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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Suivant quelles modalités les denrées nationales vont rembourser la dette de Pétrocaribe ?

Publié par siel sur 19 Octobre 2013, 14:42pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES

Par Stephen Ralph Henri

P-au-P, 18 oct. 2013 [AlterPresse] --- La Plateforme nationale des productrices et producteurs de café d’Haïti (Pnpch) se dit inquiète que le gouvernement haïtien entende payer, à partir du mois de novembre 2013, la dette de Petrocaribe avec des denrées, tandis que la production agricole nationale se débat encore dans une impasse.

 

« C’est une bonne chose d’envisager de payer la dette, envers le Venezuela, par des denrées. Mais, on se demande comment est-ce qu’ils vont (pouvoir) commencer, en considérant l’état actuel de la production nationale », déclare Jean Marc Louizaire, secrétaire général de la Pnpch., au cours d’une conférence, le jeudi 17 octobre 2013, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

 

Dans les années 1970, le pays exportait 600 mille sacs de café. En 2013, l’exportation est de seulement six mille sacs, informe la Pnpch.

 

A partir du mois de novembre 2013, devrait commencer l’exportation des produits agricoles vers le Venezuela, a, tout de même, annoncé l’exécutif haïtien.

 

Les bananes, les haricots (noirs), le sirop de canne à sucre et le café sont parmi les denrées, privilégiées pour rembourser une dette pétrolière supérieure à un milliard de dollars américains (US $ 1.00 = 44.00 gourdes, 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui).

 

La Pnpch plaide pour une relance effective de la production des différentes filières de production nationale agricole, en particulier le café, et pour une implication des organisations de planteurs dans les décisions liées à l’agriculture.

 

En ce qui a trait au café, la Plateforme appelle l’exécutif à « déclarer le café, produit national stratégique ».

 

Une décision, qui pourrait aider à pallier 2 problèmes : le « reboisement des mornes », zones de prédilection pour la culture du café et « le remembrement de l’économie nationale », avec la création de nouveaux emplois.

 

Une autre demande de la Pnpch, c’est d’impliquer les associations productrices de café dans toutes les décisions relatives à la filière du café.

 

« Comment payer une dette à partir du café, tandis que les associations de producteurs de café ne sont pas impliquées dans les négociations ? », se demande la coordination de la Plateforme.

 

Ce sont 25 mille 853 productrices et producteurs de café, qui sont tenus en dehors de toutes les initiatives concernant cette filière.

 

Jusqu’à date (17 octobre 2013), le premier ministre haïtien Laurent Salvador Lamothe n’aurait pas répondu à une lettre, paraphée par 20 mille d’entre eux.

 

A travers cette correspondance, les productrices et producteurs de café en Haïti voudraient offrir, ouvertement, leur contribution à la relance de la filière café.

 

Ils demandent des études et recherches sur le potentiel des zones caféières, un financement adéquat des organisations caféières et une amélioration des infrastructures nécessaires au travail des productrices et producteurs, sans oublier une participation des institutions étatiques pour augmenter la qualité de la production caféière.

 

La plateforme a dévoilé sa position, lors d’un séminaire de 2 jours à Port-au-Prince, les mercredi 16 et jeudi 17 octobre 2013, autour du thème, « Kore òganizasyon plantè kafe yo, se kore pwodiksyon nasyonal la » (supporter les organisations de planteurs de café, c’est supporter la production nationale).

 

Ce séminaire d’octobre 2013 a été l’occasion de marquer les premiers 5 ans d’existence (17 oct 2008-17 oct 2013) de la plateforme nationale des productrices et producteurs de café d’Haïti. [srh kft rc apr 18/10/2013 13:55]

SOURCES :link

Commenter cet article

S
<br /> Le problème d'Haïti c'est la faiblesse de son activité agricole à l'instar des autres secteurs économques d'ailleurs. J'espère que le développement de la production se fera de façon balancée et<br /> les exportations ne pèseront pas sur les prix à la consommation. On voit que la plateforme appuie le concept, maintenant aux autorités de faire tout ça dans la concertation pour que ce soit un<br /> succès au final et non pas comme bien trop souvent dans le brouillon l'improvisation et l'incapapcité traditionnelle qui caractérisent les initiatives en Haïti. Les critiques du Programme<br /> Pétrocaibe laissent entendre que "cela augmente la dette du pays, que le pétrole il faut l payer etc..." comme si avec l'ancien système d'achat sur les marchés mondiaux le pétrole était gratuit,<br /> mais en plus il fallait payer cash à l'avance et au prix fort ! ! D'ou, d'ailleurs, à l'époque, les pénuries entrainant marché noir, le blocage de l'économie pour plusieurs jours, les<br /> grèves des transports accompagnées de caoutchouc brulé et de violences. Depuis l'application du programme c'est plus serein !<br />
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S
<br /> <br /> Suis d'accord. ( Pour une fois !)<br /> <br /> <br /> <br />

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