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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Sentinelle du peuple Volume 3 numéro 10

Publié par siel sur 18 Avril 2013, 11:53am

Catégories : #AYITI ACTUALITES

Volume III numéro 10                                                                                          mars 2013  Prix : 5 gourdes 

LA SENTINELLE DU PEUPLE 

La Sentinelle est devant, elle éclaire le chemin de la libération du peuple. 

La Sentinelle du peuple n'a pas de fil à la patte. Ce sont les contributions volontaires de l'équipe du journal et de quelques amis qui permettent sa publication. 


 

Editorial 

La Sentinelle du peuple a trois ans : nous changeons de vitesse pour pouvoir mieux atterrir. 

Amis lecteurs, en ce mois de mars, cela fait trois ans que nous publions pour vous le journal Sentinelle du peuple. C’est l’heure de faire un bilan et de se tourner vers l’avenir. Nous avons gagné des militants, des sympathisants et partout des amis. Les lecteurs lisent et apprécient ce travail. Certains s’en servent pour animer des réunions politiques dans leurs organisations. Certains lecteurs font des photocopies et les distribuent. Certains s’occupent de le diffuser sur internet. C’est ainsi qu’ils participent au travail de construction du journal Sentinelle du peuple. A tous, nous disons merci. Ils doivent continuer à faire leur part de travail, qui contribue à la réussite du journal. Les membres de l’équipe de Sentinelle ne sont pas intéressés à devenir des journalistes. Ce que nous voulons, c’est offrir aux militants un outil politique qu’ils puissent utiliser dans le cadre de la lutte pour la transformation de l’Etat et de la société. Nous souhaitons à Sentinelle du peuple de continuer à circuler davantage dans les quartiers, près de chez nous, dans les sections communales, sur nos lieux de travail, dans les organisations, et nous souhaitons que sa publication encourage des débats sur les questions essentielles. C’est par la réflexion et l’action que nous trouverons le vrai chemin du changement et que nous ferons surgir entre nous de nouvelles idées, de nouvelles propositions qui enrichiront le débat. Par conséquent, la vérité se découvrira dans un processus de dialogue aller-retour et d’actions communes. Personne ne détient une boîte permettant de semer la vérité. Nous devons continuer ensemble à apporter 

notre contribution au journal. Les relations de dialogue doivent se renforcer.

 

De notre côté, à la direction du journal, nous allons changer de vitesse. Nous ne voulons pas apporter seulement un éclairage sur la politique du pays. Nous allons encourager davantage le travail d’organisation de la population. La lutte politique va devenir plus dure. Les classes dominantes veulent étouffer les masses populaires. Dans cette lutte entre les classes, si nous ne sommes pas mieux organisés, nous avons perdu d’avance. Le projet visant à transformer le pays en une grande zone franche peuplée d’ateliers d’assemblage est en train de gagner du terrain, avec toute la misère, les souffrances et l’exploitation que cela va apporter au peuple. Les organisations doivent faire davantage d’efforts pour se redéfinir si elles ne veulent pas ressembler aux organisations traditionnelles. Les partis politiques 

doivent en venir au concret. Leur vision du changement pour le pays doit coller avec la réalité. Ils doivent se fixer des objectifs qui correspondent à leurs possibilités. C’est en fonction de la force de votre organisation que vous pouvez définir la quantité d’objectifs que vous pouvez atteindre. Sinon, vous trompez la population, de la même manière que les partis traditionnels qui promettent ciel et terre alors qu’ils ne peuvent ni ne veulent arriver à rien.  


Avec la mort d’Hugo Chavez, la partie de l’humanité qui lutte pour la transformation des sociétés partout dans le monde a perdu un dirigeant de grande envergure. Au moment où l’impérialisme américain semblait tout puissant dans la région, Chavez a osé relever le défi à la tête du mouvement social de son pays. Même si la droite gagne l’élection présidentielle, qui se tiendra le 14 avril 2013 au Venezuela, les luttes continueront. Ce n’est pas la quantité de pétrole possédée par le Venezuela qui va déterminer la poursuite ou non des conquêtes démocratiques. C’est l’orientation, la force et le niveau d’organisation du parti de Chavez, c’est le niveau de fusion entre le projet politique porté par Chavez et la population, sur les plans idéologique et politique, qui vont déterminer si la révolution va continuer ou non au Venezuela. Si le niveau de conscience politique des masses a le temps de s’élever, si la population s’organise, ni Chavez, ni Castro, ni Correa, ni Evo peuvent s’en aller, et la lutte va continuer jusqu’à la victoire finale. L’histoire nous apprend que ce sont les rapports entre les forces organisées qui déterminent le fonctionnement de la société et de l’Etat. Pour notre part, nous aurons toujours beaucoup de travail à accomplir si nous voulons soustraire la population à la domination économique, politique et culturelle des pays prédateurs et de l’oligarchie. Le journal Sentinelle du peuple veut participer à ce travail, mais c’est aux partis politiques que revient la responsabilité de s’investir plus avant dans l’éducation et l’organisation des masses. Les élections ne doivent pas être la première priorité. Nous n’en sommes pas encore là et il y aura beaucoup de travail pour renforcer les organisations et élever le niveau de 

conscience du peuple avant d’en arriver là. 


L’équipe du journal 



Sentinelle / Economie nationale

 

LA NATURE OLIGARCHIQUE ET SERVILE DE L’ETAT NE LUI PERMET PAS DE PROTEGER LES DROITS DES TRAVAILLEURS ! 

La lutte pour la loi sur le salaire minimum a montré clairement  de qui les autorités de l’Etat défendaient les intérêts.

 

 

Depuis 1971, sous la dictature des Duvalier, tous les gouvernements qui se sont succédé ont adopté la même stratégie consistant à ouvrir en grand les portes du pays et à faire du développement de zones franches leur cheval de bataille. Nous n’oublions pas que c’est Aristide lui-même qui, en 2002, a chassé les paysans qui cultivaient les terres fertiles de la plaine de Maribahoux afin d’implanter la CODEVI.

 

Tout le monde a vu comment, sous le prétexte de protéger, voire de créer des emplois, Préval et toute son équipe étaient déterminés à empêcher que les ouvriers obtiennent 200 misérables gourdes en 2009. Le Président Préval a mobilisé 

toutes ses forces pour bloquer l’augmentation du salaire minimum. Il a acheté des députés et des sénateurs pour qu’ils ne votent pas la loi relevant le salaire minimum. Il a mis en place une organisation de chômeurs pour contrecarrer le mouvement pour les 200 gourdes. Il a transformé les medias appartenant à l’Etat, la TNH et Radio nationale, en outils de propagande des bourgeois contre les ouvriers pendant que les syndicats de travailleurs et les ouvriers luttaient 

pour l’amélioration de leurs conditions de travail et l’augmentation de leur salaire. 

 

Il a conspiré avec les élus de l’Unité pour installer à la Chambre des députés une commission chargée d’évaluer la loi sur le salaire minimum. Elle avait à sa tête Gérandal Thélusma, député de Gros-Morne. Kesner Pharel, qui est la caisse de résonnance du néo libéralisme en Haïti, était le principal consultant de cette commission fantoche alors qu’il passait ses journées à proclamer sur toutes les radios que les 200 gourdes constituaient un danger pour la création d’emplois 

dans le pays. Il était également consultant pour l’Association des industriels d’Haïti (ADIH), qui déclara même, le 18 août 2009, dans une conférence de presse, qu’elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher le Président de publier la loi sur le salaire minimum dans Le Moniteur, le journal officiel du pays. Comme la bourgeoisie et l’Etat ne font qu’un, le Président a obéi à l’ordre des patrons.

 

Les liens entre l’Etat haïtien et les intérêts impérialistes sont devenus encore plus évidents après le 12 janvier et la destruction d’une bonne partie du pays. Le plus important projet d’investissement qui a été réalisé depuis lors est le parc industriel de Caracol, où l’on a vu des paysans être déplacés des terres qu’ils travaillaient pour gagner leur vie.

 

De Préval à Martelly, les autorités de l’Etat ont fait feu de tout bois pour créer les conditions afin que des investissements étrangers viennent exploiter les travailleurs haïtiens. Le Ministère de l’Economie et des Finances, agissant à travers une unité technique, a eu la responsabilité de porter ce projet. Cette unité technique a engagé de grands « agroéconomistes », de grands « sociologues » pour aller voir la population avec des belles paroles et lui expliquer que c’était dans l’intérêt de la zone que le parc industriel allait venir s’y installer. Dans la plaine de Maribahoux, comme à Caracol, le parc industriel n’occupe qu’une partie des terres. Si l’Etat voulait créer des emplois durables, il irriguerait les autres terres de la plaine. Mais ce qui intéresse les autorités de l’Etat, c’est resserrer leurs liens avec l’oligarchie et les impérialistes afin d’obtenir quelques miettes et de conserver le pouvoir.  

 

 

La résistance des travailleurs se poursuivra jusqu’à la victoire finale. 


Il est vrai que la conspiration des impérialistes, de la bourgeoisie avide de commissions et de l’Etat domestique est en train de gagner du terrain ; mais la lutte contre les plans des prédateurs se renforce. Il est vrai que Préval a embrigadé la plupart des syndicats jaunes en leur donnant un emploi et en leur offrant de l’argent pour qu’ils acceptent de se fourrer dans la CIRH. 

 

Cependant, quelques syndicats et organisations progressistes ont mené une bataille en règle sur la question du salaire minimum. Cela a constitué un moment important dans l’histoire de la lutte des travailleurs de ce pays et on a senti une radicalisation du mouvement, qui s’efforçait de conserver son autonomie. L’alliance des travailleurs et des ouvriers avec quelques organisations progressistes et une fraction du milieu universitaire a produit un bon résultat dans la lutte pour 

démystifier l’Etat et la bourgeoisie jouant un rôle d’entremetteur. L’Etat et la bourgeoisie d’affaires se sont unis pour mater les travailleurs dans l’intérêt des impérialistes. La lutte a été tellement rude que l’ennemi a été obligé d’utiliser ses méthodes classiques : répression, diabolisation et arrestations, allant même jusqu’à l’élimination.  

 

En dépit de tout cela, la lutte ne s’est pas arrêtée, même si les ouvriers des ateliers d’assemblage n’ont pas arraché les 200 gourdes dans l’immédiat : elle a continué avec la lutte pour mettre en place le Syndicat des ouvriers du textile et de l’habillement (SOTA), pour le maintenir en vie et faire face aux agressions des patrons, qui ont révoqué ses principaux 

dirigeants et dirigeantes, parce qu’ils étaient membres du syndicat ; et la lutte qui a été menée ensuite pour la réintégration des militants et militantes du SOTA n’a pas non plus été une mince affaire.

 

A Caracol même, beaucoup d’incidents ont déjà commencé à éclater depuis le début des opérations, les ouvriers ne voulant pas travailler pour seulement 150 gourdes alors que les propagandistes leur avaient affirmé qu’ils en toucheraient 300. C’est Martelly, le chef des bandits légaux, qui a été obligé de demander aux ouvriers d’accepter pour le moment les 150 gourdes. La lutte que mènent les paysans de Caracol et de Maribahoux pour retrouver leurs terres, forcer l’Etat à les irriguer et leur donner un accompagnement technique constitue également un maillon d’une grande chaîne de résistance.

 

On ne peut s’opposer au projet visant à faire d’Haïti une grande zone franche peuplée d’ateliers d’assemblage sans l’organisation autonome des travailleurs, alliés avec les organisations progressistes et les patriotes ; et cela doit nous convaincre qu’afin de soustraire le pays à la domination, à l’humiliation et à l’exploitation, il faut mettre en place un mouvement social pour changer la façon d’agir de l’Etat servile et ce type de société d’exclusion. 

Luc HENRY 

 

 

 

Sentinelle / Politique nationale 

QUELLE EST LA RESPONSABILITE D’UN PARTI POLITIQUE PROGRESSISTE  DANS LE PAYS AUJOURD’HUI ? 


Une des responsabilités les plus importantes qu’a un parti ou une organisation progressiste dans le pays aujourd’hui est de marquer sa différence avec les organisations politiques traditionnelles par sa façon de faire de la politique. Cette question comporte plusieurs aspects. Nous allons en examiner quelques-uns aujourd’hui. 

 

La population est-elle le sujet de sa propre histoire, l’acteur principal ou bien un 

instrument ? 


D’abord, il y a la façon dont les dirigeants traitent les masses populaires. Les organisations traditionnelles utilisent la population pour régler leurs propres affaires. Ce qu’elles font avec la volonté du peuple, c’est plutôt de la manipulation. Aujourd’hui elles payent de grands spécialistes pour leur montrer comment faire du marketing politique, c’est-à-dire comment mieux présenter leurs mensonges au peuple. Leur objectif est de trouver comment les politiciens 

doivent se comporter pour capter la sympathie des gens qui les regardent, car c’est de sympathie dont ils ont le plus besoin. Ce qu’il leur faut susciter, ce sont les émotions et les sentiments des gens qui les écoutent. Des équipes de spécialistes leur montrent comment parler beaucoup sans rien dire, comment se vendre en tant que sauveurs du pays. Ils se servent du peuple comme d’un outil ou d’une marche d’escalier. C’est sur le dos du peuple qu’ils doivent 

monter pour décrocher le gros lot de leurs ambitions. Le chapitre de la manipulation est très important en politique traditionnelle, car c’est ce qui permet de dissimuler tous les manques, toutes les faiblesses du programme réel de l’organisation politique.

 

Pour leur part, les organisations politiques progressistes travaillent à permettre à la population de prendre son histoire en mains. C’est le peuple qui, à partir de son niveau de conscience politique, à partir de son niveau d’organisation, à partir de son niveau de mobilisation, doit être l’acteur principal de la lutte politique. Il quitte une situation où il est un objet, un instrument, un petit jouet entre les mains des politiciens traditionnels pour se transformer en un sujet, en un 

ensemble de gens qui ont la capacité de comprendre, qui ont le pouvoir de décider ce qui est bon pour eux et toute la nation, tout le pays, toute l’humanité. La responsabilité d’une organisation progressiste est d’encourager, de faciliter le développement des capacités de jugement critique et d’action chez les militants, à l’intérieur des organisations, dans les 

communautés. Si les organisations traditionnelles parlent à la place des gens, mettent des paroles dans leur bouche, en revanche, les organisations progressistes respectent la population et les groupes organisés, depuis leur droit à la parole jusqu’à leur droit à décider et à prendre leur destinée entre leurs mains. Les masses populaires ne sont pas des marchandises. Ce ne sont pas seulement des électeurs qui vont déposer un bulletin de vote dans l’urne. Ce ne sont 

pas des mercenaires locaux au service d’une petite poignée de gens qui n’ont aucun rapport avec eux. Les rapports que les organisations progressistes développent avec le peuple ne doivent pas être les rapports de domination et de manipulation que les organisations traditionnelles ont toujours entretenus avec lui. 

 

 

Un programme politique fait de bluff,  une mascarade qui cache un agenda personnel mesquin. 


Le programme politique des organisations traditionnelles est souvent écrit en français. Par conséquent, il n’est pas accessible à la majorité des gens. Il n’est pas fait pour eux. C’est une manière pour les dirigeants de marquer leur distance avec la population. Le langage employé dans le programme lui donne une apparence très technique, ce qui est une manière de dire que ces Messieurs-Dames maîtrisent les dossiers. Ce sont des experts qui parlent ! Ce qui est 

encore une fois du bluff. C’est une autre forme de mystification pour tromper les hommes et les femmes de ce pays. Le prétendu programme est plutôt le résultat d’une causerie entre les membres de la petite clique placée à la tête de l’organisation ; ils décident de ce qui est bon pour le pays depuis leur résidence de Port-au-Prince, à partir de leurs opinions personnelles. C’est là une démarche antidémocratique, qui ressemble davantage à un complot entre malfaiteurs. En vérité, le programme est plutôt un discours destiné aux étrangers qui donnent de « l’argent » dans le pays et à l’oligarchie qui donne de l’argent pour les élections. C’est un jeu de dupes pour montrer aux directeurs des agences internationales et aux ambassades des pays impérialistes que ce sont eux les plus capables pour gérer le pays selon leurs souhaits. Ils recherchent la confiance des bailleurs de fonds et des dirigeants des compagnies qui donnent de l’argent.

 

Au cœur du programme des organisations politiques traditionnelles se trouve une liste de promesses bidon. On va mettre tout le monde à l’école. On va faire de la production nationale. On va combattre la corruption. On va faire des routes, etc. Tous les programmes se ressemblent, car ils contiennent les mêmes mensonges, énoncés de diverses manières. On n’y trouve pas de réflexion sérieuse sur la situation réelle du pays, ni sur la misère de la population.  

 

Il en découle la deuxième responsabilité que doivent assumer les partis politiques progressistes en Haïti. Ils doivent prendre le pays au sérieux, davantage que tout le monde, s’ils veulent être cohérents avec eux-mêmes. Le pays est complexe et il est difficile sous plusieurs aspects. Nous avons été obligés de couper des têtes et de brûler des maisons. Nous avons été obligés de brûler des plantations, d’incendier des ateliers. Nous avons été obligés de mettre dehors des 

gens qui avaient de l’argent et des gens qui étaient des techniciens, parce que c’était des colons criminels. Nous nous sommes retrouvés avec un pays en ruines ; nous avons dû le relever avec nos ongles. La communauté internationale nous a isolés, tandis que la France faisait des préparatifs pour venir prendre sa revanche. Dans un premier temps, toute notre énergie est passée en mobilisation, tantôt pour défendre le pays, tantôt pour payer la dette. Après, elle s’est 

transformée en mobilisation pour conserver le pouvoir politique. La mobilisation ne s’est jamais faite pour reconstruire le pays sur une autre base, avec un autre modèle économique. Voilà ce qu’est notre héritage.

 

Cette situation demande aujourd’hui toute une intelligence politique pour poser les problèmes du pays et chercher des solutions qui correspondent à notre histoire, à notre identité, à ce que peut être notre vraie libération. Le programme politique d’un parti progressiste ne peut pas être fait de la même manière que le programme des partis traditionnels. 

Il faut que nous soyons plus sérieux et plus déterminés dans la lutte pour la libération.

 

Comment sortir le pays de la situation de domination/occupation dans laquelle il se trouve ? Comment lui redonner sa dignité ? Comment rendre la nourriture accessible aux 10 millions d’habitants actuels tout en exportant dans toute la Caraïbe ? Comment faire fonctionner une école, une université nationale au service du développement du pays et de tous ses enfants ? 

 

Depuis que nous sommes sortis de la dictature, nous n’avons pas réussi à trouver une formule pour assurer la sécurité de la population malgré les millions de dollars américains qui ont été gaspillés. Quelle proposition pouvons-nous faire pour régler cette question ? Comment pouvons- nous mobiliser la population pour réhabiliter l’environnement du pays ?

 

Ces questions, ainsi que la transformation de l’Etat, doivent être au cœur du programme d’une organisation progressiste, dont l’objectif principal est de changer la qualité de la vie dans la société, c’est-à-dire qui vise le bien-être de la population. Un programme qui s’accompagnera du renversement des rapports sociaux et de la prise en charge de nos ressources par nous-mêmes dans un pays désoccupé et souverain. Un programme qui ne va pas jusque-là n’est pas un 

programme progressiste.

 

Gasner JOSEPH 

 

 

L’OCCUPATION DU PAYS GAGNE PARTOUT DU TERRAIN

ORGANISONS-NOUS PARTOUT POUR DEFENDRE NOTRE PAYS

ORGANISATIONS SOCIALES, ORGANISATIONS POLITIQUES CONSEQUENTES

UN SEUL MOT DORDRE : UN LARGE RASSEMBLEMENT POUR LA LIBERATION DU PEUPLE HAÏTIEN

 

 

santinelpep@yahoo.fr    http://www.santinel.webuda.com   Facebook : santinelpepla. 

 

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