Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Suite 2 de "A propos d'une photos des nantis en Haïti"

Publié par siel sur 17 Novembre 2012, 11:43am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Suite à  A propos d'une photo des "nantis d'Haïti".

Et à :  Suite 1 de "A propos d'une photo des nantis d'Haïti."

Je vous livre un extrait de texte pris ici :link

Dans lequel l'auteure-il s'agit d'une femme Noire- à partir du film, Help- c'est sur ce site que j'ai piqué l'affiche qu'on voit ici: Suite 1 de "A propos d'une photo des nantis d'Haïti."

réfléchit sur les connotations, significations, symboles liés au port de l'uniforme pour les domestiques

Et partage son témoignage personnel en Haïti.

"Mon expérience personnelle
En 2008, je suis allée en Haïti. J’ai séjourné chez ma tante. Cette dernière emploie la même domestique depuis plus de 20 ans. Rose veille à ce que toutes les tâches soient accomplies avec soin. Rose cuisine à merveille. Rose vie dans la cour. Enfant, j’aurais sûrement adoré vivre dans la cour, mais, aujourd’hui, je vois les choses différemment. N’ayez crainte, Rose est très bien traitée. Toutefois, Rose et ma tante sont des femmes issues de la même culture, mais l’écart entre elles est pourtant énorme. Je constate (et je me comprends dans l’équation) que ces « domestiques » sont souvent perçues comme des numéros. Reconnaissons l’humanité ! Selon moi, le rapprochement des cultures (et des sous-cultures) nécessite une histoire. Donnez une histoire à un visage et celui-ci aura un nom. Par la suite, identifiez-vous à l’histoire de Rose et celle-ci aura peut-être votre respect. L’humanisme requiert un minimum d’empathie."

Elle poursuit en posant le rapport à la féminité et par-la à l'identité à travers le film Help.

"La féminité dans tout ça
Au-delà des inégalités sociales, ce qui m’a le plus marquée dans le film The Help c’est le rapport avec la féminité. Toutes ces femmes au foyer, qui ont pour seuls et uniques intérêts leurs attributs féminins et le bien-être de leurs précieux maris, oublient que leurs domestiques peuvent aussi avoir envie de coquetteries. Ces femmes à la peau laiteuse oublient que leurs domestiques sont aussi des femmes. L’écart entre deux cultures s’estompe lorsqu’on reconnaît que nous sommes tous semblables, à savoir des machines sophistiquées fabriquées à partir des mêmes matériaux et disponibles en plusieurs couleurs et dimensions."

De ce témoignage je retiens ceci :

- "ces « domestiques » sont souvent perçues comme des numéros.

 Ce qu'il me semble avoir été évoqué dans mon texte en ces termes " une domestique en uniforme en remplace une autre". Des numéros, c'est- à-dire des non-personnes, des objets-meubles.

(elles)  "oublient que leurs domestiques peuvent aussi avoir envie de coquetteries"

Afin de justifier la présence des employés de Caracol en uniformes, le commentateur a parlé d'impact  de marketing et de publicité :
 

" mais l'impact, le marketing, et la publicité sont mieux atteints par le personnel en uniforme de travail, quasi de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, que voir des gens en vêtements dépareillés, piresales pour certains, pire au carré en haillons pour d'autres, etc!"


Ces arguments- qui avalisent mes propos- laissent entendre que ces femmes n'auraient  été conviées à la fête  et montrées en uniforme sur l'estrade que pour des raisons commerciales. On aurait pû ramasser, dans les rues du Cap, n'importe quelles nanas et garçons, on les aurait habillés d'uniformes, que le résultat eût été le même. Il s'agirait donc d'un produit labellisé "employés en uniforme" lequel, comme n'importe quel autre produit, serait interchangeable.

couple Clinton

 

En passant, où est-ce que ce Monsieur a vu "quasi toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, "

 

Il a déjà vu un arc en ciel ?

images-10


 

Les employés des 2 sexes auraient pu être habillés en civil.


Mais comme dit le commentateur :

 

"Alors comment faire pour les distinguer des membres du foyer,
comment faire pour que les invité(e)s ne les prennent pas pour des membres
idoines de la maisonnée"

 

Certes, c'est un problème certain.

 

D'autant plus, qu'à l'inverse de ce que dit ce Monsieur, les femmes haïtiennes dites du peuple, minces et au port altier, au sourire de diamant et aux yeux de gazelle, qui se débrouillent avec les pépé- vêtements de seconde main- pour s'habiller comme des princesses, sont capables de faire tourner la tête à plus d'un. N'importe quel étranger vous le confirmera- et les hommes ne sont pas en reste

 

Effectivement, on pourrait courir le risque d'une certaine confusion si les numéros en uniforme se révélaient des hommes et femmes charmants et attirants.


Pour éviter ce mélange des genres,  les employés auraient pû, comme elles l'ont fait sur leurs uniformes, porter des badges sur leurs vêtements en civil.


Le risque de voir un des millionnaires présents à la "fête" flirter avec  une ouvrière aurait été moindre; cependant, pas négligeable. Vous savez que l'attirance pour la jeunesse et la beauté, fort souvent, se fout des badges.


Comme je le notais auparavant, l'uniforme n'établit pas seulement une frontière entre les classes, mais une barrière contre une toujours possible miscégénation.link

 

Parce que, diable, qu'on  épouse ou bien qu'on prenne pour concubine une femme, c'est avec toute la famille qu'on se retrouve lié d'une manière ou d'une autre.

 

By the way, la femme de Duvalier François, de son nom Simone Ovide, était la fille illégitime d'un Mulâtre bourgeois et linguiste, Jules Faine, avec sa domestique originaire de Léogâne, Célie Ovide. Cette Mme Célie Ovide, l'a placé dans un orphelinat, où Simone apprendra le métier de fille de salle (assistante d'infirmière)


Qu'est devenue cette famille de paysans, les Ovide ?  Les tantes, oncles cousins, etc.

 

Je me souviens qu'au retour de Duvalier J-Cl, les journaux avaient annoncé- manière de l'ancrer en Haïti- que celui-ci était aller se recueillir sur la tombe de ses grands parents à Léogâne. Mais ces mêmes journaux s'étaient bien gardés de nous citer les noms  de ces grands-parents-là. Suite de :En Haïti, comme au temps de l'esclavage, les gens n'ont pas de généalogie

 

Sachant que le père de Simone, M. Jules Faine est originaire d'Anse -à- Veau et que d'autre part il n'avait eu qu'une liaison ancillaire avecla dite Mme  Célie Ovide, et n'appartenait pas à ce monde, je me demande  la mémoire de quels grands-parents, Divalier J-Cl est allé honorer.

 

Jules Faine a eu pour première épouse une Mme Léon, pour seconde  épouse une  Nelly V Mevs. Sa seule descendance connue semble être Simone Ovide. Lequel Jules Faine eût le bon goût de mourir en 1958. Soit 1 an après l'arrivée au pouvoir de son beau-fils.link

 

Parce que, je suppose, que cette famille de paysans, les Ovide, existait à Léogâne. Alors qu'à l'inverse; Duvalier François  n'avait aucun liens familiaux en Haïti, vu qu'il venait des Antilles françaises et que sa filiation reste encore un mystère total jusqu'à aujourd'hui. En Haïti, comme au temps de l'esclavage, les gens n'ont pas de généalogie

 

Guadeloupéen, Martiniquais, mère, père, tantes, oncles, cousins, cousines ? Koté moun yo ? Sur ce point les archives haïtienne, les historiens, les témoignages de ses admirateurs n'apportent rien de substantiel.

 

Ce qui se dit, c'est que la majorité des gens qui ont connu Duvalier François dans son enfance, ont été fait disparu. Le nom de Jules Faine, lui-même, alors que ce type a eu un parcours assez particulier, il écrit "en 1936 Philologie créole qui fut couronnée par l'Académie Française l'année suivante; enfin, en 1939, il publia Le créole dans l'univers", a pratiquement disparu.link

 

Comme dit Michel Rolph Trouillot, le cyclone Duvalier s'est abattu sur Haïti. Mais personne ne sait, aucun météorologue, pas même M. Prépetit, ingénieur préposé divino-devin,link et link  n'a été capable jusqu'à présent d'étudier son origine et sa formation.

 

Est-ce que, si Mme Célie Ovide avait porté l'uniforme, M. Jules Faine serait resté indifférent à ses charmes ?


Bon, ce serait là le meilleur  argument en faveur du port de l'uniforme, qui nous aurait épargné le coup de foudre entre ces deux-là; et le cyclone noir rouge sang qui s'en est suivi en 1957. Cyclone qui semble, s'étant mué en rose raket, vouloir en finir tèt kale, cette fois-ci, avec Haïti.


 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents