qui fait augmenter sans cesse le prix des marchandises importées.

La colère du peuple commence à se transformer en révolte à la recherche d’une vie meilleure.


L’insatisfaction de la population envers le pouvoir en place, qu’elle soit provoquée par la série de promesses non respectées du candidat Martelly, ou par la série de tromperies et de mensonges qu’il continue à raconter, avec surtout la situation de faim et de misère qui s’abat sur le pays, poussent le peuple à prendre la rue pour faire entendre sa voix. Le mouvement revendicatif contre la gestion du pouvoir a commencé au Cap-Haïtien, a continué aux Cayes, pour passer ensuite à Jérémie, à Petit-Goâve, à Saint-Marc, puis a atteint Port-au-Prince avant de revenir au Cap.


Les politiciens traditionnels, en conflit avec le gouvernement sur les questions de l’amendement de la Constitution et de la formation du CEP, cherchent à récupérer au profit de leurs intérêts le mouvement des manifestants pour une vie meilleure. Lavalas et L’Unité demandent que tous ceux qui se ressemblent s’assemblent. C’est lorsque les Américains et l’oligarchie leur ont tourné le dos qu’ils ont appelé au rassemblement. Plus de quinze partis politiques, appuyés discrètement par le groupe des 184, se sont entendus pour signer un manifeste dans la ville du Cap-Haïtien afin d’essayer de prendre la tête du mouvement. Comme si ni eux ni Lavalas-L’Unité ne portaient la moindre responsabilité dans l’infamie et les dérives que le pays connait avec le pouvoir de Ti Rose. Si vous cherchez dans leur manifeste une dénonciation du système de pillage et d’exploitation qui engendre la misère et la faim, vous n’en trouverez pas.

 

Aujourd’hui, La Sentinelle du Peuple pose la question : où sont les patriotes ? Où sont les progressistes ? Où se trouve la vraie gauche haïtienne ? Où se trouvent les authentiques organisations populaires ? Il est important que tous se réveillent, commencent à parler entre eux, entrent dans la lutte avec le peuple et jettent les bases d’une vraie force nationale, populaire et démocratique. C’est seulement ainsi que nous pourrons poser le problème de l’Etat pilleur, du système d’exploitation vorace ainsi que la question de l’occupation du pays et de l’oligarchie corrompue qui est à l’origine de la vie chère.

Alix T. CHARLES

 

 

 

Sentinelle / Coup de projecteur sur le programme d’éducation gratuite.


LE PROGRAMME D’ÉDUCATION GRATUITE DE MARTELLY : BLUFF OU RACKET !

Une année après avoir accédé au pouvoir, le Président Martelly s’est glorifié d’avoir envoyé à l’école, en un clin d’œil, environ un million d’enfants dans le cadre d’un programme de prétendue éducation gratuite et obligatoire.

Examinons d’un peu plus près ce chiffre d’un million que le pouvoir claironne toute la journée.


Avant le tremblement de terre, toutes les agences ainsi que les fonctionnaires qui s’exprimaient sur le problème de l’éducation ont toujours dit que le nombre d’enfants en âge d’aller à l’école mais ne parvenant pas à y aller s’élevait à environ 550 000. Ce qui représentait 50 % du nombre d’enfants (1,1 million) ayant l’âge d’aller à l’école. Aujourd’hui, le pouvoir rose affirme que, grâce à son programme, plus de 80 % des enfants fréquentent l’école. Le tremblement de terre a entraîné l’appauvrissement de beaucoup de parents et c’est pourquoi beaucoup d’ONG humanitaires ont développé un programme d’appui scolaire ; en outre, le gouvernement précédent avait fait cela lui aussi.

 

Où le pouvoir de Ti Simone a-t-il donc trouvé tous ces enfants, dont le nombre dépasse le million, qu’il aurait envoyés à l’école ? Le programme d’éducation gratuite n’a été mis en application que dans quatre départements. Si on regarde de près la série de chiffres que le pouvoir proclame de tout côté, on s’aperçoit que dans certains endroits le nombre d’enfants qu’il a envoyés à l’école est supérieur au chiffre total de la population vivant dans la zone.

 

Ce gouvernement n’a construit aucune école supplémentaire ; il n’a apporté aucune amélioration sérieuse au système scolaire ; il n’a pas embauché de professeur supplémentaire et n’a pas non plus créé plus de nouvelles salles de classe que celles qui ont été ouvertes en 2011. Où le pouvoir a-t-il donc déniché tous ces enfants qu’il aurait envoyés à l’école ? Dans quelles écoles ces enfants sont-ils allés ? Par conséquent, l’affirmation selon laquelle de grandes quantités d’enfants ont été envoyées gratuitement à l’école n’est qu’un gros bluff s’il s’agit d’école publique, puisque le gouvernement n’a pris aucune disposition sérieuse pour que cela puisse se faire.


Chaque semaine, les professeurs et les directeurs des écoles publiques se plaignent de leurs conditions de travail, et c’est sans compter tout l’argent que leur doit l’Etat. Les syndicats d’enseignants sont obligés de mener de grandes luttes pour obtenir l’augmentation du budget de l’Etat consacré au secteur de l’éducation. Dans le méli-mélo des chiffres fournis, nous savons que le pouvoir met dans le même sac tous les enfants qui vont au lycée et dans les écoles nationales. Mais il n’y a rien de nouveau puisque ces écoles ont toujours existé et ont toujours été gratuites ! Le gouvernement a supprimé la contribution de 200 gourdes minimum que les parents donnaient à ces écoles. Ce n’est pas cette petite somme qui peut permettre aux parents d’envoyer plus d’enfants à l’école ; mais, ce qui est grave, c’est que c’est avec cette contribution que les directeurs gardaient propres les écoles publiques et achetaient un peu de mobilier. Ce qui ne pourra plus être fait !

Le programme d’éducation gratuite, c’est seulement pour les écoles privées, car il n’est pas arrivé dans les écoles publiques !


Depuis longtemps, dans ce pays, l’éducation s’est transformée en un business qui est contrôlé à plus de 85 % par le secteur privé. Parmi les écoles privées, beaucoup font des efforts pour donner aux enfants une bonne formation, mais la majorité d’entre elles sont des écoles « loterie ». Les écoles privées qui font partie du programme d’éducation gratuite devaient recevoir le montant de 3800 gourdes (90 dollars américains) par enfant et par an, déboursé en trois tranches. Au mois d’août, il y avait des écoles qui n’avaient pas encore reçu la deuxième tranche, et certaines n’avaient même pas eu la première. Ce programme a provoqué un conflit permanent entre des directeurs d’école et des professeurs qui ne touchaient pas leur salaire ; ces derniers pensaient que les directeurs avaient reçu l’argent mais ne voulaient pas les payer. On peut faire le compte des manifestations dans lesquelles des directeurs d’école et des professeurs ont dénoncé la gabegie et la démagogie du pouvoir ainsi que la mascarade du programme d’éducation gratuite. En outre, ce programme ne concerne pas tous les enfants. Dans une même école, on peut trouver côte à côte quelques enfants à qui s’applique le programme rose et une majorité d’élèves à qui s’applique le programme normalement en vigueur dans les écoles ; cette situation s’est traduite par un problème de discrimination opposant ces deux catégories d’enfants, ceux inscrits dans le programme rose n’ayant pas de matériel pour aller l’école du fait que les bandits légaux leur ont promis un kit scolaire gratuit qui n’est jamais arrivé. Par conséquent, le pouvoir a même fait lanterner les écoles privées avec ce programme. C’est vraiment de la tromperie et des mensonges qu’il continue à servir à la population lorsqu’il affirme qu’un million d’enfants a déjà bénéficié du programme d’éducation gratuite.

Le programme d’école gratuite est un racket organisé pour que les millionnaires fassent de l’argent.


Le programme d’école gratuite du pouvoir continue à renforcer encore davantage la domination du secteur privé sur l’éducation ; il renforce le phénomène des écoles-loteries tout en enrichissant quelques familles de l’oligarchie investies dans le domaine de l’éducation. La famille DESCHAMPS fait 90 % de son chiffre d’affaire avec l’impression de livres scolaires et avec le commerce d’autres articles scolaires grâce à la subvention versée par l’Etat. Elle a le monopole du marché des fournitures classiques dans le pays. La plus grande partie de l’argent consacré au matériel scolaire dans le programme d’école gratuite se retrouve dans la poche de cette famille qui, en outre, décide seule du nombre d’articles qu’elle livre à l’État pour les contrats passés avec son entreprise.


Quant à Global Voice, la société du Premier ministre Laurent Lamothe, elle a obtenu un contrat pour mettre en place un système soi-disant antifraude pour la gestion des taxes sur les appels internationaux ; une partie de ces taxes est supposée financer le programme d’école gratuite. Sur tous les dollars générés ainsi par les appels internationaux, plus de 30 % sont versés à cette société en paiement du prétendu service rendu et des équipements qu’elle laissera à l’Etat au bout de trois ans ; elle a déjà procédé ainsi dans plusieurs pays d’Afrique, où elle est allée corrompre une série de chefs d’Etat.


Le programme d’éducation de Martelly ne comporte rien de nouveau par rapport à ce qui avait commencé à être mis en application dans le système éducatif avant son arrivée au pouvoir. Mais le président et ses acolytes se servent de ce programme pour faire de la démagogie tout en faisant de l’argent sur la situation de misère dans laquelle se trouvent les pauvres.

Luc HENRY

 

 

L’occupation du pays gagne partout du terrain !

Organisons-nous partout pour défendre notre pays !

Organisations sociales, organisations politiques consequentes,

un seul mot d’ordre : un large rassemblement pour la libération du peuple haïtien !

 

santinelpep@yahoo.fr       http://www.santinel.webuda.com

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents